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Cet article fait partie du DOSSIER consacré au système nerveux.
Substance molle, graisseuse, qui remplit le canal médullaire et les alvéoles de la substance spongieuse des différents os, responsable de la production de tous les éléments figurés du sang. (On dit aussi moelle osseuse.) → Larousse Médical
Moelle épinière, partie du système nerveux central située dans la colonne vertébrale, jouant d'une part un rôle de centre nerveux responsable de certains réflexes, et d'autre part un rôle de conduction des messages entre les nerfs qui lui sont rattachés et l'encéphale. → Larousse Médical

La moelle osseuse se présente sous deux aspects principaux : la moelle rouge, riche en tissu hématopoïétique, et la moelle jaune, contenant surtout de la graisse.
Chez le jeune enfant, la moelle rouge occupe tout le squelette ; chez l'adulte, elle reste cantonnée aux os courts et plats et aux extrémités des os longs.
La moelle osseuse est le siège d'un processus de multiplication et de maturation cellulaire assurant la production permanente des éléments mûrs du sang à partir d'un petit contingent de cellules primitives, ou cellules souches. Elle peut être explorée par la ponction sternale.

La moelle épinière est logée à l'intérieur de la colonne vertébrale, qui la protège. En son centre se trouve un canal rempli de liquide, le canal de l'épendyme. Comme le cerveau, elle est entourée de trois membranes, les méninges : la pie-mère, la dure-mère, l'arachnoïde.
La moelle épinière est constituée de deux substances d'aspect différent : la substance grise, au centre, et la substance blanche, à l'extérieur. La substance grise est principalement formée de corps cellulaires de cellules nerveuses (neurones). La substance blanche est faite de faisceaux verticaux de fibres myélinisées (ces fibres sont des axones, prolongements de neurones, entourés d'une gaine de myéline) ; les uns sont ascendants, les autres descendants.
Si l'on observe une coupe transversale de moelle épinière, la disposition de la substance grise de part et d'autre du canal de l'épendyme est symétrique ; sa forme est généralement comparée à celle d'un papillon, ou d'un H (la lumière du canal occupant la barre horizontale du H, ou le corps du papillon). Chaque « aile » présente une corne ventrale (dirigée vers l'abdomen) et une corne dorsale (du côté du dos).
De chaque côté, chaque corne se prolonge en-dehors de la moelle par un faisceau de fibres appelé racine. La corne ventrale donne naissance à la racine antérieure, et la corne dorsale à la racine postérieure. La racine postérieure porte un renflement, le ganglion rachidien.
De chaque côté de la moelle, les racines se rassemblent deux par deux (une antérieure et une postérieure) pour former un nerf spinal, qui émerge de la colonne vertébrale. Les nerfs spinaux, au nombre de 31 paires réparties le long de la colonne, définissent des segments médullaires.
La moelle épinière a pour rôle le transport d'influx nerveux. Jouant un rôle central dans le système nerveux, elle est le point de départ de nombreuses fibres nerveuses qui innervent les différents organes du corps, et assure le relais entre ces organes et le cerveau.
Dans la substance blanche, les voies nerveuses ascendantes (faisceaux de Goll et de Burdach, faisceau spinothalamique, faisceaux spinocérébelleux dorsal et ventral) sont des voies sensitives : elles conduisent les informations relatives à la perception de l'environnement vers les centres supérieurs (tronc cérébral, cervelet, cerveau). Les voies nerveuses descendantes (voie pyramidale et voies extrapyramidales) sont des voies motrices : elles conduisent les influx moteurs provenant des centres supérieurs.
Dans la substance grise, la racine postérieure conduit l'influx nerveux depuis les organes périphériques jusqu'aux centres nerveux. La racine antérieure, ou ventrale, conduit l'influx nerveux des centres nerveux vers les organes périphériques et, en particulier, vers les muscles : c'est une racine motrice. À chaque racine correspondent des territoires déterminés d'innervation de la peau et des muscles, des articulations et des viscères. Une partie de la substance grise a un fonctionnement autonome : elle assure les réflexes (dans ce cas, les informations liées à la perception ne sont pas conduits au cerveau mais traitées par la moelle épinière, qui répond par une action réflexe).
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