Consulter aussi dans le dictionnaire : membrane
Enveloppe souple, sélectivement perméable, entourant un organe, une cellule ou un organite cellulaire. → Larousse Médical
BIOLOGIE
NEUROLOGIE

Outre la peau, les principales membranes animales sont les muqueuses limitantes des cavités digestive et génitale, l'épithélium pulmonaire, la paroi cellulaire, la membrane propre du noyau et des mitochondries. Les cellules végétales sont entourées, outre leur membrane plasmique, d'une paroi cellulosique. La membrane cellulaire joue un rôle essentiel en contrôlant l'entrée et la sortie des molécules de divers types.

Le microscope électronique a mis en évidence une structure en trois feuillets de chaque membrane cellulaire : les lipides en couche centrale et des protéines en couches interne et externe. Les membranes cellulaires règlent les échanges en eau, en espèces ioniques, en oxygène et en matière organique entre les milieux intra- et extracellulaires. De plus, elles interviennent par plusieurs processus dans les échanges intercellulaires : diffusion simple (par exemple pour l'eau et l'oxygène), diffusion facilitée au moyen de transporteurs, pour des substances qui diffuseraient peu spontanément (glucose et acides aminés), transport actif, qui permet de concentrer certains ions à l'intérieur de la cellule (potassium) et de maintenir le sodium à l'extérieur. Ces transports actifs sont à l'origine de l'existence d'un potentiel : toutes les cellules vivantes présentent un potentiel interne négatif de quelques dizaines de millivolts, par rapport à l'extérieur. Il est fixe dans la plupart des cellules, mais peut varier chez les cellules nerveuses et musculaires, dotées d'une membrane excitable : sous l'effet d'un stimulus électrique ou chimique, l'intensité des courants de membrane dus aux transports ioniques actifs peut varier ; on peut déclencher alors une forte dépolarisation : c'est le potentiel d'action.
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