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journal intime

Notes journalières sur des événements personnels, des émotions, des sentiments et des réflexions intimes.

Genre autobiographique, le journal intime exerce une prise directe sur l'instant : les notations s'effectuent au jour le jour – c'est pourquoi leurs auteurs sont appelés diaristes. Né à la fin du xviiie s., au moment de l'apparition de l'autobiographie, le journal intime n'est pas d'emblée considéré comme un genre littéraire à large diffusion, mais il fournit un éclairage précieux sur la vie d'écrivains déjà célèbres. Un grand nombre d'entre eux l'ont pratiqué, aussi bien en France (B. Constant, Stendhal, Vigny, J. Renard, A. Gide, J. Green, V. Larbaud, M. Leiris, J.-P. Sartre, G. Perec, etc.) qu'à l'étranger (G. D'Annunzio, V. Woolf, F. Kafka, A. N. Tolstoï, C. Pavese, entre autres). Seuls quelques rares écrivains se sont révélés par leur journal (H. F. Amiel).

S'il est apparemment décousu, puisqu'il a le plus souvent ni sujet ni titre distinctif, le journal intime revêt différentes formes : récit de voyage (Stendhal), chronique sur la vie littéraire (les Goncourt), traité de réflexions morales (C. Pavese), témoignage sur la vie clandestine d'une jeune juive pendant la Seconde Guerre mondiale (A. Frank).

Depuis A. Gide (les Faux-Monnayeurs, 1926), l'ambiguïté de la narration, qui oscille entre le vrai et l'imaginaire, fait déborder le cadre de l'analyse autobiographique sur le domaine de la fiction romanesque (le Livre de l'intranquillité de F. Pessoa, 1982). [→ autofiction.]