Expression latine signifiant suite des honneurs et désignant, à Rome, l'ordre dans lequel devait s'effectuer la carrière publique et les conditions exigées pour en recevoir les magistratures.
En 180 avant J.-C., le cursus honorum est codifié : 1° âge minimal pour entrer dans la carrière, 27 ans ;2° hiérarchie et succession des magistratures curules : questure, édilité curule (non obligatoire), préture et consulat. La censure, en dehors du cursus, n'est revêtue que par les anciens consuls ; 3° un intervalle légal de 2 ans doit séparer 2 magistratures successives. Le sénat contrôlait étroitement les carrières, mais les comices pouvaient prononcer des dérogations. À la fin du IIe s., avec Marius, les règles du cursus commencèrent à être transgressées systématiquement. Sulla repoussa l'éligibilité à la questure à 29 ans révolus, et à la préture à 40 ans ; on ne pouvait être consul avant 43 ans. Après la période des guerres civiles, Auguste réaménagea le cursus honorum : le premier échelon en était le vigintivirat, civil, à 17 ans, ou le tribunat militaire à 18, puis venaient la questure à 25 ans, l'édilité ou le tribunat à 27 ans, la préture à 30 ans, le consulat à 33 ans. Chaque magistrature accomplie permettait de remplir de hautes fonctions administratives. L'empereur introduisait qui il voulait, à l'échelon de son choix, dans l'échelle des magistratures. Pendant le Bas-Empire, le cursus honorum ne fut plus respecté et les magistratures furent des honneurs dont disposait le souverain.
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