En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Kadima

(« En avant »)

Formation politique israélienne centriste créée par Ariel Sharon en novembre 2005.

1. Une formation « sur mesure »

Placé dans une position difficile à l'intérieur de son propre parti, le Likoud, avec la mise en œuvre du retrait unilatéral de Gaza au cours de l'été 2005, le Premier ministre Ariel Sharon décide de fonder une nouvelle formation « sur mesure », au service d'un objectif central : établir des frontières permanentes avec les Palestiniens, de façon unilatérale si nécessaire, en renonçant aux zones arabes les plus peuplées de Cisjordanie tout en annexant les « grands blocs de colonies » à Israël.

Le nouveau parti obtient un succès immédiat dû pour une part non négligeable à la confiance qu'inspire A. Sharon, un homme de guerre, certes, mais qui a su opérer un tournant pragmatique. L'attaque cérébrale dont son chef est victime début janvier 2006, alors que des élections législatives anticipées se profilent, fait peser une hypothèque sur l'avenir du mouvement.

2. Un parti centriste

Pourtant, Kadima survit à son fondateur en obtenant vingt-neuf mandats en mars 2006, un résultat lié à son positionnement réussi comme un véritable parti centriste. Sans doute, le gros des forces provient-il du courant modéré du Likoud qui a suivi A. Sharon dans sa stratégie de rupture : Ehoud Olmert, désormais Premier ministre, Tzipi Livni, ministre des Affaires étrangères, ou Meir Sheetrit, ministre de l'Habitat. Mais Kadima séduit également des dissidents du parti travailliste (Shimon Peres, Haïm Ramon…) et des personnalités de la société civile. Enfin, il obtient l'indispensable caution sécuritaire grâce aux adhésions de Shaul Mofaz, ancien chef d'état-major, et d'Avi Dichter, ex-chef des services de sécurité intérieure (Shin Bet).

L'idée phare de Kadima – la séparation unilatérale – pâtit toutefois tant du semi-échec de la seconde guerre du Liban (été 2006) que de la prise du pouvoir du Hamas à Gaza (juin 2007), poussant E. Olmert à relancer les négociations diplomatiques avec le président palestinien Mahmud Abbas. Diverses affaires de corruption contraignent E. Olmert à annoncer en juillet sa démission du poste de Premier ministre poussant Kadima à se choisir un nouveau chef.

En septembre 2008, T. Livni, ministre des Affaires étrangères, est élue à la tête du parti, devançant de peu S. Mofaz. C'est aussi elle qui conduit la bataille des législavives en février 2009. Le résultat de Kadima est paradoxal : bien que demeurant le premier parti à la Knesset (avec 28 mandats), il n'est pas en mesure de constituer une majorité autour de lui et devient le principal parti d'opposition au nouveau gouvernement Netanyahou.

Dirigé par Shaul Mofaz, à compter de mars 2012, Kadima rejoint brièvement le gouvernement conduit par Benyamin Nétanyahou avant de le quitter autour de la question de l’enrôlement des Juifs ultra-orthodoxes dans l’armée. Aux élections législatives de janvier 2013, il ne parvient qu’à sauver deux sièges, l’électorat centriste ayant été capté par la nouvelle formation dirigée par Tzipi Livni, Ha-Tnouah (« Le mouvement », 6 mandats), mais surtout par le parti Yesh Atid (« Il y a un avenir », 19 députés). Victime de défections successives, le parti ne se présente pas aux élections anticipées de mars 2015 et disparaît de la Knesset.

Pour en savoir plus, voir l'article Israël : histoire.