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Likoud

(« Unité »)

Benyamin Netanyahou
Benyamin Netanyahou

Coalition politique israélienne regroupant plusieurs formations du centre et de la droite autour du parti Herout de Menahem Begin.

1. De Menahem Begin à Ariel Sharon

Constitué en 1973, le Likoud remporte les élections législatives de 1977 et de 1981, mais doit, alors qu'il est dirigé depuis 1983 par Yitzhak Shamir, partager le pouvoir de 1984 à 1990 avec le parti travailliste. Battu par ce dernier lors des élections législatives de juin 1992, il est dirigé à compter de mars 1993 par Benyamin Netanyahou. Bien que son parti ne soit arrivé qu'en seconde position aux élections à la Knesset en 1996, celui-ci est élu à la tête du gouvernement grâce au nouveau mode de scrutin (élection directe du Premier ministre au suffrage universel). Lors des élections générales anticipées de mai 1999, le Likoud essuie une défaite sévère face au parti travailliste, en perdant 13 sièges (plus du tiers de sa représentation) à la Knesset.

Désigné à titre intérimaire à la tête du parti, Ariel Sharon en devient président en septembre de la même année. Élu Premier ministre en 2001, il forme un gouvernement d'union nationale. Les élections législatives anticipées de janvier 2003 consacrent la très nette victoire du Likoud, qui obtient 38 sièges, soit près d'un tiers des sièges de la Knesset. Après la présentation du plan de désengagement unilatéral de Gaza en février 2004, et sa mise en œuvre au cours de l'été 2005, A. Sharon doit faire face à la fronde de nombreux militants et députés du Likoud.

2. La scission de Kadima

Pour gagner en indépendance, il décide de créer en novembre 2005 un nouveau parti, Kadima (« En avant »), composé de l'aile pragmatique du Likoud, de transfuges du parti travailliste et de membres de la société civile. Cette scission affaiblit considérablement le Likoud qui, désormais dirigé par B. Netanyahou, n'obtient que 12 sièges aux élections de mars 2006, alors que Kadima en obtient 29.

Premier parti d'opposition à la Knesset, le Likoud ne rejette pas les négociations avec l'Autorité nationale palestinienne (ANP), mais défend une position plus intransigeante sur les compromis territoriaux.

3. À la tête des coalitions de droite

Les nouvelles élections anticipées de 2009 lui permettent de regagner en audience : avec 27 mandats, il n'a qu'un siège de moins que Kadima. Son leader, B. Netanyahou, parvient, en s'appuyant sur la forte majorité de droite présente à la Knesset, à constituer autour du Likoud un gouvernement incluant les formations de droite (Shas, Israël Beitenou, « Foyer juif », Judaïsme unifié de la Torah) mais aussi le parti travailliste jusqu’à son retrait officiel du gouvernement en janvier 2011.

Espérant capitaliser sur une forte popularité, Benyamin Netanyahou convoque des élections anticipées en janvier 2013 mais l’alliance électorale forgée avec le parti russophone Israël Beitenou dirigé par l’ancien ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, n’a pas le succès escompté. Elle n’obtient que 31 mandats, alors qu’en 2009 les deux formations avaient gagné, en se présentant séparément, 42 sièges. Cette union électorale déplaît à deux groupes d’électeurs du Likoud : ceux de la droite libérale qui trouvent la liste unifiée trop ancrée dans un nationalisme militant ; ceux issus des milieux traditionnalistes qui n’apprécient pas l’image « laïcisante » du parti russophone. Du coup, le Likoud perd des voix au centre et sur sa droite, déperdition dont profitent respectivement la formation centriste Yesh Atid (« Il y a un avenir ») dirigé par le journaliste Yair Lapid (19 mandats) et le Foyer juif de Naftali Bennett (12 sièges). ). Il parvient toutefois à se redresser et vient en tête des nouvelles élections législatives anticipées de mars 2015, forgeant une coalition à la majorité très étroite, sans Israël Beitenou et avec la participation du nouveau parti centriste Koulanou. B. Netanyahou est ainsi reconduit dans ses fonctions.

Pour en savoir plus, voir l'article histoire d'Israël.