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La Scandinavie au Moyen Âge

Scandinavie

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Scandinavie

Région du nord de l'Europe, qui correspond le plus souvent à l'ensemble constitué par la Suède, la Norvège, le Danemark, la Finlande et l'Islande.

Les conditions naturelles rudes en raison de la latitude, les fonctions maritimes, la présence de la forêt, une faible densité de population, des régimes politiques libéraux sont autant de traits communs. Les paysages ont été marqués par les glaciers quaternaires, qui ont recouvert le bouclier ancien et la chaîne calédonienne des Scandes (Alpes scandinaves) ; les glaciers ont raboté les hauts plateaux, élargi les vallées et, en reculant, entraîné un relèvement du continent. Les argiles glaciaires, mêlées aux dépôts marins, fournissent des sols très favorables à l'agriculture. L'industrie, développée dès le XIXe s., utilise les ressources locales en bois, hydroélectricité et maintenant pétrole et gaz de la mer du Nord. Elle est localisée pour sa plus grande part dans les ports et les plus grandes agglomérations.

HISTOIRE

Dès la fin de la préhistoire, les peuples scandinaves se distinguent par l'origine commune des populations, aux structures sociales et aux mentalités religieuses originales. Sociétés paysannes, elles ne connaissent ni le servage ni la féodalité. Aux VIIIe-XIe s., les expéditions des Scandinaves en Europe (Vikings) les mettent en contact avec la culture occidentale et le christianisme, qu'ils introduisent dans leurs pays. Dès lors, les royaumes de Norvège, de Suède et de Danemark vont se différencier et se concurrencer. L'Union de Kalmar (1397-1520), réalisant l'union politique des trois royaumes sous l'égide du Danemark, aura une existence éphémère. La Scandinavie va vivre au rythme des luttes de la Suède et du Danemark, qui se disputent l'hégémonie pour la maîtrise de la Baltique.

   L'idée d'une unité de la Scandinavie prend corps au XIXe s. et se traduit, pendant la Première Guerre mondiale, par la communauté de la neutralité, que les trois États réussissent à maintenir. L'indépendance de la Finlande (1918) contribue à diriger le monde scandinave vers le nord-est. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Suède maintient sa politique de neutralité, tandis que le Danemark et la Norvège adhèrent à l'O.T.A.N. (1949) et que la Finlande signe avec l'U.R.S.S. le traité de Paris (1947).

   Cependant, les États scandinaves (avec l'Islande) participent à l'O.N.U., acceptent le plan Marshall (1947) et adhèrent au Conseil de l'Europe et à l'O.E.C.E. (à l'exception de la Finlande). En 1951, en vue de défendre leurs intérêts, ils créent le Conseil nordique, conseil interparlementaire auquel adhère la Finlande (octobre 1956). Un accord de coopération est signé à Helsinki en 1962 ; un conseil de ministres est institué en 1971. La majorité des pays scandinaves font aujourd'hui partie de l'Union européenne (le Danemark depuis 1973, la Finlande et la Suède depuis 1995).

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