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Finlande

en finnois Suomi

Nom officiel : République de Finlande

Carton de situation - Finlande
Drapeau de la Finlande
Drapeau de la Finlande

État d'Europe du Nord baigné au sud et à l'ouest par la mer Baltique, la Finlande est limitée au nord-ouest par la Suède, au nord par la Norvège et à l'est par la Russie.
La Finlande est membre de l'Union européenne (elle fait partie de la zone euro).

  • Superficie : 338 000 km2
  • Nombre d'habitants : 5 426 000 (estimation pour 2013)
  • Nom des habitants : Finlandais
  • Capitale : Helsinki
  • Langues : finnois et suédois
  • Monnaie : euro
  • Chef de l'État : Sauli Niinistö
  • Chef du gouvernement : Juha Sipilä
  • Nature de l'État : république à régime semi-présidentiel
  • Constitution :
    • Adoption : 11 juin 1999
    • Entrée en vigueur : 1er mars 2000
Pour en savoir plus : institutions de la Finlande

GÉOGRAPHIE

La Finlande est le pays le plus septentrional de l'Europe puisque le quart de son territoire se trouve au-delà du cercle polaire ; la rigueur des conditions physiques en fait une frange pionnière à la limite de l'écoumène entre la nature dominée et la nature sauvage. La Finlande est un vaste plateau de roches anciennes, parsemé de dépôts morainiques et troué de milliers de lacs. En dehors du Nord, domaine de la toundra, le pays est couvert par la forêt de conifères, dont l'exploitation (scieries, pâte à papier, papier) constitue une de ses principales ressources.

L'implantation humaine s'est surtout localisée dans la zone littorale et dans le sud-ouest du pays. Entre les golfes de Botnie et de Finlande, le débouché maritime est la mer Baltique, qui explique l'ancienneté et la permanence de l'influence suédoise.

Les cultures (orge, pomme de terre) et l'élevage (bovins pour le lait et le beurre) sont développés dans le Sud, au climat plus clément. L'électricité, en partie d'origine hydraulique et nucléaire, fournit de l'énergie aux industries métallurgiques, textiles et chimiques, activités rejointes récemment par des industries à forte valeur ajoutée (matériel de télécommunication, etc.). Mais l'économie, qui dépend largement des exportations, a été fortement affectée par la crise mondiale apparue en 2007-2008, puis par les turbulences dans la zone euro depuis 2010.

1. Le cadre naturel

Le soubassement est formé par les roches cristallines du bouclier scandinave, aplanies à maintes reprises et affectées par quelques mouvements de dislocation responsables des plus hauts sommets, situés à proximité de la chaîne des Scandes. Partout ailleurs, le relief de détail, ne dépassant guère 200 m d'altitude, est dû à l'énorme emprise des glaciers scandinaves, qui avaient, semble-t-il, leur maximum d'épaisseur (3 500 m) au nord du golfe de Botnie. Les bosses rocheuses ont été rabotées tandis que les dépôts morainiques s'accumulaient dans les creux ou le long des chenaux sous-glaciaires. Les ôs (harjus), alignements de dépôts fluvio-morainiques, forment des buttes de plusieurs dizaines de mètres qui s'allongent sur quelques centaines de kilomètres.

L'eau de fonte des glaciers a laissé un sol mal drainé, marécageux, parsemé de lacs peu profonds mais représentant 10 % de la surface du pays. L'insuffisance du drainage explique la médiocrité du réseau hydrogaphique, qui, de plus, est dissymétrique ; la pente générale de la Finlande intérieure et des lacs dirige les eaux plutôt vers le golfe de Finlande, ce qui est une orientation récente (moins de 2 000 ans), en liaison avec le relèvement isostatique du continent, plus accentué au niveau du golfe de Botnie. Ce soulèvement varie entre 0,3 et 1 m par siècle, si bien que la mer s'éloigne des ports et qu'en moyenne la Finlande gagne 1 000 km2 par siècle, véritables polders naturels en formation.

2. Un climat rigoureux

La latitude élevée confère un caractère subarctique au climat : température moyenne de janvier − 7 °C, juillet 17 °C. La brièveté de l'été implique une période végétative courte avec des possibilités de gel jusqu'en juin et à partir de la fin du mois d'août. Le maximum de précipitations a lieu pendant l'été, ce qui favorise la croissance des plantes, tandis que de novembre jusqu'à fin avril le manteau neigeux est continu, les lacs et les rivières sont gelés.

Ce climat subarctique n'est pas sans nuances car le pays s'étend sur 10° de latitude ; la moyenne des jours ayant une température égale ou supérieure à 5 °C est de 110 en Laponie, elle est de 130 dans le Centre et de 180 dans le Sud-Ouest ; les précipitations s'élèvent à 700 mm par an au sud, à 350 au nord. D'autre part, le caractère nordique du climat est altéré par les influences alternantes de l'océan et du continent eurasiatique, si bien que la Finlande peut aussi bien être balayée par le passage des perturbations océaniques qui progressent vers l'est en suivant la mer Baltique, qu'être sous l'influence de hautes pressions continentales dirigeant de l'air sec, froid l'hiver et chaud l'été.

3. La population

La Finlande est l'un des pays les moins peuplés d'Europe (15 habitants par km2). Inégalement répartie, la population se concentre pour les deux tiers dans le Sud, moins hostile, sur les côtes des golfes de Botnie et de Finlande. Elle est aux deux tiers urbaine, et les deux langues officielles sont le finnois (93 %) et le suédois (6 %). La minorité suédoise, en diminution, dispose d'un parti politique, d'écoles et d'institutions particulières. Le Grand Nord est habité par 6 500 Lapons, dont environ 2 500 sont sédentaires. La plupart vivent dans les régions bordant la Suède, la Norvège et la Russie. L'élevage du renne – qui constitue, pour 40 % des Lapons, la source de revenus la plus importante –, la pêche, la chasse, l'artisanat et le tourisme sont leurs principales ressources.

4. L'économie

L'État finlandais, comme ses voisins scandinaves, gère le secteur social à l'aide d'une fiscalité parfois assez lourde ; mais, contrairement aux pays scandinaves, l'orientation vers le libéralisme économique est moins nette, et l'État possède une part importante des moyens de production.

4.1. Agriculture, pêche, sylviculture

Le secteur primaire a plus de poids en Finlande que dans la plupart des pays d'Europe du Nord. L'agriculture y occupe une place restreinte, mais les productions céréalières, les produits d'élevage et la pêche permettent de couvrir 95 % de la consommation intérieure. Quant à la sylviculture, elle produit 22 % des biens industriels (bois, pâte à papier), dont 90 % sont exportés.

Les surfaces cultivées se concentrent dans les régions côtières fertiles et ne représentent que 8 % de la superficie totale du pays. La majorité des exploitations font moins de 20 hectares. L'élevage (porcs, moutons, bovins) constitue la principale activité agricole, si bien qu'une part importante des récoltes est destinée à l'alimentation du bétail. Les céréales et la betterave à sucre sont cultivées dans les grandes plaines du Sud-Ouest, les pommes, les concombres et les oignons poussent dans les îles Ahvenanmaa (ou Åland). Produits laitiers, œufs et viande – dont la viande fumée de renne, spécialité finlandaise – sont exportés (les produits fermiers représentent près de 2 % du total des exportations). Quant à la pêche, elle est importante pour la consommation nationale mais contribue peu au commerce extérieur.

L'entrée du pays dans l'Union européenne a contraint l'agriculture finlandaise à se plier – non sans difficultés – à la politique agricole commune, entraînant une chute des prix et des salaires. L'exploitation forestière, souvent associée à l'agriculture et plus lucrative, fournit aux exploitants agricoles un complément de revenus d'autant plus appréciable. La forêt finlandaise, qui couvre les deux tiers du pays, est à plus de 60 % propriété privée. Elle est à l'origine de l'industrialisation du pays et représente une importante richesse naturelle. La plupart des industries de transformation du bois, qui dominent le secteur manufacturier, sont concentrées autour des golfes de Botnie et de Finlande. La filière bois multiplie ses liens de coopération avec l'ingénierie, l'industrie chimique, la recherche et le développement. Un système de canaux – 6 600 km de voies navigables – assure un transport efficace et peu coûteux. La Finlande est le deuxième exportateur mondial de papier.

4.2. La faiblesse des ressources minières et la dépendance énergétique

La Finlande est grande consommatrice d'énergie, en raison de la rigueur de son climat et de l'importance de l'industrie du bois. Plus des trois quarts de l'énergie consommée sont importés (pétrole, charbon, gaz naturel, électricité). Jusqu'en 1991, l'URSS était le principal fournisseur du pays. La Finlande possède un vaste potentiel hydroélectrique, mais celui-ci est handicapé par la faible pente et l'englacement des rivières. La moitié de l'énergie hydraulique provient des barrages du Kemi, dans le Grand Nord, du bassin de l'Oulu, et du Vironkoski, dans le Sud-Ouest. L'énergie nucléaire, développée dans les années 1970 avec la construction de deux centrales près d'Helsinki, couvre le quart de la production totale d'électricité.

La Finlande est pauvre en ressources minières, et l'industrie extractive est récente. En 1990, elle représentait 1 % de la valeur de la production industrielle. Le zinc est le minerai le plus abondant, mais sa production reste trop modeste pour permettre au pays de se distinguer au niveau mondial. Le cuivre – surtout à Outokumpu et à Pyhäsalmi – vient en deuxième position. Des mines de fer ont été découvertes sous la mer, à proximité des côtes, au sud de Jussarö et des îles Ahvenanmaa. À Tornio, chrome et nickel sont extraits et transformés en acier allié.

4.3. L'industrie et les échanges

L'industrialisation de la Finlande a été tardive, mais très rapide. En incluant le secteur du bâtiment, l'industrie représente 29 % des emplois. Helsinki, Turku, Tampere et Oulu sont les principaux pôles de croissance. La majorité des activités est concentrée autour d'Helsinki, capitale et plus important centre intellectuel, industriel et commercial du pays. Les industries d'ingénierie y produisent des machines agricoles, des moteurs électriques et des bateaux. La ville abrite également des entreprises agroalimentaires, chimiques et des imprimeries. Tampere constitue le second pôle industriel et urbain, tandis qu'à Turku, grand port du Sud-Ouest, siège un tiers de l'ingénierie du pays et les principaux chantiers navals.

L'internationalisation de l'industrie remonte aux années 1980. La métallurgie et l'ingénierie représentent 42 % des exportations industrielles, contre 19 % en 1970, la chimie (fibres synthétiques, plastique, engrais, pharmacie, cosmétique) contribuant, quant à elle, à hauteur de 10 %. Ces différentes branches ont permis de réduire la trop grande dépendance du pays vis-à-vis de la sylviculture. Le ralentissement du commerce avec l'ex-URSS a surtout porté préjudice aux industries traditionnelles (textile, construction navale). Ces activités ont été rejointes récemment par des industries à forte valeur ajoutée (matériel de télécommunication, etc.).

La Finlande est fortement dépendante de la conjoncture internationale : les exportations représentent plus du quart du produit intérieur brut. Depuis son entrée dans l'Union européenne, la Finlande a accru ses échanges avec les autres pays membres (80 % des importations et des exportations). L'Allemagne est son principal partenaire commercial : elle absorbe 11 % de ses exportations et fournit 14,5 % de ses importations. Les relations commerciales avec les pays de l'ex-URSS, notamment la Russie et l'Estonie, ont été renouées.

5. Les divisions régionales

Une première division oppose la Finlande subarctique, marginale, sauvage, à la Finlande domestiquée ; la Carélie et la Laponie sont surtout des terres de légendes et d'aventures, malgré l'exploitation du bois et de l'hydroélectricité.

La Finlande intérieure du plateau et des lacs est le domaine de la forêt, qui occupe 80 % du territoire. Les villes sont des centres touristiques et commerciaux comme Kuopio ou des centres de l'industrie du bois comme Lahti et Jyväskylä. La région d'Imatra a profité des chutes pour installer une grande centrale hydroélectrique, fournissant l'énergie nécessaire pour traiter le cuivre d'Outokumpu.

L'Ostrobotnie est située à l'ouest de la grande ligne de partage des eaux (la Suomenselkä). La vie humaine se concentre dans les ports installés au débouché des rivières, dont les fonds de vallées correspondent à des lignes de villages. Ces ports expédiaient le goudron végétal extrait de la forêt ; ils ont maintenant diversifié leur production industrielle, mais restent handicapés par l'englacement hivernal. Oulu et Vaasa sont les principaux centres urbains de la côte, mais Kemi et Kokkola sont de grands centres industriels. L'Ostrobotnie a toujours été une terre de départ pour l'émigration temporaire vers la Suède ou la Laponie, définitive vers l'Amérique du Nord.

La Finlande « métropolitaine » est concentrée dans la plaine côtière du Sud-Ouest, recouverte par les argiles fertiles dues aux transgressions postglaciaires et limitée au nord par le bourrelet de moraine terminale (la Salpausselkä). L'été est chaud, les conditions sont donc favorables à l'agriculture intensive et mécanisée. C'est aussi à l'intérieur de ce périmètre que la densité de population est la plus forte, concentrée dans des agglomérations détenant une grosse puissance industrielle. Tampere, Turku, Helsinki, Pori et Rauma sont des ports ou cités marquant l'extension vers le nord de cette zone métropolitaine.

En avant de la Finlande s'étend toute une ceinture d'îles, d'îlots, d'écueils, due à la fracturation extrême de la pénéplaine fondamentale. Ces îles minuscules vivent de cultures maraîchères installées sur les alluvions récentes à la faveur du climat maritime plus doux, de la pêche et de l'élevage. Beaucoup de ces îles ne sont peuplées que par des moutons que l'on déplace par bateau d'île en île. Maarianhamina est la ville la plus importante de cette zone insulaire.

HISTOIRE

Voir l'article spécialisé histoire de la Finlande.