Élam
Pays ancien occupant le sud-ouest de l'Iran.
HISTOIRE
Le peuple élamite se manifesta pour la première fois avec la diffusion de l'art et de la culture de Suse au IVe millénaire ; de la Susiane aux montagnes du Fars actuel, où l'on a retrouvé l'autre grande cité élamite, Anshan, il occupait une aire d'au mois 350 000 km2. Sa principale source de richesse fut le commerce de l'Iran vers la Mésopotamie.
Depuis ses origines, le peuple élamite connaissait de ce fait l'influence de la basse Mésopotamie tout en conservant son originalité culturelle (langue, religion, écriture). C'est aux xiiie et xiie s. avant J.-C. que se situe l'apogée de l'Élam. Une ville nouvelle (aujourd'hui Tchoga Zanbil) avec une ziggourat fut édifiée au xiiie s. Shoutrouk-Nahhounte Ier porta un coup fatal aux Kassites en prenant Babylone en 1153 avant J.-C. Mais cette puissance s'effondra sous les coups de Nabuchodonosor Ier (vers 1115-1110 avant J.-C.). Après l'installation des peuples iraniens, l'Élam retrouva un moment de puissance politique à la fin du viiie s. Finalement, Assurbanipal détruisit Suse (vers 646 avant J.-C.) et annexa son territoire. Les Élamites furent incorporés à l'empire mède (612), puis perse. Darios Ier (522-486), fit de Suse la capitale de l'empire achéménide et conserva l'usage de la langue élamite.
BEAUX-ARTS
À la haute époque, l'art élamite a produit une très belle céramique. La sculpture fait un large emploi du métal (or, argent, cuivre, bronze surtout). De l'époque de son apogée (vers 1250 avant J.-C.), citons la statue de la reine Napir-asou (Louvre), en bronze, ou les bas-reliefs, en bronze également, du roi Shilhak-In-Shoushinak. Les fouilles françaises en Iran ont remis au jour, à Tchoga Zanbil, près de Suse, une ziggourat extraordinairement conservée.