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évolution

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Buffon
Buffon

Résumé du dossier

Jusqu’au xixe siècle, la conception dominante en biologie est celle d’une création originelle des espèces conforme au mythe biblique. Les premières bases évolutionnistes sont posées à la fin du xviiie par Buffon. Au début du xixe siècle, Jean-Baptiste Lamarck élabore une première théorie de l’évolution fondée sur l’hérédité des caractères acquis, mais c’est Charles Darwin qui apporte une contribution fondamentale à la compréhension des mécanismes évolutifs avec son ouvrage de De l’origine des espèces... Il y explique l’évolution par le jeu de la sélection naturelle opérant sur les variations dues au hasard. Pour lui, les variations sont de faible ampleur et leur accumulation progressive est responsable de l’évolution. Cinquante ans plus tard, Hugo de Vries avance une conception nouvelle (mutationnisme) de l’évolution, dans le cadre de laquelle la sélection se ferait par saut brusque. La découverte des lois de Gregor Mendel sur l’hérédité a permis de reformuler la théorie de Darwin (néodarwinisme) en donnant une explication quant à l’apparition et à la transmission héréditaires des variations spontanées observées dans les populations naturelles. De même, à la fin du xxe siècle, s’élabore une théorie (néomutationnisme) qui, sans contredire le darwinisme, tend à réduire l’importance de la sélection naturelle. Dans la théorie de Kimura Motoo, dite « neutraliste », les mutations génétiques s’avèrent neutres vis-à-vis d’elle. C’est en se maintenant aux cours des générations que celles-là constituent un facteur d’évolution. Cent cinquante ans après Darwin, les thèses qui s’opposèrent à lui (créationnisme) ont encore des partisans, qui agissent en groupes de pression.

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biodiversité

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Cocci
Cocci

Résumé du dossier

Le processus d’évolution produit en permanence, à l’échelle des temps géologiques, de nouvelles espèces. Parallèlement, d’autres s’éteignent. L’extinction est un phénomène normal de l’histoire des espèces. Néanmoins, l’histoire de la Terre est marquée de vagues d’extinctions massives, dont les causes sont parfois discutées, comme celle des dinosaures et de quelque 60 à 75 % des espèces animales et végétales, il y a 65 millions d’années. De nos jours, le rythme de disparition des espèces s’accélère. L’Union mondiale pour la nature (UICN) dénombre quelque 15 000 espèces menacées, encore ne prend-elle en compte que les 1,7 million d’espèces connues sur un total estimé à 14 millions. La destruction des habitats par les activités humaines (agriculture, urbanisation, activités industrielles, etc.) en est la première cause. L’introduction d’espèces exogènes dans les écosystèmes provoque des déséquilibres écologiques. En outre, les pollutions affectent les chaînes alimentaires, et le réchauffement climatique menace de nombreuses espèces dans l’incapacité de s’adapter. Dû à l’action d’une espèce (la nôtre) sur les autres, l’effondrement de la biodiversité est condamnable, ne serait-ce que d’un point de vue éthique, mais il est aussi grave du point de vue de ses conséquences pour les hommes eux-mêmes, qui risquent à terme de se priver des matières premières, aliments et médicaments que lui fournissent les autres espèces. Les mesures de sauvegarde de la nature sont donc indispensables à mettre en place.

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féodalité

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Adoubement d'un chevalier
Adoubement d'un chevalier

Résumé du dossier

Apparue en Europe occidentale à la fin de l’époque mérovingienne, la féodalité s’épanouit au xie siècle quand se désagrège l’Empire carolingien. On voit ainsi se développer des liens dits « vassaliques » unissant deux personnes : le seigneur et son vassal, le dernier se plaçant sous la protection du premier. En plus d’une protection, le seigneur lui assure nourriture et logement et lui concède un « bénéfice », plus tard appelé « fief », qui consiste souvent en une terre. En échange, le vassal fournit divers services (conseil, aide financière et militaire). Les Carolingiens avaient mis en place une vassalité assurée par une pyramide de serments qui leur garantissait la fidélité de leur plus lointains sujets. Quand se morcelle le pouvoir monarchique, le château devient le centre unique de la seigneurie, qui absorbe tous les pouvoirs (économique, judiciaire, politique et militaire) sur son domaine où il soumet la population à une série de redevances en travail et en argent (servage). Les possesseurs d’un fief forment la chevalerie, à laquelle l’Église impose une discipline, à la base de l’esprit chevaleresque. Le système féodal s’étend progressivement à toute l’Europe à des degrés divers et même jusqu’au Moyen Orient à l’époque des croisades et des États latins du Levant. Il commence à décliner au xiiie siècle, époque où l’évolution économique appauvrit la petite chevalerie et où se restaure le pouvoir monarchique. Néanmoins, en France, sous l’Ancien Régime, certains droits féodaux exercés par les nobles sur les paysans perdureront jusqu’à la Révolution.

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informatique

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micro-ordinateur
micro-ordinateur

Résumé du dossier

Science du traitement automatique et rationnel de l’information, l’informatique nécessite de capter les informations par des organes d’entrée (par exemple, le clavier), de les transmettre par des lignes de transmission, de les stocker dans des mémoires, de les traiter dans des composants dédiés (par exemple, le processeur d'un ordinateur) grâce à un logiciel et enfin de les restituer à l'utilisateur par des organes de sortie (par exemple, l’écran). L’architecture du système informatique est adaptée au problème à résoudre, au système d’information à traiter. Le traitement de l’information proprement dit est l’unité centrale du système informatique. Le prodigieux développement de l’informatique tient aux progrès permanents de la performance des circuits électroniques, qui sont à la base des processus de traitement. Ceci a permis la diffusion de micro-ordinateurs, dont les performances ne cessent de croître. Un autre aspect de l’évolution des systèmes informatiques est le développement des logiciels : programmes pour la résolution de problèmes soumis, bibliothèques de programmes modulaires permettant de créer rapidement un logiciel complexe adapté à un problème. L’informatique pénètre tous les domaines de la vie professionnelle, sociale ou individuelle. Dans les bureaux ou à domicile, les micro-ordinateurs sont omniprésents, liés aux logiciels de gestion de bases de données, de traitement de texte, de gestion de projet, etc., et à l’utilisation de réseaux.

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eau

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Assainissement de l'eau
Assainissement de l'eau

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Liquide incolore, inodore, sans saveur, transparent sous faible épaisseur mais prenant une couleur vert bleu sous grande épaisseur, l’eau est une combinaison d’hydrogène et d’oxygène (H2O) et présente des particularités physiques : elle est plus dense que la glace (les icebergs flottent et le gel fait éclater les pierres humides, « il gèle à pierre fendre »). L’eau dissout de nombreuses substances solides et change aisément d’état : à la pression atmosphérique normale, elle gèle à 0° C et bout à 100° C en produisant de la vapeur. L’eau est le milieu de vie de nombreuses espèces animales et végétales. Elle constitue l’élément principal de toutes les cellules en état de vie active. L’eau est sur la Terre l’élément le plus répandu. Sa plus grande partie est salée ou contenue dans les calottes glaciaires. L’eau douce utilisable (2,3 % du total environ) se trouve dans les lacs et les marais, l’atmosphère et dans les cours d’eau. Les précipitations annuelles dépassent 500 000 km3, dont 20 % environ sur les continents. L’eau, dont la consommation ne cesse de croître, est sous la menace de nombreuses sources de pollution : les engrais (nitrates et phosphates notamment) épandus sur les sols se retrouvent dans les nappes phréatiques et sont parfois drainés en surface, polluant les cours d’eau qui se déversent dans les lacs et les mers. À ces engrais s’ajoutent les pesticides, les rejets industriels et les hydrocarbures. Ces phénomènes de pollution induisent fréquemment des déséquilibres écologiques (eutrophisation ou dystrophisation), qui, à terme, provoquent une raréfaction de l’oxygène aquatique, entraînant la mort des espèces vivantes aquatiques.

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information

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Écran plat
Écran plat

Résumé du dossier

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 définit dans son préambule un droit à l’information : « la libre circulation des pensées et des opinions » est un des droits les plus précieux ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. La liberté d’expression et le droit de recevoir des informations pluralistes sont des conditions essentielles qui définissent les États démocratiques. Ceux-ci précisent des conditions où cette liberté peut être encadrée si la sureté de l’État (secret défense)ou celle des citoyens (secret professionnel, secret de l’instruction, protection des mineurs) est en cause. En France, la législation garantit l’indépendance de la presse, le pluralisme des opinions et instaure un droit de réponse pour un citoyen qui s’estime diffamé par un média. L’information est la relation d’un événement ou d’un fait. Celui-ci peut être transmis par des témoins à un journal ou à une agence de presse. Le rôle des journalistes est de servir de relais entre ce fait et le public. Même si ceux-ci prennent toutes les précautions pour être objectifs, ils donnent un point de vue personnel ou celui d’une rédaction, qu’il incombe au lecteur de recevoir comme tel. Dans de nombreux pays, les journalistes doivent faire face à une censure ou à une répression exercées par le pouvoir politique, qui empêche l’exercice de ce que l’on appelle « le quatrième pouvoir ». En outre, par leur profession, les journalistes sont souvent exposés dans le cadre de reportage dans des zones de conflits ou sujettes à des troubles divers ou dans des conditions extrêmes.