soie

(latin seta)

Robe de soie
Robe de soie

Fil souple et résistant produit par la larve de divers papillons, en particulier du bombyx du mûrier, et qui lui sert à tisser sa coque nymphale, ou cocon ; étoffe faite avec ce fil.

GÉOGRAPHIE

La production mondiale dépasse 90 000 tonnes, assurée pour les deux tiers par la Chine (50 000 t). Loin derrière viennent l'Inde (15 000 t), puis le Japon et la Corée du Nord (3 000 à 4 000 t chacun) et le Brésil (2 000 t). En Europe, la production n'a cessé de diminuer depuis la fin du xixe s. L'industrie de la soie est concentrée aujourd'hui à proximité des régions de production.

TEXTILES

La soie est sécrétée par le bombyx sous forme de deux filaments enrobés dans une colle, ou grès, et forme un cocon. Le dévidage des cocons s'effectue après ramollissement du grès dans l'eau bouillante. Le fil ainsi obtenu constitue la soie grège, que le moulinage permet de régulariser, de purger et de tordre. L'opération de décreusage, en eau savonneuse à 90 °C, donne de la soie cuite, mi-cuite, ou souple, selon l'intensité du traitement. Les cocons d'autres vers vivant à l'état sauvage donnent une soie sauvage (tussah), plus grossière.

ZOOLOGIE

Issue de glandes dites séricigènes, salivaires (chenilles) ou abdominales (araignées), la soie est rejetée à travers d'étroits orifices (filières), puis durcit rapidement à l'air. Les chenilles s'en font un fil de suspension, une bourse collective ou un cocon nymphal, les araignées une toile piège ou un cocon protecteur pour les œufs.

Robe de soie
Robe de soie
Sécrétion du cocon par des vers à soie
Sécrétion du cocon par des vers à soie
Tissu de soie
Tissu de soie
  • 4000/2000 avant J.-C. Culture de Yangshao (Chine), caractérisée par sa poterie rouge ornée de motifs géométriques spiralés ; agriculture cyclique (culture du millet) ; le chanvre et le ver à soie sont connus ; élevage (porc, chien), chasse, pêche.
  • vers 553-554 Importation des premiers vers à soie dans l'Empire byzantin.