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Alger

Alger

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Alger
en arabe al-Djazā'ir ou El-Djazaïr

Capitale de l'Algérie et chef-lieu de wilaya (786 km2).

Population pour l'agglomération : 3 354 000 hab. (estimation pour 2007)

Sur la Méditerranée, adossée aux hauteurs du Sahel, Alger est située à mi-chemin des frontières marocaine et tunisienne. Il s'agit de la ville la plus importante du pays, par le nombre de ses habitants, par ses activités tertiaires de capitale, par les industries de son agglomération, par son rôle historique dans la formation de l'État algérien. Alger combine les activités multiples d'une grande capitale : politique (ministères, ambassades, administrations), intellectuelle (université, grandes écoles, journaux), financière (sièges des grandes sociétés d'État, des banques). C'est la plaque tournante des transports : port maritime (aujourd'hui très encombré) ; centre routier et ferroviaire ; aéroport international de Dar el-Beida. Des industries différenciées sont développées depuis la fin de la période coloniale dans l'agglomération : raffinage du pétrole, métallurgie de transformation, automobile, agro-alimentaire, bâtiment… La population ne cesse d'augmenter dans la ville et dans l'agglomération, s'installant souvent dans des conditions très médiocres (entassement dans les anciens quartiers [bidonvilles jadis, habitat précaire maintenant]) : elle aurait triplé (malgré le départ des 200 000 Européens) depuis 1962. Aussi se posent de multiples problèmes sociaux, de logement, d'hygiène, d'alimentation en eau, de délinquance, de circulation. Ville très contrastée, le Grand Alger s'adosse aux hauteurs du Sahel et fait face à une vaste baie qui s'allonge jusqu'au cap Matifou. Il juxtapose les anciens quartiers de la ville précoloniale (la Casbah), les anciens quartiers européens du centre ou des proches extensions (Bab el-Oued, Belcourt), les beaux quartiers des hauteurs dominant la baie, et, vers l'E., les extensions industrielles et les banlieues ouvrières d'Hussein Dey, El-Harrach, Rouiba.

HISTOIRE

Petite ville musulmane à partir du Xe s., Alger, menacée par les Espagnols, fait appel au corsaire Barberousse, qui, se plaçant sous la protection du sultan ottoman en 1518, en fait la capitale d'un État algérien relativement autonome. Prospère grâce à la course en Méditerranée, que combattent Charles Quint et Louis XIV, la ville est occupée par les Français en 1830, mais elle ne prend son essor qu'après 1880. Les Alliés y débarquent le 7 novembre 1942 et de Gaulle y crée, en 1943, le Comité français de libération nationale (C.F.L.N.), dit « comité d'Alger ». La ville, pendant la « guerre d'Algérie » (novembre 1954-juillet 1962), est l'un des principaux foyers de la lutte menée par le Front de libération nationale algérien (F.L.N.). Elle est aussi le point central des affrontements provoqués par la politique de négociations du général de Gaulle.

BEAUX-ARTS

La ville « arabe » date essentiellement de la période turque. Seule la Grande Mosquée (XIe s.) est antérieure. La mosquée de la Pêcherie (1660) rappelle les basiliques de Constantinople. Les demeures traditionnelles sont pleines de charme avec leur patio central et leurs décors de faïence. Dans la ville moderne, cathédrale du Sacré-Cœur par Herbé, Le Couteur et Sarger (vers 1960). Principaux musées : de Préhistoire et d'Ethnographie (villa du Bardo), des Antiquités classiques et musulmanes, des Beaux-Arts.

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