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John Rowlands, devenu sir Henry Morton Stanley

John Rowlands Stanley
John Rowlands Stanley

Journaliste et voyageur britannique (Denbigh, pays de Galles, 1841-Londres 1904).

Né dans un milieu très modeste, mousse à bord d'un navire, il est adopté par un commerçant de La Nouvelle-Orléans qui lui donne son nom. Il prend part à la guerre de Sécession dans l'armée confédérée, puis accompagne comme journaliste la colonne de sir Robert Napier en Éthiopie (1868). Chargé (octobre 1869) par le directeur du New York Herald Tribune de retrouver Livingstone en Afrique centrale, Stanley gagne Zanzibar (janvier 1871), d'où il pénètre dans l'intérieur ; il rencontre Livingstone à Ujiji sur la rive est du lac Tanganyika le 3 novembre 1871.

De retour en Europe, il suit comme correspondant du même journal la guerre des Achantis et assiste à la prise de Koumassi (1873). Après les funérailles de Livingstone à Westminster, il repart en Afrique orientale pour continuer l'œuvre d'exploration de ce dernier. Patronné par le New York Herald Tribune et le → Daily Telegraph, il va de Zanzibar (12 novembre 1874) à Boma (9-11 août 1877), explorant le lac Victoria et l'Ouganda, découvrant le Ruwenzori et le lac Albert, visitant le Tanganyika, et naviguant sur le Congo jusqu'à l'embouchure.

Irrité par le peu d'intérêt porté par la Grande-Bretagne à l'Afrique centrale, il entre, un peu plus tard, au service de l'Association internationale africaine (AIA), fondée par le roi des Belges, Léopold II ; à la tête d'une forte expédition, il remonte le Congo (1879-1884) jusqu'au Stanley Pool, découvre le lac Léopold II, et conclut avec les chefs des populations riveraines du fleuve des traités assurant à l'AIA la possession de la rive gauche, créant l'État indépendant du Congo (1885). En 1887, il repart des bords de l'Atlantique pour secourir Emin Paşa, que la conquête du Soudan égyptien par les mahdistes isolait du reste du monde, dans la province de Wadelei. Il le ramène à Bagamoyo (décembre 1889). Stanley se fixe alors en Angleterre, où il est élu membre de la Chambre des communes. Stanley a signé de nombreux récits de ses voyages. Son autobiographie a été publiée par sa femme en 1909.

Pour en savoir plus, voir les articles colonisation, empire colonial britannique.