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Philippe III le Bon

Philippe III le Bon

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Philippe III le Bon

(Dijon 1396-Bruges 1467), duc de Bourgogne (1419-1467).

Fils aîné de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière, il succède en septembre 1419 à son père assassiné à Montereau. Pour venger ce meurtre, il s'allie aux Anglais, participe au traité de Troyes (1420) qui déshérite le Dauphin et, à la mort de Charles VI (1422), reconnaît Henri VI comme roi de France. Mais il pense surtout à s'agrandir, et il y parvient largement par des dotations et cessions (Boulonnais, Picardie, Hainaut, Zélande, Frise, Luxembourg) qui font de lui le « grand-duc du Ponant », possesseur de pays éparpillés. Le traité d'Arras (septembre 1435) le réconcilie avec Charles VII et le délie de tout lien de vassalité envers le roi de France. Mais l'empereur reste son suzerain théorique pour ses territoires orientaux et lui refuse le titre de Lotharingie. Bien servi par des légistes, comme Nicolas Rolin, chancelier de 1422 à 1462, le duc dispose d'institutions développées : un Grand Conseil, quatre Chambres des comptes. Mécène fastueux, il protège les grands artistes flamands (Van Eyck, Van der Weyden, Memling). Il fonde l'ordre de la Toison d'or (1429). Dans les dernières années, il est hanté par l'idée de croisade contre les Turcs à laquelle il s'était engagé au banquet du Faisan, en 1454. Ses rapports avec Charles VII s'altèrent. Il donne asile au Dauphin (1456) qui, devenu le roi Louis XI (1461), le paie d'ingratitude. Vers la fin de sa vie, il laisse son fils Charles le Téméraire gouverner à sa place.