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Ahmed Ouyahia

Homme politique algérien (Bouadnane, wilaya de Tizi Ouzou, 1952).

D'origine kabyle, il embrasse de 1975 à 1993 une carrière diplomatique au cours de laquelle il sert dans les représentations algériennes en Côte d'Ivoire (1981-1984) puis de 1984 à 1989 aux Nations unies, où il acquiert une connaissance approfondie des dossiers sensibles, notamment celui du Sahara occidental. Directeur général du département Afrique (1990-1991), ambassadeur auprès du Mali (1992-1993), il est chargé de négocier la paix dans le conflit entre le gouvernement malien et le mouvement Touareg, Azawad, et parvient à arracher le « pacte national » de Bamako en 1992. Nommé, en 1993, secrétaire d'État à la Coopération et aux Affaires maghrébines, il devient directeur de cabinet du général Liamine Zeroual (1994-1995), qui, ayant décidé de se porter candidat à l'élection présidentielle de 1995, le choisit comme directeur de campagne, puis, après son élection, comme chef de son gouvernement. De 1996-1998, A. Ouyahia met en œuvre une politique d'austérité (lutte contre la corruption, ponction des salaires) qui le rend rapidement impopulaire. Membre du Rassemblement national démocratique (R.N.D.) peu après sa création en 1997, il en est élu secrétaire général en 1999 (sera réélu en 2003 et en 2008), mais connaît le goût amer de la défaite lorsque ce dernier est largement devancé par le Front de libération national (F.L.N.) d'Ali Benflis aux élections législatives de mai 2002. Ministre d'État et ministre de la Justice du premier gouvernement de A. Benflis (1998-2002) puis ministre d'État, représentant personnel du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, de mai 2002 à juin 2003, il intervient dans le processus de règlement du conflit armé entre l'Éthiopie et l'Érythrée, jusqu'à la conclusion de l'accord de cessation des hostilités, signé à Alger en 2000. À nouveau Premier ministre (2003-2006), il réussit à dénouer la crise kabyle et soutient – bien qu'il se soit prononcé en faveur de l'« éradication » du Front islamique du salut (F.I.S.) en 1992 – la charte présidentielle « pour la paix et la réconciliation » en 2005. Il est à nouveau à la tête du gouvernement depuis juin 2008.