Jean-Claude Killy
Skieur français (Saint-Cloud 1943).
Originaire de l'Île-de-France, il a suivi sa famille à l'âge de trois ans à Val-d'Isère, où son père, un ancien pilote de chasse de la Royal Air Force, tenait un hôtel. Révélé au plus haut niveau dès 1964 par sa victoire dans la prestigieuse épreuve du slalom géant du Kandahar, il donne à ses supporters de grands espoirs pour les jeux Olympiques d'Innsbruck, qui ont lieu cette année-là, en affichant son talent dans toutes les disciplines du ski alpin (descente, slalom, géant). Il rate cependant son premier rendez-vous olympique, en rentrant bredouille. Deux plus tard, il prend une part active à la razzia tricolore des Championnats du monde de Portillo, au Chili (où l'équipe de France remporte 16 des 24 médailles mises en jeu) : pour sa part, il décroche les titres de la descente et du combiné. En 1966 toujours, il remporte une deuxième fois le Kandahar. En 1967, il remporte la première Coupe du monde de ski alpin, ainsi que le slalom et la descente du Lauberhorn (à Wengen) et du Hahnenkamm (à Kitzbühel) et le Kandahar. Cette année-là, il remporte les cinq descentes et quatre slaloms géants.
Aux jeux Olympiques de Grenoble, en 1968, il réalise le « Grand Chelem olympique » en remportant la descente et les slaloms spécial et géant : ce faisant, il égale le triplé qu'avait réalisé douze ans auparavant, l'Autrichien Toni Sailer. Il est aussi, à Grenoble, champion du monde du combiné. Cette même année, il remporte la deuxième Coupe du monde de ski alpin.
Il commence ensuite une carrière de manager et de dirigeant sportif : il a notamment présidé le comité d'organisation des jeux Olympiques d'Albertville (avec Michel Barnier), puis a pris la direction de la Société du Tour de France. Il est maintenant membre du comité directeur du Comité international olympique (C.I.O.), où il a notamment été chargé de la coordination des jeux Olympiques de Turin (2006), avant d'être nommé coordinateur des jeux Olympiques de Sotchi (2014). [→ ski.]