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Hokusai Katsushika

Hokusai Katsushika, le Chantier
Hokusai Katsushika, le Chantier

Peintre, dessinateur et graveur japonais (Edo [auj. Tokyo] 1760-Edo [auj. Tokyo] 1849).

Hokusai est né à Edo, dans un quartier de salines et de jardins maraîchers. En contact, dès sa jeunesse, avec un monde presque campagnard, il gardera toute sa vie des goûts modestes, un amour des petites gens et de la simplicité de leurs mœurs.

Après avoir exercé plusieurs métiers, il entre à dix-huit ans dans l'atelier de Katsukawa Shunsho, un des maîtres les plus réputés de son époque ; il y réalise des estampes élégantes et raffinées sur les sujets courants de l'ukiyo-e. En 1794, un désaccord avec un collègue l'oblige à quitter l'atelier. Sa grande curiosité le pousse alors à étudier, seul, les techniques traditionnelles des écoles Kano et Tosa, le style de Sotatsu et de Korin, l'esthétique chinoise et les principes de la peinture occidentale

Ses premiers succès sont assez tardifs (fin du xviiie s.-début du xixe s.) et lui viennent d'illustrations de livres : ouvrages populaires à la couverture jaune (les kibyoshi), romans ou poèmes humoristiques. En même temps, il compose de merveilleux surimonos (estampe de vœux, de faire-part...) et prend, entres-autres surnoms, celui de « Fou de dessin ».

Au Japon, la fin du xviiie siècle marque l'apogée de l'estampe spécialisée dans les portraits d'acteurs et de jolies femmes. Grâce à Hokusai Katsushika, cet art connaît une implusion nouvelle et un essor magnifique dans la représentation de paysages et de scènes de la vie populaire.

Il laisse une œuvre monumentale, d'une remarquable diversité, composée de plusieurs milliers de pièces. On lui connaît au moins trente signatures marquant chacune un style nouveau, telle celle où il s'intitule « le fou de dessin ». Sa rencontre avec les gravures hollandaises est capitale ; il y découvre la perspective occidentale et adopte dès lors une perspective surbaissée et un point de fuite unique. Véritable encyclopédie en images, son Hokusai Manga (Dessins foisonnants) [13 volumes publiés entre 1814 et 1848 et 2 volumes posthumes] présente la vie quotidienne de tout un peuple, tracée avec sûreté et humour. Grâce à lui, l'estampe de paysage connaît un remarquable essor : citons les Vues étonnantes des ponts à travers toutes les provinces (1803), les Trente-Six Vues du mont Fuji (1831-1833), le Circuit des cascades de toutes les provinces (1833) et, surtout, les grandioses Cent Vues du mont Fuji (1834), chefs-d'œuvre de dessin, de composition et d'impression. Il a réalisé d'innombrables études de fleurs, d'animaux et de personnages. Présentées à l'Exposition universelle de Londres (1862) et à celle de Paris (1867), ses estampes ont fait sensation. C'est à Hokusai que bien des artistes français doivent la révélation de l'art japonais : Félix Bracquemond semble le connaître dès 1856 et possède un album de la Manga ;Edgar Degas collectionne ses estampes ; Hokusai inspire aussi Paul Gauguin, Vincent Van Gogh et Henri de Toulouse-Lautrec.