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Édouard Herriot

Édouard Herriot
Édouard Herriot

Homme politique français (Troyes 1872-Saint-Genis-Laval, Rhône, 1957).

Élève de l'École normale supérieure, agrégé des lettres (1893), puis docteur ès lettres (1904) avec une thèse sur Madame Récamier et ses amis, il est élu en 1905 maire de Lyon et garde cette charge jusqu'à sa mort, accomplissant une œuvre municipale considérable. Sa grande popularité, sa puissante éloquence, sa culture encyclopédique vont faire de lui un des personnages marquants de la IIIe République.

Sénateur (1912-1919), puis député radical du Rhône (1919-1940), il est ministre des Travaux publics, des Transports et du Ravitaillement en 1916-1917.

Chef du parti radical, qu'il préside de 1919 à 1926, de 1931 à 1936 et de 1945 à 1957, il en fait le pivot de la vie politique entre les deux guerres mondiales. En 1924, le Cartel des gauches, dont il est le principal artisan, triomphe aux élections législatives. Gaston Doumergue lui confie alors le gouvernement (juin 1924-avril 1925). Herriot, qui a aussi le portefeuille des Affaires étrangères, propose à la Société des Nations (SDN) un plan d'arbitrage, de sécurité et de désarmement, qui ne reçoit pas d'application. L'évacuation de la Ruhr et la reconnaissance de l'URSS, en 1924, sont les deux faits marquants de son ministère.

À l'intérieur, il se heurte au « mur d'argent », qui ne lui permet pas de réaliser ses réformes financières et qui provoque sa chute. Son deuxième ministère (juilllet 1926) n'obtient pas la majorité à la Chambre, mais son successeur, Raymond Poincaré, lui confie le portefeuille de l'Instruction publique et des Beaux-Arts (1926-1928) ; Herriot lutte alors en faveur de la démocratisation de l'enseignement secondaire (gratuité, école unique).

Les élections de 1932 le ramènent à la présidence du Conseil pour quelques mois (juin-décembre). Ministre d'État dans les gouvernements Doumergue (févr. 1934), Flandin (novembre 1934), Bouisson et Laval (juin 1935-janvier 1936), Herriot apporte l'adhésion – momentanée – des radicaux au Front populaire (1936).

Déjà président de la Chambre en 1925-1926, il l'est de nouveau de juin 1936 à juillet 1940. Après s'être abstenu lors du vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain, il est placé en résidence surveillée à cause de son hostilité à Vichy (1942), puis déporté en Allemagne (1944-1945).

Il est réélu député-maire de Lyon (1945) et président de l'Assemblée nationale (1947), mais son état de santé l'oblige à abandonner la plupart de ses fonctions en 1955.

Il a laissé une œuvre littéraire importante : Dans la forêt normande (1925), la Vie de Beethoven (1929), la Porte océane (1932), Lyon n'est plus (1937-1940). Ses Mémoires ont été publiés sous le titre de Jadis (1948-1952). [Acad. fr., 1946.]

Pour en savoir plus, voir les articles histoire de la France, radicalisme, IIIe République.