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Partie d'une planète tellurique, en particulier de la Terre, intermédiaire entre la croûte et le noyau.

Le manteau terrestre s'étend de la discontinuité de MohoroviÄić (ou moho), à une profondeur moyenne de 10 km sous les océans et de 30 km sous les continents, jusqu'à la discontinuité de Gutemberg, à 2 900 km de profondeur environ. Les seuls témoins directs du manteau sont les morceaux de roches que les laves de certains volcans, comme les kimberlites, arrachent au cours de leur remontée vers la surface. Les autres informations proviennent essentiellement de la sismologie et des études expérimentales réalisées en laboratoire à hautes pressions et hautes températures. Deux discontinuités sismiques, l'une à 400 km de profondeur, l'autre à 670 km, délimitent le manteau supérieur, la zone de transition et le manteau inférieur. Elles révèlent des variations analogues de la densité des roches, liées à la transformation des minéraux qui composent le manteau.
Les inclusions remontées par les laves indiquent que le manteau supérieur est essentiellement constitué de péridotites, des roches dites « ultrabasiques », composées de trois minéraux du groupe des silicates : l'olivine, le pyroxène et le grenat. Les scientifiques en ont déduit la composition chimique du manteau supérieur. Une composition dominée par l'oxygène (plus de 58 %), le magnésium (20,4 %) et le silicium (15,9 %). Viennent ensuite le fer (2,2 %), l'aluminium (1,8 %) et le calcium (1,3 %).
Les discontinuités de 400 et de 670 km peuvent être attribuées à des réorganisations des atomes dans les minéraux (ce qu'on appelle des « transitions de phase »), qui augmentent la densité de la roche sans modifier sa composition chimique globale. Mais la question de la chimie du manteau de part et d'autre de la discontinuité des 670 km reste débattue ; d'autant qu'elle détermine les mouvements de convection dans le manteau et donc l'évolution thermique et chimique de la Terre.
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