Consulter aussi dans le dictionnaire : bonapartisme
Système de gouvernement où le pouvoir est entre les mains de la dynastie fondée par Napoléon Bonaparte en vertu de l'hérédité, mais aussi d'une délégation de la nation, reconnue comme principe de toute souveraineté.

Il s'est progressivement constitué après la chute de Napoléon Ier en 1815. Fidèles à Bonaparte et à ses héritiers, mais réinterprétant l'épisode napoléonien, les bonapartistes ont mis l'accent sur la préservation des principes fondamentaux de la Révolution française (souveraineté populaire), la nécessité d'un pouvoir fort qui garantisse l'ordre et l'adoption d'une politique étrangère active, qui renforce le rôle de la France. La doctrine se précisa sous Napoléon III, dont le régime se voulut au-dessus des partis, autoritaire mais conciliant l'hérédité et le suffrage universel (plébiscites), soucieux d'ordre mais également de progrès économique et social.
Les bonapartistes ne formèrent un groupement politique qu'à partir de 1870, mais la mort du prince impérial (1879) brisa définitivement leur élan. Les thèmes essentiels du bonapartisme furent cependant repris par la suite par de nombreux hommes politiques (le général Boulanger, puis Déroulède). Ainsi, dans ses principes fondamentaux (personnalisation du pouvoir exécutif, recours au suffrage direct, qui court-circuite l'influence des notables et des parlementaires, nationalisme), le bonapartisme constitue l'un des courants traditionnels de la droite française.
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