En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

The Yardbirds

Groupe britannique de rock formé en 1963 à Londres par Keith Relf (voix, harmonica), Paul Samwell-Smith (basse), Chris Dreja (guitare), Tony Topham, remplacé par Éric Clapton, Jeff Beck, puis Jimmy Page (guitare) et Jim McCarty (batterie).

La turbulente histoire des Yardbirds commence en 1963. Keith Relf, le chanteur-harmoniciste du Metropolis Blues Quartet, et son camarade des Beaux-Arts Paul Samwell-Smith rencontrent les guitaristes Anthony Topham et Chris Dreja, ainsi que le batteur Jim McCarty. Les cinq étudiants décident de former les Yardbirds après avoir écouté un disque de Charlie « Bird » Parker. Durant l'été 1963, ils se produisent dans divers clubs et mettent au point un répertoire puisé dans le Chicago blues et le rhythm and blues alors en vogue. Des classiques tels que Baby What's Wrong (Jimmy Reed), Boom Boom (John Lee Hooker) s'offrent une cure de jouvence grâce au style décontracté, à la fois rock et innocent, des Yardbirds.

L'envol avec Clapton. Contraint par ses parents de retourner à l'université, Tony Topham est remplacé par un autre étudiant des Beaux-Arts de Londres, un certain Eric Clapton. Le groupe prend alors son envol, se produit dans les mêmes salles que les Rolling Stones à Londres et accompagne occasionnellement des pointures de passage en Angleterre aussi différentes que Sonny Boy Williamson et Jerry Lee Lewis. Au Marquee Club, ils enregistrent Five Live Yardbirds en mars 1964. À la faveur d'une embryonnaire « Yardbirdmania », EMI voit en eux un groupe rival des Beatles et des Rolling Stones et édite leur premier double single I Wish You Would et Good Morning Little Schoolgirl. C'est un succès auprès de la critique, mais ils deviennent véritablement populaires avec For Your Love (1965), titre de leur chanson la plus connue. Jugeant trop commerciale l'évolution du groupe, Eric Clapton décide alors de rejoindre les Bluesbreakers de John Mayall et se fait remplacer par Jeff Beck, guitariste inconnu des Tridents. Beck marquera la période la plus faste du groupe, désormais connu à travers le monde avec Evil Hearted You, gros tube en Angleterre (à ne pas confondre avec Heartful Of Soul, tube en Amérique édité au même moment), et surtout l'étonnant Still I'm Sad, inspiré d'un chant grégorien et interprété sur un tempo lent.

Une pépinière de futures stars. Les Yardbirds ne cessent d'enregistrer et de tourner, aux États-Unis, en Angleterre avec Manfred Mann ou en France, où ils partagent les concerts des Beatles. Début 1966, ils imposent Shapes Of Things dans les charts britanniques. Ce morceau-culte commence sur un rythme régulier et se trouve peu à peu aux prises d'inexplicables distorsions sonores et vocales qui annoncent clairement le son du psychédélisme. En 1966, le groupe explose. Keith Relf tente une carrière solo sous le pseudonyme Keith Dangerfield, Samwell-Smith s'en va aussi pour devenir producteur (Cat Stevens), le manager Gorgio Gomelsky claque la porte et Jeff Beck, malade, s'isole à San Francisco. Jimmy Page le remplace et Chris Dreja se met à la basse. Au retour de Jeff Beck, le groupe tourne notamment avec les Cream, Ike et Tina Turner, les Rolling Stones, et enregistre un album live. Malgré quelques succès comme Little Games (1967) et Good Night Sweet Josephine (1968), le groupe finit par se séparer pour de bon en 1968. S'ils semblent n'être aujourd'hui qu'un lointain souvenir, les Yardbirds ont été un groupe phare des années 1960, l'un des rares à avoir tenu tête aux Beatles et aux Stones, et, bien sûr, la pépinière de noms prestigieux du rock : Clapton, Beck, et Led Zeppelin (Jimmy Page et Robert Plant). Sur le plan musical, ils sont d'autant plus crédibles que le groupe a accueilli les meilleurs guitaristes du rock et exploré toutes les facettes d'un blues modernisé, ouvrant de nombreuses portes à la pop, au psychédélisme, au hard-rock, en passant par le rock romantique anglais.