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arts martiaux

David Douillet
David Douillet

Ensemble de sports de combat, d'origine japonaise (ou plus généralement asiatique), tels que le judo, le karaté, l'aïkido, le kendo, le taekwondo, le viet vo dao, etc., fondés sur un code moral (qui était notamment celui des samouraïs) et que se doivent de respecter les combattants.

L'histoire des arts martiaux japonais (ou budo) se confond avec celle des samouraïs, dont le code (ou bushido) constitue leur règle. Apparue avec la prise du pouvoir par le clan des Minamoto et le transfert de la capitale à Kamakura (1185), cette tradition nouvelle de l'aristocratie militaire va, pendant quatre siècles, s'élaborer sur le terrain des guerres civiles.

Le développement des arts martiaux a suivi les transformations des religions et des grands courants de pensée de l'histoire du Japon : confucianisme, shintoïsme, bouddhisme et ses divers courants, dont le zen. Soumis à un code d'honneur qui régissait aussi bien leur attitude mentale que leur comportement extérieur, les samouraïs tâchaient qu'aucune parcelle de la vie n'échappe à cette règle, si bien que même l'art de calligraphier, l'art de peindre et de faire le thé étaient inclus dans l'enseignement des arts martiaux. Cependant, les premières disciplines étaient évidemment en relation avec l'activité guerrière des samouraïs, c'est-à-dire avec le tir à l'arc et l'art du sabre. Actuellement, les arts martiaux présentent une double orientation, contradictoire aux yeux de certains maîtres : réussir à toucher la cible, réussir une performance ou, au contraire, rechercher le vrai, le bien et le beau. Le tir à l'arc, pratiqué par quelque 500 000 personnes au Japon, dont de nombreux adeptes du zen, est régi par des règles très strictes (forme de l'arc, choix des bois servant à sa fabrication et époque de leur récolte, etc.). Il fait l'objet de concours, mais est aussi le support de cérémonies. L'art du sabre comprend l'art de tirer le sabre et l'art de couper. Pour le samouraï, le geste rapide et précis était en effet une question de vie ou de mort ; ce geste est devenu un exercice de beauté formelle. Le kendo actuel (pratiqué par plus de deux millions de personnes dans le monde) dérive de l'art du sabre.

Les techniques martiales utilisant des armes ou des outils, des instruments divers, sont innombrables ; chacune a fait l'objet de perfectionnement : les outils agricoles eux-mêmes ont été transformés en armes redoutables. On peut citer l'art du poignard (tanto-jitsu) ; l'art de la hallebarde (naginata) ; l'art de l'éventail de guerre (tessen) ; l'art de l'arc (kyudo), discipline de l'esprit autant qu'épreuve de force ; le sumo (lutte de force). L'aïkido, le kung-fu et le taekwondo sont des arts martiaux qui se pratiquent à mains nues. Les autres arts martiaux qui se pratiquent à mains nues sont régis par les principes de la voie du souffle et des mains vides : le judo, ainsi que le sumo, qui n'est pas vulgarisé. On notera que plusieurs des noms désignant ces arts portent la désinence do, mot qui signifie voie (spirituelle).

En Occident, outre le judo, deux arts martiaux font aujourd'hui un nombre croissant d'adeptes : l'aïkido et le karaté. Ils doivent une grande partie de leur vogue à leur indéniable efficacité comme techniques d'autodéfense.