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bataille de Sedan (1er septembre 1870)

Le désastre de Sedan : reddition de Napoléon III
Le désastre de Sedan : reddition de Napoléon III

Défaite des troupes françaises par les Prussiens qui entraîna la capture et la chute de Napoléon III, la proclamation de la république à Paris, et termina la première phase du conflit.

1. Mac-Mahon au secours de Bazaine

L'armée de Châlons, reformée par Mac-Mahon avec les 1er, 5e et 7e corps, était destinée à couvrir Paris, mais fut dirigée sur Metz au secours de Bazaine. Partie le 23 août en direction de Montmédy, elle atteint Rethel le 25 et Le Chesne le 27. Moltke, informé de ce mouvement, oriente vers le nord la IIIe armée (prince royal de Prusse) et une IVe nouvellement formée (prince royal de Saxe), qui prend contact le 26 avec les forces françaises près de Grandpré. Mais le 5e corps est accroché à Nouart le 29 août, puis battu à Beaumont le 30, entraînant le repli général de l'armée de Mac-Mahon (120 000 hommes et 400 canons) sur Sedan.

2. L'encerclement des Français

Le 31 août, les Allemands bordent, avec 240 000 hommes et 800 bouches à feu, les hauteurs sud dominant les positions françaises. Le 1er septembre au matin, la IIIe armée par l'ouest, la IVe par l'est se rejoignent à Illy et réalisent l'encerclement des forces françaises. Le combat s'engage d'abord à Bazeilles, que défend héroïquement l'infanterie de marine. À 6 heures, Mac-Mahon blessé remet le commandement à Ducrot, qui donne l'ordre de repli.

3. L'héroïque charge des chasseurs d'Afrique

Mais Emmanuel Wimpffen, arrivé de Paris la veille, revendique le commandement en vertu d'une lettre de service du ministre et donne l'ordre de réoccuper les positions. L'empereur, présent mais malade, n'intervient pas. À10 heures, Bazeilles succombe sur les hauteurs de Saint-Menges et de Fleigneux. Ducrot tente une dernière fois de s'ouvrir la route de Mézières en lançant sur l'ennemi les chasseurs d'Afrique de Margueritte. Celui-ci est tué et remplacé par Galliffet, qui les fait charger à nouveau, arrachant, dit-on, au roi de Prusse, Guillaume Ier, qui les contemplait des hauteurs de Frénois, le fameux mot : « Oh! les braves gens ! ».

4. La reddition de l'empereur

Bientôt, les troupes désorganisées refluent vers Sedan, où l'empereur fait hisser le drapeau blanc. Le lendemain, 2 septembre, est signée au château de Bellevue la capitulation de l'armée française (83 000 hommes), qui restera plusieurs jours dans la presqu'île d'Iges avant d'être emmenée en Allemagne. Napoléon III est interné près de Kassel, tandis qu'à Paris est proclamée sa déchéance et instaurée la république (4 septembre).

Pour en savoir plus, voir les articles guerre franco-allemande, IIIe République.