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Artois

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Artois

Ancienne province du nord de la France, correspondant à la majeure partie du département du Pas-de-Calais.

GÉOGRAPHIE

L'Artois, en tant que région historique, correspond au seuil topographique entre la Picardie, au S., et la plaine flamande, au N., mais s'étend aussi en partie sur cette plaine, étiré du littoral au seuil de Bapaume. On peut alors y distinguer deux domaines. Au S. s'élèvent des collines (collines de l'Artois) dont l'altitude générale décline de l'O. (culminant à 209 m) vers l'E. vers Arras, capitale historique et principale ville (150 m dans le Cambrésis) ; d'orientation N.-O.-S.-E., souvent crayeuses, elles ne présentent des conditions favorables à la culture que sur les plaques de limon (association des céréales à la betterave à sucre et aux plantes fourragères) ; vers le Boulonnais, la pellicule d'argile à silex favorise les herbages (élevage bovin). Au N., des collines dominent la plaine flamande par un talus de 100 à 150 m de haut et sur la rive droite de la Lys commençait le « bassin houiller ». Dans l'E., des plaines s'insinuent parmi des collines sableuses : Gohelle, dans la région de Lens, et, plus au S., plaine agricole d'Arras, que sa couverture de limon apparente au Cambrésis.

HISTOIRE

Le comté d'Artois est issu, au XIIe s., du comté de Flandre. Incorporé au domaine royal par Louis VIII en 1223, l'Artois fut donné, en 1237, par Saint Louis, en apanage, à son frère Robert Ier et érigé en comté. Il revint, en 1382, à Louis de Mâle et, à la mort de celui-ci (1384), il fit partie des États bourguignons, puis devint possession des Habsbourg. Rattaché en fait à la France par le traité d'Arras (1482), cédé par Charles VIII à la maison d'Autriche (traité de Senlis, 1493), donné aux Habsbourg d'Espagne (1529), il fit définitivement retour à la France par le traité des Pyrénées (1659), sauf « l'Artois réservé » (châtellenies de Saint-Omer et d'Aire), rendu à la couronne par le traité de Nimègue (1678).