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Amsterdam

Amsterdam
Amsterdam

Capitale des Pays-Bas, en Hollande-Septentrionale, au confluent de l'Amstel et de l'IJ.

  • Nom des habitants : Amstellodamiens, Amstellodamois
  • Population pour l'agglomération (y compris Amstelveen, Diemen, Landsmeer, Oostzaan, Wormerland et Zaanstad) : 1 055 610 hab. (estimation pour 2011)

GÉOGRAPHIE

Dans l'activité d'Amsterdam, le port et l'industrie n'ont plus leur importance passée. Avec 92 Mt en 2011, le trafic maritime vient loin derrière celui de Rotterdam-Europoort, qui a concentré l'essentiel des importations de pétrole. La zone industrialo-portuaire s'est récemment étendue (raffineries de pétrole alimentées par oléoduc depuis Rotterdam), mais beaucoup d'entreprises ont quitté la ville, où leurs conditions d'accessibilité et d'extension étaient souvent peu favorables. La politique de décentralisation menée par le gouvernement n'a fait qu'accentuer cette évolution. Subsistent toutefois des industries très variées, dont quelques-unes ont fait la réputation d'Amsterdam : industries de luxe (tailleries de diamant, par exemple), alimentaires (brasseries, sucreries), graphiques (premier centre d'édition des Pays-Bas) et surtout métallurgiques (chantiers navals, constructions mécaniques, montage d'automobiles, électronique).

Le poids du secteur tertiaire s'est accru, même si l'on assiste là aussi à une migration vers la banlieue. La ville a conservé une fonction financière nationale et internationale, héritée de son passé maritime et colonial; on y trouve ainsi la Bourse des valeurs et le siège des principales banques néerlandaises. Amsterdam partage avec Rotterdam la fonction de commerce de gros, avec La Haye (où siège le gouvernement), le rôle de capitale politique et économique. Elle possède un excellent équipement en commerces de détail (grands magasins, commerces de luxe, antiquaires) et un grand rayonnement dans les domaines de la culture et des loisirs (universités, théâtres et salles de concerts, musées). La ville attire beaucoup de visiteurs étrangers grâce à la proximité de l'aéroport de Schiphol et surtout à l'attrait d'un centre historique particulièrement vaste et bien conservé, avec ses multiples canaux. La population de la commune a fortement diminué depuis 1958 (elle comptait alors 875 000 habitants) ; de nombreux Amsterdamois ont en effet quitté la ville, à la recherche d'espace et de meilleures conditions de logement, tandis que s'accroissait dans la population la part des vieillards, des jeunes célibataires et des travailleurs immigrés. On cherche aujourd'hui à rétablir l'équilibre du bilan migratoire (notamment en « réhabilitant » les quartiers anciens) et à éviter une diminution trop rapide du nombre des emplois. La ville, bien desservie par le rail et la route, est reliée par canaux à la mer du Nord (vers IJmuiden) et au Rhin (vers Rotterdam). Amsterdam a accueilli les jeux Olympiques d'été de 1928.

L'HISTOIRE D'AMSTERDAM

Édifiée sur une digue (« dam ») qui s'élève sur les bords de l'IJselmeer, au confluent de l'IJ et de l'Amstel, Amsterdam (« digue sur l'Amstel ») n'est à l'origine qu'un petit village de pêcheurs, dont la qualité de ville n'apparaît que dans une charte de 1275.

Possession des évêques d'Utrecht donnée en fief aux seigneurs de l'Amstel, l'agglomération doit à l'un d'eux, Gisbert III, la digue qui la rend insubmersible. Mais, en 1296, le rôle joué par Gisbert IV dans l'assassinat du comte de Hollande, Floris V, entraîne la commise du fief par Jean Ier. Dès lors, la cité devient un instrument de la politique des comtes de Hollande, visant à s'assujettir la noblesse et à capturer à leur profit une partie des courants commerciaux de l'Europe du Nord-Ouest.

Dotée à cet effet, dès l'an 1300, d'une charte, Amsterdam élargit son champ d'action à la Gascogne, à l'Angleterre et surtout aux pays de la Baltique, dont elle importe de la cire, du lin et des céréales, qu'elle redistribue dans les Pays-Bas et les pays rhénans. Aussi adhère-t-elle à la Confédération de Cologne, qui, sous l'impulsion de la Hanse, combat le Danemark et la Norvège. Mais dès le début du xve s., cette petite cité (à peine 5 000 habitants) entre en conflit avec les Hanséates, auxquels elle arrache en 1441 et en 1474, par les traités de Copenhague et d'Utrecht, le droit d'écouler librement dans les pays de la Baltique les produits de sa pêche (harengs) et ceux de ses industries (brasserie et surtout draperie). Née après 1350 de l'importation des laines anglaises, cette dernière activité prend son essor au xve s., grâce à l'immigration de nombreux tisserands flamands ; en outre, elle stimule l'industrie des constructions navales, dans la mesure même où la Hanse interdit à ses membres d'acheter des draps hollandais ailleurs qu'à Bruges, alors qu'il leur est loisible, concurremment avec les Hollandais, d'importer à Amsterdam du bois et des céréales en échange du sel, des harengs, des fruits et du vin qui sont redistribués dans le monde baltique : ainsi est-il mis fin au monopole commercial de la Hanse dans les mers du Nord, alors que la prospérité d'Amsterdam est assurée. Effaçant les traces de l'incendie de 1452, édifiant une nouvelle enceinte dès 1482, accueillant les réfugiés protestants d'Anvers et du Brabant, dont la présence stimule leurs industries, les marchands d'Amsterdam entretiennent néanmoins de profitables rapports avec l'Espagne et le Portugal, qui, par Lisbonne surtout, leur fournissent les épices et les soieries qu'ils redistribuent dans l'Europe du Nord. Aussi attendent-ils que Guillaume le Taciturne occupe leur ville en 1578 pour se rallier officiellement à la Réforme, qui a pourtant pénétré la bourgeoisie locale dès 1530. La rupture qui en résulte avec l'Espagne, le fait que cette dernière s'empare de Lisbonne en 1580 et ruine définitivement Anvers en 1585 décident brusquement de la vocation impériale des marchands d'Amsterdam, désormais contraints d'aller chercher eux-mêmes épices et soieries dans les Indes orientales. Leurs navires arrivent au Malabãr en 1597, puis gagnent Malacca et les Moluques ; en même temps, ils s'implantent dans les possessions ibériques de l'Atlantique (São Tomé, Petites Antilles, etc.), d'où leurs corsaires partent à la chasse des galions espagnols chargés des richesses de l'Amérique. Pour exploiter et organiser ce trafic intercontinental, Amsterdam se dote des instruments qui font d'elle la première puissance économique du temps : création de chantiers navals de plus de 1 000 ouvriers, qui construisent une flotte grâce à laquelle les Néerlandais deviennent les rouliers des mers ; fondation des grandes compagnies de commerce colonial à monopole, qui font la fortune des Provinces-Unies au xviie et au xviiie s., Compagnie des Indes orientales en 1602, Compagnie du Nord et Compagnie du Levant en 1614, Compagnie des Indes occidentales en 1621 ; mise en place, en 1609, de la Banque d'Amsterdam, destinée à remédier à l'anarchie monétaire engendrée par les guerres de Religion ; édification entre 1608 et 1611 de la Bourse, où sont négociés aussi bien les valeurs que les produits alimentaires (vins, harengs, liqueurs, miel, épices, café, thé), miniers (métaux et pierres précieuses) ou industriels (goudron, poix, cuirs, draps, etc.), seuls les grains, les bois et les toiles étant commercialisés en dehors de ce bâtiment.

Assurés de toujours trouver à Amsterdam un acheteur immédiatement solvable, les marchands affluent de toutes parts, contribuant à renforcer le cosmopolitisme de cette ville tolérante, dont 25 à 50 % de la population est encore catholique en 1650, malgré l'arrivée de nombreux réfugiés : immigrants protestants du sud des Pays-Bas et de la Rhénanie ; juifs espagnols et portugais ; plus tard huguenots français, marchands hanséates, etc. Aussi sa population croît-elle rapidement, malgré les crises épidémiques de 1617, 1623-1625, 1635-1636, 1655 et 1663-1664 : 30 000 habitants en 1580, 104 000 en 1640, 185 000 en 1685.

Laboratoire des techniques financière et commerciale (assurances) du monde capitaliste et libéral, auquel elle offre, avec la Compagnie des Indes orientales, la première véritable société par actions, champ d'expérimentation des premières spéculations à terme dès 1609-1610, premier marché mondial du xviie s. pour les grains, les épices et les métaux précieux, enfin lieu privilégié d'implantation des industries coloniales (sucreries, travail du cuir, préparation des colorants, du tabac, taille des diamants) et des industries du bois (papeteries, constructions navales) ou de la brique, Amsterdam devient la première place d'affaires de l'Europe, et donc des Provinces-Unies, auxquelles elle fournit plus de 25 % de leurs ressources.

Heureusement prémunie contre un retour offensif d'Anvers grâce aux traités de Westphalie de 1648, qui ont cédé aux Néerlandais les bouches de l'Escaut, cette capitale économique des Provinces-Unies en est aussi la capitale intellectuelle et artistique, grâce à son « école illustre », à son industrie du livre, que consacre le nom d'Elzévir, à ses artistes, auxquels on doit un hôtel de ville à l'architecture imprégnée de classicisme français et d'innombrables tableaux, dont les plus célèbres sont ceux de Rembrandt.

Mais elle n'en est pas pour autant le seul centre politique, les états généraux résidant à La Haye et la famille d'Orange, qui domine le pays, lui étant extérieure. Entrée d'ailleurs en conflit avec celle-ci, notamment sous l'impulsion du clan des Bicker, régents d'Amsterdam (1627-1650), la ville doit finalement s'incliner une première fois devant la volonté de Guillaume II en 1650. Directement menacée par Louis XIV en 1672, elle ouvre les digues qui la protègent des eaux, et se rallie par là même à Guillaume III d'Orange, dont l'acceptation de la couronne d'Angleterre contribue apparemment à la conservation de ses intérêts, conservation à laquelle est attaché un patriciat qui se réserve le profitable contrôle du pouvoir municipal, qu'assument en particulier les régents d'Amsterdam.

De tels faits, ainsi que la montée de la puissance anglaise, la dégradation des positions hollandaises en Asie et le développement des relations directes entre la Baltique et la France, amorcent au xviiie s. un déclin relatif de la place d'Amsterdam, par rapport à celles des autres pays dont les activités croissent à un rythme plus rapide. La diminution du tonnage de sa flotte, la moindre importance de sa fonction d'entrepôt sont heureusement compensées par le maintien de ses activités financières, en raison des facilités de crédit qu'offre la place, du moins jusqu'aux années 1780. Une nouvelle guerre contre l'Angleterre (1780-1784), l'occupation par les Prussiens en 1787, puis par les forces de Pichegru en 1795 accélèrent son déclin. Capitale de la République batave en 1795, puis du royaume de Hollande en 1806, la ville devient en 1810 le chef-lieu du département du Zuyderzee et la troisième métropole de l'Empire français après Paris et Rome en 1810. Elle est la capitale des Pays-Bas depuis 1813.

Victime du blocus britannique de 1792 à 1814, puis de l'indépendance de la Belgique, qui lui suscite la concurrence d'Anvers à partir de 1832, coupée de la mer par l'ensablement progressif de l'IJselmeer, enfin blessée gravement par l'occupation allemande, qui provoque de 1940 à 1945 la déportation de la fraction juive de sa population (environ 10 %), Amsterdam ne redevient réellement un grand centre économique que lorsque s'achève sa reconstruction et qu'elle peut assumer de nouveau sa double fonction de port maritime et de port fluvial, grâce à l'élargissement du canal maritime de la mer du Nord, ouvert dès 1876, et grâce à la mise en service, en 1952, d'un canal large de 50 m et long de 72 km, qui l'unit au Rhin et qui la rend plus proche de Duisburg que ne l'est sa grande rivale, Rotterdam.

AMSTERDAM, CENTRE D'ART

Introduction

L'art d'Amsterdam se caractérise par sa réceptivité aux influences internationales, contrairement à celui de Haarlem et à celui de Leyde, qui gardèrent une plus grande autonomie artistique. Toutefois, il dénote un réalisme bourgeois plus raffiné qu'en ces deux dernières villes.

Moyen Âge

On construit en 1342 les premiers canaux servant de fortification à la plus ancienne partie de la ville, située le long de l'Amstel et limitée par la digue (Dam). L'ancienne église (Oude Kerk), des xive et xve s., est le principal monument de la ville, typique pour sa construction de style « gothique paysan ». L'intérieur est décoré de peintures murales, devant lesquelles étaient disposées les statues des apôtres. La tour fut démolie en 1560 et reconstruite en 1566 sur les plans de Joost Janszoon Bilhamer. La nouvelle église (Nieuwe Kerk), second monument gothique, fut détruite par les incendies de 1421 et 1452, puis reconstruite. L'expansion économique prise par Amsterdam dès le xve s. nécessita une nouvelle extension comprenant les « Schreierstoren » (1487), « Sint Anthoniespoort » (1488), « Munttoren » et « Montalbaanstoren », fortifications qui existent toujours. L'architecture civile du Moyen Âge était fort élégante : maisons en briques rouges décorées de grès de Bentheim, avec des boiseries peintes en blanc.

xvi siècle

La peinture se manifeste au début du xvie s., de façon typique, avec Jacob Cornelisz. Van Oostzanen (vers 1470-1533), travaillant dans un style maniériste archaïsant. Son fils Dirk Jacobsz. (vers 1495-1567) parvient à une expression plus personnelle et réaliste, sous l'influence de l'école de Haarlem. Il donne à ses portraits de groupes – genre nouveau – une sévérité un peu rigide. L'austérité qui caractérise l'art d'Amsterdam se retrouve dans les portraits de groupes et de familles attribués au Maître Herman. Les copieuses et savoureuses natures mortes de Pieter Aertsen sont plus mouvementées et ne présentent pas la froideur que l'on retrouve dans les portraits collectifs de Jan Van Amstel (vers 1500-1541) et Cornelis Ketel (1548-1616). Les compositions de Dirck Barentsz. (1534-1592) reflètent l'influence du maniérisme italien.

xviie s.

La ville connaît une grande extension, principalement après la chute d'Anvers en 1585. Son caractère moyenâgeux disparaît. Le vieil hôtel de ville (Raadshuis) est remplacé par un nouveau (aujourd'hui Palais royal), construit entre 1648 et 1655 par Jacob Van Campen (1595-1657). L'architecture civile s'amplifie et s'agrémente de décorations de style Renaissance, par exemple ces grands pilastres dont Philips Vingboons (1607-1678) décore les façades.

L'importance économique de la ville attire les artistes. Nombreux sont les étrangers (surtout Flamands) qui y résident, notamment David Vinckboons, Gillis Van Coninxloo ; Saenredam y peint le Vieil Hôtel de ville. Élève, en 1623, dans l'atelier de Pieter Lastman, Rembrandt revient en 1631 à Amsterdam et s'y installe. Son art surpasse rapidement l'esprit bourgeois et terre à terre de ses concitoyens, pour parvenir à un niveau universel. Autour de lui se groupe une école comprenant Jacob Adriaensz. Backer, Ferdinand Bol, Govert Flinck, Nicolaas Maes, Carel Fabritius, Gerbrand Van den Eeckhout, etc. Bartholomeus Van der Helst peint des portraits, Willem Kalf des natures mortes, Simon de Vlieger, Jan Van de Cappelle et Willem Van de Velde des marines. Adriaan Van de Velde exécute des scènes animalières, Meindert Hobbema et Jan Van der Heyden des paysages d'une tranquille poésie.

xviiie s.

L'esprit français pénètre à Amsterdam. Les styles Louis XIV, Louis XV et Louis XVI inspirent les décorateurs, mais sont adaptés aux caractères spécifiques de l'architecture locale. La peinture de genre est illustrée par des petits maîtres au classicisme élégant : Cornelis Troost, Jan Maurits Quinkhard, Tibout Regters, Philips Van Dijk, George et Frans Van der Mijn, Hendrik Pothoven… Sous l'influence française et principalement celle de Perronneau, qui séjourna à Amsterdam, Adriaan de Lelie et Wybrand Hendriks peignent d'allègres compositions mondaines et des portraits. Les influences étrangères se manifestent également dans les décorations peintes de Jurriaan Andriessen et Jacob de Wit.

xixe s.

Pour abriter les très riches collections du Rijksmuseum, fondé en 1808, Petrus J. H. Cuypers (1827-1921) construit de nouveaux bâtiments dans le style de la Renaissance hollandaise (1876-1885). Il donne également les plans de la gare centrale, ainsi que de l'église du Sacré-Cœur (Heilig-Hartkerk) et de son quartier, qui présente un aspect tout particulier (1875). Adriaan W. Weissman (1858-1923) construit le Stedelijk Museum (1895) et Hendrik P. Berlage (1856-1934) la Bourse (1897-1903), qui marque une date dans l'architecture néerlandaise. À partir de la seconde moitié du xixe s., l'académie des Beaux-Arts de la ville joue un rôle important dans l'évolution de la peinture hollandaise, sous la direction enthousiaste d'Auguste Allebé (1838-1927). George Hendrik Breitner (1857-1923) quitte l'académie de La Haye pour poursuivre ses études à Amsterdam, où il travaille la plus grande partie de sa vie. Se détachant du réalisme hollandais minutieux, et influencé par l'impressionnisme, il adopte un style plus dégagé et plus vigoureux. Sa peinture marque une génération entière d'artistes, parmi lesquels Jan Sluyters (1881-1957) et Leo Gestel (1881-1941). Ce dernier, quittant Amsterdam, devient l'un des membres de l'école de Bergen, qui exercera une influence sur toute la Hollande. Richard N. Roland Holst (1868-1938) et Antonius J. der Kinderen (1859-1925) se rattachent plutôt à un symbolisme spiritualiste exprimé par la ligne et la couleur.

xxe s.

Vers 1930, l'école de Bergen regagne Amsterdam, où Raoul Hynckes joue un rôle dominant. Un courant que l'on pourrait intituler « nouvel objectivisme » ou « réalisme magique » se déploie à Amsterdam, principalement autour d'Albert Carel Willink. Vers 1945, le groupe international de peinture non figurative Cobra est représenté par Karel Appel pour la ville d'Amsterdam, et groupe des peintres tels que Corneille et Constant. Depuis, la ville n'a cessé de s'affirmer comme un carrefour des mouvements d'avant-garde. Important est le rôle joué par le Stedelijk Museum, centre de promotion de l'art contemporain avancé.

Les musées d'Amsterdam

Le Rijksmuseum (« Musée national »), fondé en 1808 par Louis Bonaparte. Après avoir occupé une partie du Dam (hôtel de ville) et, à partir de 1815, le Trippenhuis, il a été installé en 1885 dans l'édifice actuel, construit par P. J. H. Cuypers. Parmi les chefs-d'œuvre de la peinture exposés dans ses 130 salles, citons : de Van Heemskerck, le Portrait d'Anna Codde ; d'Avercamp, Paysage d'hiver ; de Saenredam, l'Ancien Hôtel de ville d'Amsterdam ; de F. Hals, le Joyeux Buveur ; de Rembrandt, la Ronde de nuit, le Reniement de saint Pierre, la Fiancée juive, les Syndics des drapiers, etc. ; de Vermeer, la Ruelle, la Laitière, Jeune Femme lisant une lettre ; de P. De Hooch, le Cellier ; de Terborch, Helena Van der Schalcke, enfant ; de Steen, la Saint-Nicolas ; de Van Ostade, la Halte des voyageurs ; de J. Van Ruysdael, le Moulin de Wijk, Vue de Haarlem ; sans oublier la peinture hollandaise des xviiie et xixe s. (les Maris, Breitner) et les écoles étrangères. La sculpture et les arts décoratifs sont également représentés. Le cabinet des estampes est riche de 150 000 dessins et de 800 000 gravures.

La maison de Rembrandt, installée dans la maison où l'artiste vécut et travailla de 1639 à 1660 (eaux-fortes et dessins du maître).

Le musée Van Gogh, ouvert en 1973 dans un bâtiment conçu par G. T. Rietveld, et où sont rassemblés plus de 200 tableaux, près de 500 dessins et des lettres manuscrites de Van Gogh, ainsi que des œuvres d'artistes contemporains du maître.

Le Stedelijk Museum, consacré à l'art moderne (Breitner, l'impressionnisme, Van Gogh, l'expressionnisme allemand, Mondrian, Malevitch, Chagall, Cobra, etc.) et à la promotion de l'art contemporain.

À Amsterdam existe également un remarquable Musée historique, qui retrace l'évolution de la ville depuis ses origines jusqu'au début du xxe s.