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Arthur Wellesley, 1er duc de Wellington

Ier duc de Wellington
Ier duc de Wellington

Général et homme politique britannique (Dublin 1769-Walmer Castle, Kent, 1852), frère de Richard Wellesley.

1. Une brillante carrière militaire

1.1. Premiers faits d'armes

Entré dans l'armée en 1787, il fait ses premières armes en Hollande (1795), part pour l'Inde en 1796 et, investi par son frère aîné d'un poste de commandement au Deccan, remporte en 1803 de brillantes victoires sur les Marathes. Rentré en Europe avec son frère, il reçoit en 1808 le commandement d'une division envoyée au Portugal et remporte sur Junot la victoire de Vimeiro, mais est alors placé sous les ordres de Dalrymple, qui conclut la convention de Sintra.

1.2. Commandant en chef des forces britanniques dans la péninsule Ibérique

Après le rembarquement de La Corogne, il retourne au Portugal comme commandant en chef des forces britanniques dans la péninsule Ibérique, et conduit la guerre avec énergie et talent. Prenant l'offensive dès l'été 1809, il marche sur Madrid, remportant la victoire de Talavera. Menacé sur ses arrières par Soult, il se replie sur le Portugal et aménage immédiatement de puissants retranchements autour de Torres Vedras, qui lui permettent ensuite de tenir en échec les forces très supérieures de Masséna (1810) ; reprenant l'initiative en 1811, il n'obtient que de médiocres résultats, mais, comprenant mieux les faiblesses de l'adversaire, met au point sa tactique. Sa campagne de 1812 est marquée par la brillante victoire de Salamanque, qui lui ouvre la route de Madrid ; puis il assiège Burgos, où il échoue, et doit se replier vers la frontière. L'affaiblissement de l'adversaire lui permet de reconquérir progressivement l'Espagne, et les Français, en retraite, sont écrasés à Vitoria (21  juin 1813). L'armée de Wellington franchit les Pyrénées au début de 1814 et gagne devant Toulouse la dernière bataille de la guerre.

Pour en savoir plus, voir l'article guerre d'indépendance d'Espagne.

1.3. Le vainqueur de Napoléon Ier à Walterloo

Après le premier traité de Paris, Wellington est nommé ambassadeur à Paris, puis délégué au congrès de Vienne (1814-1815). Surpris par le retour de Napoléon, il reçoit le commandement de l'armée alliée aux Pays-Bas, et remporte la victoire décisive de Waterloo (18 juin 1815).

2. Carrière politique

Chef des armées d'occupation en France (1815-1818), il réside à Paris. Il favorise la seconde Restauration et s'oppose au démantèlement de la France. Devenu une des principales personnalités du torysme britannique, membre du gouvernement de Liverpool (1818-1827), il est Premier ministre de 1828 à 1830, et sert dans les cabinets Peel (1834-1835, 1841-1846) ; en outre, il est commandant en chef des troupes britanniques en 1827-1828 et de 1842 à 1852. Mais sa raideur méprisante nuit à sa popularité. Il s'identifie avec l'ordre de 1815, comme en témoigne son hostilité envers les Grecs. Aussi s'entend-il mal avec Canning, mais la conscience de dangers révolutionnaires l'oblige à accepter ou à soutenir des mesures qu'il réprouve personnellement : l'émancipation des catholiques en 1829, l'abrogation des « corn laws » en 1846.

Pour en savoir plus, voir l'article Grande-Bretagne : histoire.