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Maurice Thorez

Maurice Thorez, fils du peuple
Maurice Thorez, fils du peuple

Homme politique français (Noyelles-Godault, Pas-de-Calais, 1900-en mer Noire 1964).

1. Jeune militant

Il travaille dans les bureaux d'une compagnie minière dès l'âge de 12 ans. En 1914, l'invasion allemande le contraint à l'exode avec sa famille. Il exerce alors divers métiers jusqu'à son service militaire en 1920. Membre du parti socialiste SFIO en 1919, il choisit le parti communiste (PCF) après le congrès de Tours et, au lendemain de sa démobilisation, devient secrétaire permanent de la fédération communiste du Pas-de-Calais, puis de la région du Nord. Il entre au comité central du PC en 1924, au bureau politique en 1925, et la même année dirige le comité contre la guerre du Maroc. Membre du comité exécutif de l'Internationale communiste en 1928, il devient en avril 1929 membre du secrétariat collectif du PCF.

2. Secrétaire général du PCF

Inculpé depuis 1927 de provocation de militaires à la désobéissance, il est emprisonné de juin 1929 à avril 1930. En juillet 1930, grâce au soutien de l'Internationale, qui écarte les cosecrétaires Barbé et Célor, il devient secrétaire général du parti. Après avoir accédé en avril 1931 au praesidium de l'Internationale, il soutient la création du mouvement Amsterdam-Pleyel d'Henri Barbusse et Romain Rolland (1932) et, avec l'aide du représentant en France de l'Internationale, Evgen Fried, s'engage dans la voie d'une alliance au sommet avec la SFIO (juillet 1934), puis d'un « Front populaire » dont il lance la formule en octobre 1934. Député en 1932 et réélu en 1936, il est mobilisé le 3 septembre 1939.

Pour en savoir plus, voir l'article Front populaire.

3. Pendant la Seconde Guerre mondiale

Le 4 octobre, sur l'injonction de l'Internationale, il quitte son régiment et gagne l'URSS. Il est alors condamné pour désertion le 25 novembre et, en février 1940, déchu de la nationalité française.

4. Membre du gouvernement

Amnistié en octobre 1944 par le Gouvernement provisoire, il revient en France en novembre et reprend ses fonctions de secrétaire général. Élu député en octobre 1945, il entre au gouvernement du général de Gaulle (novembre 1945-janvier 1946), où, comme ministre d'État chargé de la Fonction publique, il prend une part importante à l'élaboration du statut de la fonction publique. Il est ensuite vice-président du Conseil dans les gouvernements de Félix Gouin, Georges Bidault et Paul Ramadier, jusqu'à l'expulsion des ministres communistes en mai 1947.

Frappé d'une congestion cérébrale en octobre 1950, il va se faire soigner en URSS, où il demeure jusqu'en avril 1953, et reprend à son retour la direction effective du PCF. Au XVIIe Congrès du PCF en mai 1964, il abandonne son poste de secrétaire général et devient président du parti. Il a signé son autobiographie, Fils du peuple (1re édition, 1937).

Pour en savoir plus, voir l'article IVe République.