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Ali Khamenei

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Ali Khamenei

Chef religieux (ayatollah) et homme d'État iranien (Mechhed 1939).

Issu d'une famille religieuse de Mechhed, un des hauts lieux du chiisme iranien, il étudie la philosophie islamique et devient l'élève de l'ayatollah Ruhollah Khomeyni à Qom. Plusieurs fois emprisonné durant le règne de Mohammad Reza Chah Pahlavi (1941-1979), il est une des principales figures de la révolution islamique qui fait tomber le chah en 1979, derrière l'ayatollah Khomeyni qui le nomme imam de la grande prière du vendredi à Téhéran à l'automne 1979, après la démission de l'ayatollah Hossein Ali Montazeri. Membre du Conseil de la révolution, il participe à la création du parti républicain islamique dont il prend la tête de 1980 à 1987. En juin 1981, il échappe à un attentat du mouvement des Moudjahidine-e Khalq (M.E.K.) mais perd l'usage d'un bras. Élu à la présidence de la République le 2 octobre 1981, après la mort de Mohammad Ali Radjai tué dans un attentat, Ali Khamenei, sous la coupe du Guide suprême, l'ayatollah Khomeyni, qui lui impose comme Premier ministre Mir Hossein Moussavi, noue alors avec les services secrets et les Gardiens de la révolution des liens qui contribueront à la militarisation du régime. À la mort de l'ayatollah Khomeyni, il est élu – malgré une controverse entre les dignitaires chiites estimant qu'il n'avait pas les qualifications théologiques et religieuses requises – Guide suprême par l'Assemblée des experts le 4 juin 1989. Élargissant ses fonctions, il supprime le poste de Premier ministre et s'adjuge le contrôle des relations extérieures, la Défense, les services de sécurité, la justice. Proche du courant fondamentaliste par sa hantise d'une « contamination culturelle américaine » il lance, sous la présidence réformatrice d'Ali Akbar Hachemi Rafsandjani (1997-2005), son rival, le programme nucléaire iranien. Son empressement, lors de l'élection présidentielle contestée du 12 juin 2009, à valider la victoire de son candidat, le président sortant, Mahmud Ahmadinejad, sortant ainsi de son rôle d'arbitre, lui fait perdre une grande part de sa légitimité.

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