Professeur d'histoire moderne à la Sorbonne (1812), secrétaire général au ministère de l'Intérieur (1814) puis de la Justice (1816), membre du groupe des doctrinaires, il inspire les mesures libérales du cabinet Decazes. Révoqué à la chute de ce dernier (1820), il écrit ses principaux ouvrages, dont Des conspirations et de la justice politique (1822) et surtout l'Histoire de la révolution d'Angleterre (1826-1827). Député de Lisieux (1830), il contribue à l'établissement de la monarchie de Juillet. Rallié aux conservateurs et membre du parti de la Résistance, ministre de l'Intérieur (1830) puis de l'Instruction publique (octobre 1832-février 1836 ; septembre 1836-octobre 1837), il élabore la loi sur l'enseignement primaire (loi Guizot, 28 juin 1833) qui oblige chaque commune à entretenir une école élémentaire. Ministre des Affaires étrangères et chef du gouvernement (1840-1847) qu'il préside nominalement à partir de 1847, il pratique une politique favorable à la bourgeoisie. À l'extérieur, il ne peut conserver l'alliance anglaise et se rapproche de l'Autriche (1847) pour freiner les mouvements libéraux en Europe. Son hostilité à l'abaissement du cens électoral déclenche la campagne des banquets réformistes qu'il veut interrompre (22 février 1848). Renvoyé par le roi (23 février), il se consacre à son œuvre historique et à la défense de sa politique en publiant ses Mémoires pour servir à l'histoire de mon temps. (Académie française, 1836.)
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