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Oussama Ben Laden

11 septembre 2001, attentats aux États-Unis
11 septembre 2001, attentats aux États-Unis

Djihadiste d'origine saoudienne (Riyad 1957-Abbottabad, au nord d'Islamabad, 2011).

Issu d'une famille fortunée d'entrepreneurs d'origine yéménite, il étudie le génie civil à l'université du roi Abd al-Aziz de Djedda et les matières islamiques obligatoires dispensées par l'universitaire palestinien Abdullah Azzam, figure des Frères musulmans. En contact avec les cercles wahhabites du pouvoir, il participe également à la gestion des affaires familiales.

1. Premiers faits d'armes en Afghanistan, aux côtés des États-Unis

En 1979, année de l'intervention soviétique en Afghanistan, Oussama Ben Laden aurait été recruté par la CIA à Istanbul, où transitent les volontaires pour les maquis afghans. Au début des années 1980, devenu l'intermédiaire financier du trafic d'armes financé à parts égales par les États-Unis et l'Arabie saoudite, il lève des fonds pour la cause afghane. En 1984, il établit la première « maison d'hôtes » pour les volontaires arabes à Peshawar, où sont rassemblés trois millions de réfugiés afghans auxquels se mêlent des volontaires arabes et des musulmans de différentes régions du monde. Avec Abdullah Azzam, devenu son mentor, il crée le Bureau des services aux moudjahidin et met une partie de sa fortune au service du djihad afghan, tout en participant aux opérations de guérilla contre l'occupant soviétique. Oussama Ben Laden bénéficie alors du soutien logistique et financier des États-Unis via les services secrets pakistanais (ISI), ainsi que du soutien du royaume saoudien.

2. Naissance d'al-Qaida et rupture avec les États-Unis et l'Arabie saoudite

Vers 1986, il établit ses propres camps d'entraînement en Afghanistan et, à la fin 1988, il crée une base de données recensant les volontaires pour le djihad afghan qui transitent par ses camps : ainsi naît al-Qaida (littéralement « la base »), réseau destiné à internationaliser le djihad et, notamment, à renverser les régimes musulmans perçus comme hérétiques et corrompus. Au rang de ces derniers figure l'Arabie saoudite, qui, depuis la guerre du Golfe (août 1990-février 1991), autorise une présence américaine sur les Lieux saints, ce qu'Oussama Ben Laden ne peut se résoudre à accepter.

Rompant radicalement avec ses parrains (saoudiens et américains), Oussama Ben Laden se réfugie, avec bon nombre de ceux que l'on appellera les « Afghans » (vétérans de la guerre d'Afghanistan), au Soudan (1991). Mais, devenu un hôte encombrant pour Khartoum soumis à de fortes pressions internationales à la suite de la tentative d'assassinat contre Hosni Moubarak à Addis-Abebba (juin 1995), il se réfugie dans les montagnes du Waziristan (à la frontière de l'Afghanistan et du Pakistan) en mai 1996.

De là, il poursuit son combat et lance des fatwa contre les États-Unis et l'Arabie saoudite (qui l'a déchu de sa nationalité en 1994), tout en légitimant les attentats qui viennent de viser la base américaine de Khobar en Arabie saoudite (25 juin 1996). Bénéficiant de la protection du mollah Mohammad Omar (chef spirituel des talibans), il fournit aux talibans des troupes, des armes et de l'argent pour combattre l'Alliance du Nord et le commandant Ahmad Chah Masud.

3. Les États-Unis pour cible

En février 1998, Oussama Ben Laden crée le Front international islamique contre les Juifs et les croisés, fédération de groupes islamistes du Bangladesh, d'Égypte et du Pakistan, et émet une fatwa dans laquelle il décrète que le devoir de chaque musulman est de « tuer les Américains et leurs alliés, civils et militaires » où que ce soit.

Condamné par les États-Unis pour l'attentat qui frappe le World Trade Center en 1993, tenu pour le principal commanditaire des deux attentats qui ont visé les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie (7 août 1998), et pour l'attentat suicide contre le destroyer USS Cole à Aden (2000), Oussama Ben Laden est aussi désigné, ainsi qu'al-Qaida, comme commanditaire des attaques terroristes du 11 septembre 2001, menées contre des sites commerciaux, politiques et militaires (le World Trade Center à New York, le Pentagone à Washington).

4. L'ennemi public n°1

Échappant aux forces spéciales américaines à Tora Bora (Afghanistan), Oussama Ben Laden, devenu l'homme le plus recherché des États-Unis, distille régulièrement ses diatribes envers le monde occidental tout en demeurant insaississable. Au fil des années cependant, l'influence de celui qui incarne le djihadisme international perd en puissance même s'il adoube des filiales telles al-Qaida au pays des deux Lieux saints (Arabie saoudite), al-Qaida au pays des deux fleuves (Iraq), al-Qaida au Maghreb islamique (Algérie) – qui agissent indépendemment.

Finalement, Oussama Ben Laden est tué lors de l'attaque menée le 2 mai 2011 par les forces spéciales américaines contre la villa-bunker où il vivait, reclus, à Abbottabad au nord d'Islamabad (Pakistan).

Pour en savoir plus, voir les articles attentats du 11 septembre 2001, al-Qaida.