Entré dans l'Organisation des Nations unies en 1962, il est sous-secrétaire général (mars 1992-février 1993), puis secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix (mars 1993-décembre 1996). Représentant spécial du secrétaire général pour l'ex-Yougoslavie (novembre 1995-mars 1996), il supervise la transition de la FORPRONU à une force multinationale de mise en œuvre de la paix (IFOR) sous la direction de l'OTAN. Il reconnaît publiquement l'échec de l'ONU au Rwanda (et demande l'ouverture d'une commission d'enquête indépendante) ainsi qu'en Bosnie-Herzégovine. Devenu secrétaire général de l'Organisation en janvier 1997, il poursuit le plan de réformes commencé un an plus tôt et s'efforce à plusieurs reprises de maintenir l'engagement de la communauté internationale en faveur de l'Afrique. En 1998, il lance notamment une tentative pour obtenir que l'Iraq respecte les résolutions du Conseil de sécurité et, en 1999, une action diplomatique pour organiser une réaction internationale à la violence au Timor-Oriental. Décrivant comme une priorité personnelle la lutte contre l'épidémie du sida, il propose la création d'un fonds mondial sida et santé. Réélu le 29 juin 2001 pour un second mandat (2002-2007), il milite pour l'ingérence humanitaire et les oubliés de la mondialisation, avant d'obtenir, en 2001, conjointement à l'Organisation qu'il préside, le prix Nobel de la paix.
Pour en savoir plus, voir l'article Organisation des Nations unies (ONU).