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Drapeau de l'État de Saint-Vincent-et-les-Grenadines

Saint-Vincent-et-les-Grenadines

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Carton de situation

Saint-Vincent-et-les-Grenadines
en anglais Saint Vincent and the Grenadines

État insulaire des Petites Antilles, Saint-Vincent-et-les-Grenadines se situe au nord de la Grenade et au sud de Sainte-Lucie. Saint-Vincent-et-les-Grenadines est membre du Commonwealth.

Superficie : 388 km2
Nombre d'habitants : 109 000 (estimation pour 2010)
Nom des habitants : Saint-Vincentais-et-Grenadins
Capitale : Kingstown
Langue : anglais
Monnaie : dollar des Caraïbes orientales

Chef de l'État : Élisabeth II représentée par Frederick Ballantyne

Chef du gouvernement : Ralph Gonsalves

Nature de l'État : monarchie constitutionnelle à régime parlementaire

Constitution :

 Entrée en vigueur : 27 octobre 1979

 Révision : 1986

Institutions

Exécutif

Chef de l'État : roi

Chef du gouvernement : Premier ministre

Législatif

 Assemblée

GÉOGRAPHIE

L'île principale (345 km2), Saint-Vincent, est montagneuse, couverte d'une épaisse forêt, et connaît une intense activité volcanique (la Soufrière). Trente-deux petites îles coralliennes correspondant à la partie nord de l'archipel des Grenadines lui sont rattachées. L'ensemble de la région est exposé aux effets dévastateurs des ouragans, ou cyclones tropicaux.

   Une faible communauté de Caribs, issus des plus anciens habitants de Saint-Vincent, subsiste encore. Aujourd'hui, l'essentiel de la population est formé des descendants d'esclaves africains, amenés de force lors de la période coloniale. Elle se concentre principalement sur les franges côtières. L'accroissement naturel est assez faible (0,9 % en 2009).

   L'économie est fragile et fondamentalement rurale. L'agriculture repose essentiellement sur la production de la banane et représente une forte part de la valeur des exportations du pays. Les autres secteurs sont à un stade embryonnaire. L'industrie agroalimentaire progresse lentement. La pêche couvre avant tout le marché local. Le tourisme est encore réduit malgré un potentiel naturel avantageux. L'investissement étranger est encouragé pour favoriser le développement économique du pays.

HISTOIRE

Colonisation et résistance

Saint-Vincent est habitée par les Caribs quand les Espagnols l'abordent en 1498. En 1673, l'échouage d'un navire négrier entraîne la dispersion d'esclaves africains dans l'île. Les Caribs noirs naissent alors de leur fusion avec les Amérindiens. Ce n'est qu'à partir du XVIIIe s. que Saint-Vincent fait l'objet des projets de colonisation des Européens. Anglais et Français se disputent le territoire mais se heurtent surtout à une violente résistance de la part des Caribs noirs. En 1776, ceux-ci sont conduits à signer un traité de partage de l'île avec les Anglais. Une nouvelle insurrection des Caribs noirs, en 1795, provoque leur écrasement définitif et leur déportation massive vers l'île de Roatán au large du Honduras. Saint-Vincent devient alors une colonie esclavagiste vouée à la culture de la canne à sucre.

L'indépendance

Les îles sont membres de la Fédération des Indes-Occidentales, de 1958 jusqu'à la dissolution de 1962. L'autonomie interne est obtenue en 1969, et l'indépendance dix ans plus tard. Les premières élections sont remportées par le Saint Vincent Labour Party (SVLP) de Milton Cato. La violence politique et sociale marque ces premières années. Arrivé au pouvoir en 1984, le New Democratic Party (NDP) de James Mitchell perd les élections de 2001 au profit de l'Unity Labor Party (ULP), né en 1994 de la fusion du SVLP et du Movement for National Unity (MNU). Ralph Gonsalves devient alors Premier ministre. Il travaille à calmer les tentations sécessionnistes des Grenadines. Mais son gouvernement peine à résoudre le problème de la criminalité liée au trafic de drogue. En 2005, l'ULP remporte plus de 55 % des voix et 12 sièges sur 15 aux élections législatives et R. Gonsalves est reconduit dans ses fonctions. Désavoué en novembre 2009 lors d'un référendum sur un projet de réforme constitutionnelle instaurant la république, il remporte de justesse les élections en décembre 2010 malgré la forte mobilisation et la progression de l'opposition (7 sièges contre 8 pour l'ULP) et entame un troisième mandat.

   Saint-Vincent-et-les-Grenadines est membre de la Communauté et du Marché commun des Caraïbes (Caricom) depuis 1974, de l'Organisation des États des Caraïbes orientales (OECO) depuis 1981, du Marché unique du Caricom (CSME) depuis 2006 et a rejoint l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA) en juin 2009. À la différence de la plupart des pays de la région, mais comme Saint-Kitts-et-Nevis et Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines maintient des liens avec Taïwan dont elle obtient régulièrement une aide financière.

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