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Papouasie-Nouvelle-Guinée

en anglais Papua New Guinea

Carton de situation - Papouasie-Nouvelle-Guinée
Drapeau de la Papouasie-Nouvelle-Guinée
Drapeau de la Papouasie-Nouvelle-Guinée

État insulaire d'Océanie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée est située en Mélanésie, dans le sud-ouest de l'océan Pacifique, à l'est de l'Indonésie et au nord de l'Australie. Composée essentiellement par la moitié orientale de l'île de la Nouvelle-Guinée, à laquelle s'ajoutent plusieurs îles et archipels (Buka, Bougainville, archipel Bismarck, îles de l'Amirauté, archipel de la Louisiade, îles d'Entrecasteaux…), elle est baignée au nord par la mer de Bismarck, à l'est par la mer des Salomon, au sud par la mer de Corail, le golfe de Papouasie et le détroit de Torres, et bordée à l'ouest par la province indonésienne de Papouasie-Occidentale.
La Papouasie-Nouvelle-Guinée est membre du Commonwealth.

  • Superficie : 463 000 km2
  • Nombre d'habitants : 7 321 000 (estimation pour 2013)
  • Nom des habitants : Papouans-Néo-Guinéens
  • Capitale : Port Moresby
  • Langues : anglais, hiri motu, et tok pisin
  • Monnaie : kina
  • Chef de l'État : Élisabeth II représentée par Bob Dadae
  • Chef du gouvernement : Peter O'Neill
  • Nature de l'État : monarchie constitutionnelle à régime parlementaire
  • Constitution :
    • Entrée en vigueur : 16 septembre 1975
Pour en savoir plus : institutions de la Papouasie-Nouvelle-Guinée

GÉOGRAPHIE

C'est un territoire montagneux au nord, marécageux au sud, humide, en grande partie couvert par la forêt et habité par des tribus éparses. Quelques plantations (café, cacao) jalonnent le littoral. Le sous-sol fournit surtout du cuivre et de l'or.

Le pays, au relief montagneux, comprend de nombreux volcans actifs et connaît de fréquents séismes. Il est dominé par une cordillère centrale, d'orientation est-ouest, culminant à 4 509 m d'altitude (mont Wilhelm) et composé de chaînes montagneuses entrecoupées de vallées larges et profondes et de plateaux intérieurs. Le climat est de type subéquatorial, avec des températures et des précipitations très élevées. La forêt dense couvre la majeure partie des terres.

La population est hétérogène sur le plan ethnique. Aux Papous proprement dits, qui vivent dans les montagnes de la Nouvelle-Guinée, s'ajoutent sur les littoraux et les nombreuses îles d'autres groupes mélanésiens, des Polynésiens, ainsi que des Pygmées dans les régions les plus isolées. Il existe entre 700 et 800 langues et dialectes, mais le pidgin anglais s'est développé comme langue commune. La majorité des Papous vit dans les zones de moyenne altitude, exemptes de malaria, au sein de petits groupes isolés et souverains sur leur territoire, organisés en confédérations qui communiquent entre elles selon des modes complexes et très ritualisés. Cette population conserve un mode de vie traditionnel fondé sur la culture sur brûlis, la chasse et la cueillette fournissant un complément de ressources. L'ouverture sur le monde extérieur est lente (en mai 1993, des contacts sont établis pour la première fois avec une tribu nomade du nord-ouest de la grande île, la tribu Liawep, comprenant 80 membres) et s'accompagne de la pénétration de l'économie monétaire et de la création de plantations.

L'agriculture occupe 72 % des actifs et représente 42 % du produit intérieur brut (P.I.B.). Seules 15 % des terres sont considérées comme arables. Aux cultures vivrières (patate douce, taro, riz, igname, banane, maïs, canne à sucre) s'ajoutent des cultures commerciales : cocotiers (production de coprah, 6e rang mondial), palmiers à huile, thé, cacao, hévéas (caoutchouc), pyrèthre et café – qui constitue la première exportation agricole. La plupart des plantations se situent sur les terres basses littorales, marécageuses et peu peuplées. Les ressources minières sont considérables, en particulier pour ce qui est du cuivre et de l'or. L'exploitation des nouvelles mines d'or de Misima et Porgera (centre de la Nouvelle-Guinée), depuis 1989, et des gisements d'hydrocarbures découverts à la fin des années 1980 permet de pallier le tarissement des revenus procurés par le cuivre de Bougainville depuis la sécession proclamée de l'île (l'important gisement de Panguna assurait 37 % des exportations et 17 % des revenus fiscaux à la fin des années 1980). Les principales villes sont des ports : Rabaul (en Nouvelle-Bretagne), Lae et Madang (sur la côte septentrionale de la Nouvelle-Guinée) et surtout, sur le littoral méridional, la capitale, Port Moresby. La Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui reste dans un état de sous-développement profond, reçoit une importante aide extérieure, dont 92 % provient de l'Australie, et accentue l'ouverture de son économie en direction de l'Asie (adhésion à l'APEC).

HISTOIRE

1. La Papouasie-Nouvelle-Guinée dans le Commonwealth

La Papouasie-Nouvelle-Guinée accède à l'autonomie interne le 1er décembre 1973 et à l'indépendance le 16 septembre 1975, dans le cadre du Commonwealth. Elle est aussitôt confrontée à des problèmes internes, avivés par les rivalités tribales et les courants irrédentistes. Ainsi, avant même l'annonce officielle de l'indépendance, l'île de Bougainville (1er septembre 1975) fait sécession et prend le nom de République de Salomon du Nord. Pour apaiser le conflit, le gouvernement accorde en juillet 1976 l'autonomie à Bougainville, en la dotant d'un statut provincial.

2. L'accession à l'indépendance

En mai 1990, Francis Ona, chef de l'Armée révolutionnaire de Bougainville (BRA), proclame l'indépendance de l'île. Le gouvernement de Port Moresby envoie alors des forces armées pour mater la rébellion et organise le blocus de l'île. En octobre 1992, il lance une vaste offensive militaire et restaure son autorité sur le centre de l'île.

Les efforts pour parvenir à une solution négociée, dans l'impasse depuis 1994, sont relancés par la Nouvelle-Zélande en 1997. Le 30 avril 1998, un accord de cessez-le-feu est signé à Arawa, mettant fin à un conflit qui a fait 15 000 victimes.

La force internationale chargée de veiller au respect de l'accord, envoyée sous l'égide de l'ONU, est dominée par l'Australie, qui fournit l'essentiel du contingent (250 hommes sur 300). En mars 2000, les autorités centrales acceptent l'idée d'un référendum sur l'indépendance de l'île (accord de Loloata).

À l'issue des premières élections, qui se déroulent en 2005, un gouvernement autonome, un Parlement et un président sont mis en place.

3. Une grande instabilité politique

La vie politique de la Papouasie-Nouvelle Guinée est dominée par les scandales mettant en cause les deux derniers Premiers ministres, sir Julius Chan (1994-1997) et Bill Skate (1997-1999). Sir Paias Wingti (Premier ministre de 1985 à 1988 et de 1992 à 1994) rapproche le pays de l'Asie du Sud-Est et permet son entrée au sein de l'Asia Pacific Economic Cooperation (APEC) en novembre 1993. Ses successeurs recentrent la politique extérieure du pays sur le Pacifique Sud.

Les élections législatives de juin 2002, marquées par la violence et la fraude, voient 2 875 candidats représentant 45 partis se disputer les 109 sièges à pourvoir. Le Mouvement démocratique du peuple (PDMP), du Premier ministre sortant, M. Morauta, n'obtient que 12 sièges (contre 39 aux élections de 1997), devancé par l'Alliance nationale (NA) de sir Michael Somare (19 sièges), qui forme un nouveau gouvernement de coalition avec sept autres partis.

Afin de réduire les désordres et la fraude des élections précédentes, le renouvellement du Parlement, en juin-juillet 2007, se fait pour la première fois au scrutin préférentiel, après révision des listes électorales (le nombre d'électeurs passe de 5,3 millions à 3,9 millions d'inscrits) et sous surveillance de l'armée. 2 700 candidats, représentant 37 partis, sont en lice. L'Alliance nationale remporte 27 sièges. Sir M. Somare, reconduit dans ses fonctions, forme un gouvernement avec quatorze partis, la plus large coalition depuis l'indépendance du pays.

La situation politique reste cependant très instable, conduisant en 2011-2012, à une longue crise politique à la suite de la destitution du Premier ministre en exercice. Contestant cette décision, M. Somare reste à la tête d’une administration parallèle tandis que Peter O'Neill est élu par le parlement. Ce dernier – dont la légitimité est reconnue par le gouverneur général – et son parti, le parti du Congrès national populaire (PNCP), arrivent finalement en tête des élections de juin-juillet 2012. Son adversaire ayant reconnu sa défaite et accepté d’appuyer la formation d’un nouveau gouvernement, P. O'Neill est officiellement investi par le Parlement en août.