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Monaco

Nom officiel : principauté de Monaco

Carton de situation - Monaco
Drapeau de Monaco
Drapeau de Monaco

État d'Europe méridionale, sur la Méditerranée, Monaco est enclavé dans le département français des Alpes-Maritimes.

  • Superficie : 2 km2
  • Nombre d'habitants : 38 000 (estimation pour 2013)
  • Nom des habitants : Monégasques
  • Capitale : Monaco
  • Langue : français
  • Monnaie : euro
  • Chef de l'État : Albert II
  • Chef du gouvernement : Michel Roger
  • Nature de l'État : monarchie constitutionnelle
  • Constitution :
    • Entrée en vigueur : 17 décembre 1962
    • Révision : 2002
Pour en savoir plus : institutions de Monaco

GÉOGRAPHIE

Placée sous la protection de la France, la principauté de Monaco est gouvernée depuis 1297 par les Grimaldi, famille d'origine génoise, dont le palais occupe une partie d'une presqu'île escarpée, le Rocher. L'activité principale, le tourisme, reste fondée sur le casino de Monte-Carlo (construit par Charles Garnier en 1878-1879). Elle est également animée par l'existence de musées originaux (d'océanographie et d'anthropologie préhistorique, par exemple), d'un Grand Prix automobile de formule 1 et d'un port de plaisance.

Fréquenté par une élite internationale, surtout à la fin du xixe s., Monaco attire aujourd'hui un tourisme de masse (environ 280 000 personnes par an).

L'activité industrielle, favorisée par le régime fiscal, est plus récente ; sa main-d'œuvre vient essentiellement des villes voisines, françaises et italiennes : plus de 30 000 frontaliers des Alpes-Maritimes viennent chaque jour travailler à Monaco, dont ils représentent les trois quarts de la population active. La principauté se trouve à l'étroit sur ses 148 hectares et ses 3 500 m de littoral rocheux. Elle a dû gagner une trentaine d'hectares sur la mer, et la plupart des constructions nouvelles sont bâties en élévation.

Monaco est considéré comme un paradis fiscal. De nombreuses banques internationales ont ouvert des filiales à Monaco en raison des avantages fiscaux. Le quartier des affaires a pris possession de la Condamine, située autour d'une petite baie. Une des premières sociétés monégasques est la Société des bains de mer, qui est propriétaire des principaux hôtels et clubs de la principauté, du casino et de l'Opéra. L'industrie (chimie, pharmacie et appareils de précision) se concentre à Fontvieille et dans le quartier du port.

Un projet d'extension de 6 hectares gagnés sur la mer, à proximité de l'Anse du Portier, prévoit la construction de logements de luxe, commerces, bureaux, équipements publics et port.

HISTOIRE

Colonie phénicienne, la ville consacra un temple à Melkart, surnommé l'Unique (en grec Monoïkos, donc en latin Monaecus, d'où le nom de Portus Herculis Monaeci, puis de Monaco), puis fut annexée par Marseille et christianisée au ier siècle.

Au xie s., elle apparaît dans l'aire des intérêts génois, qui se font concéder toute la côte ligure par Frédéric Barberousse (1162). La seigneurie de Monaco connaît un sort troublé entre l'Empire, Gênes et les seigneurs de Provence (dont Charles d'Anjou) et ne revient aux Grimaldi qu'en 1297, lorsque François s'empare du château, construit en 1215, et fait de Monaco une base navale guelfe.

Enjeu des luttes intestines génoises entre guelfes (Fieschi, Grimaldi) et gibelins, convoitée par la Provence et la France, elle passe de main en main au xive siècle, notamment dans celles de Gênes (1357-1395), mais conquiert finalement son autonomie sous la protection de Louis II d'Anjou (1409-1419), pour passer définitivement aux Grimaldi en 1419. Ceux-ci songent un moment à solliciter la protection française (1509), mais se tournent vers l'Espagne après que la France a reconnu l'indépendance de Monaco (février 1512) et signent le traité de Burgos, modifié à Tordesillas (1524), qui les place dans l'orbite de l'Espagne quoique en préservant une autonomie formelle. Mais l'occupation militaire espagnole en 1605 provoque un retournement vers la France, qui, par la convention de Péronne (14 septembre 1641), et après l'émeute du 17 septembre 1641, prend Monaco sous sa protection en y plaçant une garnison, en accordant aux Grimaldi la souveraineté sur Menton et Roquebrune, ainsi que le duché-pairie de Valentinois. Avec Antoine Ier, la famille des Grimaldi s'éteint en 1731 ; mais, comme sa fille a épousé (1715) le comte de Goyon-Matignon, celui-ci adopte le nom des Grimaldi, est créé duc de Valentinois et assure la succession.

À la veille de la Révolution française, le prince Honoré III (1733-1795) doit consentir des réformes politiques (1789), mais il perd ses possessions en France (→ nuit du 4 août), et la principauté est annexée (3 janvier 1793). Le premier traité de Paris (1814) restaure les Grimaldi et met fin à la protection française, qui est remplacée par celle de la Sardaigne (congrès de Vienne [1815] et traité de Stupinigi [8 novembre 1817]).

À l'instigation des Sardes, des troubles révolutionnaires détachent Menton et Roquebrune de la principauté (1848), qui les récupère après protestation près des puissances signataires de 1814, pour les céder finalement à la France (février 1861). Dès lors, Monaco se place volontairement sous la protection française (union douanière, 1865), tout en conservant sa souveraineté. Grâce au développement des établissements de jeux, elle supprime les impôts fonciers, personnels et mobiliers, ainsi que les patentes (février 1869).

Absolutiste jusqu'en 1911, le régime politique est modifié, grâce à Albert Ier (1889-1922), par la Constitution de 1911, remaniée en 1917 et en 1930 dans un sens libéral. La France étant héritière en cas d'extinction dynastique, et Louis II (1922-1949) n'ayant pas eu d'enfant légitime, sa fille naturelle Charlotte est reconnue comme héritière ; celle-ci, ayant épousé Pierre, comte de Polignac, devenu Grimaldi par ordonnance souveraine (mars 1920), assure la continuité dynastique par son fils Rainier III (1949), qui, de son mariage avec Grace Kelly, aura trois enfants.

La Constitution est à nouveau libéralisée par Rainier en 1962. Elle instaure une monarchie constitutionnelle donnant le droit de vote aux femmes. Le prince exerce le pouvoir exécutif avec un Conseil de gouvernement de 4 membres, et le pouvoir législatif avec un conseil de 18 membres élus tous les cinq ans. Depuis 1992, les femmes peuvent transmettre la nationalité monégasque à leurs enfants, droit auparavant exclusivement masculin.

En 2004, à la suite de son adhésion au Conseil de l'Europe dont elle devient le 46e État membre, la principauté est contrainte d'amender sa Constitution en conférant notamment davantage de pouvoirs au Conseil national, son Parlement.

À la mort de Rainier III, survenue en 2005 après 56 ans de règne, son fils Albert II lui succède. Rompant avec la politique de son père, Albert II annonce une ère nouvelle, alliant finance et éthique. Après avoir été identifié par l'OCDE comme paradis fiscal non-coopératif, Monaco accepte de signer de nombreux accords d’échange d’informations fiscales avec plusieurs pays lui permettant de sortir de la « liste noire » de l'OCDE en septembre 2009.