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Liberia

Nom officiel : République du Liberia

Carton de situation - Liberia
Drapeau du Liberia
Drapeau du Liberia

État d'Afrique de l'Ouest, le Liberia est baigné au sud et à l'ouest par l'océan Atlantique et limité au nord-ouest par la Sierra Leone, au nord-est par la Guinée, à l'est par la Côte d'Ivoire.

  • Superficie : 110 000 km2
  • Nombre d'habitants : 4 294 000 (estimation pour 2013)
  • Nom des habitants : Libériens
  • Capitale : Monrovia
  • Langue : anglais
  • Monnaie : dollar libérien
  • Chef de l'État : Ellen Johnson Sirleaf
  • Chef du gouvernement : Ellen Johnson Sirleaf
  • Nature de l'État : république
  • Constitution :
    • Entrée en vigueur : 6 janvier 1986
    • Révisions : juillet 1988, juillet 1997
Pour en savoir plus : institutions du Liberia

GÉOGRAPHIE

En grande partie recouvert par la forêt dense, le pays possède des plantations de palmiers à huile, de caféiers et surtout d'hévéas. Le sous-sol recèle des diamants, de l’or et du fer. Le Liberia tire encore d'importants revenus du prêt de son pavillon (la flotte libérienne est la deuxième du monde). Mais le pays a été ruiné par la guerre civile (liée à la diversité ethnique).

1. Le milieu naturel

Pays très pluvieux, au climat subéquatorial, le Liberia s'étend sur le versant méridional de la Dorsale guinéenne : plaine côtière et moyennes collines, hauts plateaux disséqués et régions montagneuses s'étagent jusqu'aux monts Nimba. La forêt équatoriale occupe les vastes espaces vides de l'intérieur.

2. Un peuplement disparate

La population du Liberia est composée de deux souches d'origine et d'importance très différentes : d'une part, les descendants des émigrés afro-américains arrivés au début du xixe s., d'autre part, les ethnies autochtones. Mais les bouleversements survenus après 1980 ont provoqué un relatif brassage de la population, en même temps qu'une forte émigration vers les pays voisins. Jusqu'au coup d'État de Samuel Doe, en 1980, les Libéro-Américains (moins de 5 % de la population totale), concentrés dans les villes et sur la côte, constituaient la classe possédante et dirigeante. Les autochtones se répartissent, quant à eux, en trois groupes : en premier lieu, les Krus (parmi lesquels les Bassas), peuple de marins, numériquement le plus important, dispersés dans l'est du pays et sur la côte ; ensuite, les Mandés, subdivisés en Mandé-Fu (comprenant, au sud, les Vaïs) et en Mandé-Tan (englobant, au nord, l'importante ethnie des Kpellés) ; enfin, le groupe atlantique occidental qui compte des Golas et des Kissis.

3. Une économie prospère ruinée par la guerre civile

Le Liberia, riche en ressources agricoles et minières, avait connu un réel développement après la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci avait été amorcé par le président William Tubman, un Libéro-Américain qui resta vingt-sept ans au pouvoir (de 1944 à 1971), tout en associant des « natives » aux responsabilités administratives, et qui équipa le pays en infrastructures (routes, ports, aéroports).

La guerre civile qui a éclaté en 1989 a ruiné l'économie du pays, déjà mise à mal sous le régime du président Doe. Durant les années 1980, le P.N.B. a baissé d'environ 2,1 % par an, et la situation n'a fait qu'empirer par la suite.

La production agricole (qui employait 70 % de la population) a chuté de 36 % en 1990, augmenté de 5,5 % en 1992, mais baissé à nouveau de 11 % en 1993. L'agriculture vivrière a régressé, en particulier la production de riz, tombée de 228 000 tonnes en 1985 à 110 000 tonnes en 1991. L'agriculture commerciale (café, cacao, palmier à huile, hévéa), pratiquée par les paysans locaux à côté des grandes plantations industrielles (comme celle de la Firestone, américaine, créée en 1926 et qui cultivait l'hévéa sur des milliers d'hectares), a également décliné. Dès 1988, la Firestone céda ses intérêts libériens à la Bridgestone japonaise ; la production de caoutchouc, tombée à 9 000 tonnes en 1991, est remontée à 31 000 tonnes en 1996.

L'exploitation des ressources minières (fer, diamants, or), qui procurait l'essentiel du revenu national (57 % des exportations en 1987), a périclité. La production de minerai de fer est passée de 8 millions de tonnes en 1988 à 2,5 millions en 1990. La LAMCO américano-suédoise, qui exploitait le fer des monts Nimba, a été absorbée en 1989 par une entreprise gouvernementale, la Liberian Mining Cy, qui s'est associée au groupe African Mining Consortium, basé en Grande-Bretagne. En 1992, la production de diamants de joaillerie (60 000 carats) et de diamants industriels (90 000 carats) ne représentait plus que 2 % des exportations. La production d'or est, quant à elle, tombée de 700 kilos en 1989 à 600 en 1991. La balance commerciale est restée excédentaire jusqu'en 1988. Les États-Unis étaient alors le principal partenaire du Liberia, devant les pays d'Europe occidentale. La seule activité qui ait échappé à la débâcle économique est celle provenant des pavillons de complaisance généreusement accordés par le Liberia, qui en a fait le premier armateur du monde.

Aujourd'hui, malgré une situation intérieure encore préoccupante, certains indicateurs économiques se sont redressés. Ainsi, en 1999, la production d'or a atteint 1 000 kg ; celle du riz est remontée à 210 millions de tonnes en 2000.

HISTOIRE

1. De la Côte du Poivre au Liberia

On sait peu de chose sur l'histoire du Liberia avant que les Portugais ne découvrent au xve s. le pays qu'ils dénomment « Côte du Poivre ». Ses forêts impénétrables et sa côte inhospitalière abritent alors des populations de Mandés et de Krus vivant d'agriculture (riz) et de pêche.

La Société américaine de colonisation fonde en 1822 à l'embouchure du Mesurado un établissement pour des esclaves libérés, lesquels se heurtent à l'hostilité des autochtones.

L'établissement se proclame indépendant sous le nom de « Liberia » et se dote d'une Constitution en 1847 ; sa capitale prend le nom de Monrovia en l'honneur du président américain Monroe.

En 1857, le Liberia fusionne avec le Maryland, établissement du même type fondé en 1833 au cap des Palmes. Vers la fin du siècle, des accords favorables au Royaume-Uni et à la France fixent les frontières définitives du pays. Les États-Unis vont jouer par la suite le rôle de protecteur attitré du Liberia.

2. La domination des Libéro-Américains

Les « Libéro-Américains », grands propriétaires fonciers, sont accusés en 1930 devant la Société des Nations (SDN). de pratiques proches de l'esclavage envers la main-d'œuvre autochtone. Le président James Barclay évite de justesse la menace de voir la SDN prendre en main l'administration du pays. Cependant, des entreprises américaines s'installent, dont la Firestone, dès 1926, qui avait obtenu une énorme concession pour la plantation d'hévéas. L'exploitation des mines de fer des monts Nimba s'amorce après la Seconde Guerre mondiale.

Le président William Tubman, leader du True Whig Party, réélu de 1944 à 1971, cherche à intégrer dans la nation les peuples de l'intérieur ; il développe l'économie du pays, mais, dans les années 1960, des grèves éclatent dans les plantations d'hévéas et les mines de fer. C'est le vice-président, le Dr William Tolbert, qui succède à William Tubman à la mort de celui-ci, en 1971. L'emprise du True Whig Party est de plus en plus contestée, et, en 1979, la Progressive Alliance of Liberia (PAL) – d'inspiration marxiste –, dirigée par Gabriel Baccus Matthews, déclenche de graves émeutes à la suite de la hausse du prix du riz.

3. Le coup d'État de Samuel Kaneyou Doe

Le 12 avril 1980, un groupe de sous-officiers et d'hommes de troupe, pour la plupart originaires de l'intérieur, et dirigés par le sergent-chef Samuel Kaneyou Doe, met brutalement fin à la suprématie des Libéro-Américains. Le président William Tolbert est tué et ses ministres sommairement exécutés. Samuel Kaneyou Doe prend le pouvoir. .

Sur fond de détérioration de la situation économique, il promet le retour à un régime civil. Les partis politiques sont à nouveau autorisés, notamment les formations de Gabriel Baccus Matthews et d'un autre opposant, Amos Sawyer. Élu à la présidence de la République en octobre 1985, Samuel Kaneyou Doe doit faire face à plusieurs tentatives de coups d'État, dont celles du général Thomas Quiwonkpa. En 1986, le président lui-même admet que l'économie de son pays est dans une « situation terrible »

4. La guerre civile (1989-1996)

En décembre 1989 éclate une insurrection, menée par le National Patriotic Front of Liberia (NPFL) de Charles Taylor, un ancien fonctionnaire accusé de malversations, qui recrute ses combattants dans les monts Nimba. L'insurrection se généralise en une sanglante guerre civile (qui fait 150 000 morts), dans laquelle s'impliqueront les différentes ethnies du pays, notamment le clan des Krahns, fidèles à Samuel Kaneyou Doe, des Forces armées libériennes (AFL). Les troupes du NPFL parviennent en septembre 1990 jusqu'à Monrovia, où Samuel Kaneyou Doe est tué.

Un accord de cessez-le-feu est signé en novembre entre les AFL, le NPLF et le mouvement de Prince Johnson (qui a abattu Samuel Kaneyou Doe), sous l'égide de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

Amos Sawyer est élu président intérimaire par la conférence nationale de mars 1991. CharlesTaylor, qui a refusé d'y participer, accepte en octobre l'intervention d'une force armée de la CEDEAO (Ecomog), principalement composée d'effectifs nigérians. Mais les rebelles refusent de désarmer, tandis qu'apparaît en juin 1991 une autre faction – United Liberation Movement of Liberia (Ulimo) – qui s'oppose au NPFL, mais se scinde en deux branches rivales, l'une dirigée par Roosevelt Johnson, et l'autre, à prédominance musulmane, conduite par Alhaji Kromah.

Une série d'accords de paix (à Genève en 1991, dans différentes capitales africaines en 1993, 1994 et 1995) restent lettres mortes. L'embrigadement de tout jeunes adolescents dans les rangs des combattants et des massacres répétés amènent l'Organisation des Nations unies (ONU) à dépêcher au Liberia une mission d'observation (MONUL). En 1994, un Conseil d'État est mis en place, mais les querelles autour de sa composition entravent les tentatives pour rétablir la paix.

5. Charles Taylor au pouvoir et la reprise des hostilités (1997-2003)

Après une féroce bataille pour Monrovia, un dernier accord, signé en août 1996 à Abuja (Nigeria) sous les auspices de la CEDEAO, met fin aux combats. Il prévoit le désarmement de tous les mouvements ainsi que des élections générales. Mme Ruth Perry est nommée présidente du Conseil d'État, qui compte parmi ses membres les trois principaux chefs de guerre, dont Charles Taylor.

Les élections de juillet 1997 voient ce dernier l'emporter à une confortable majorité (75 %) sur Ellen Johnson-Sirleaf, ancienne fonctionnaire internationale, plusieurs fois arrêtée sous le régime du président Samuel Kaneyou Doe.

La paix semble être revenue, ponctuée néanmoins de flambées de violence comme en septembre 1998. Les réfugiés, qui avaient fui la guerre civile et avaient trouvé refuge à Monrovia, sont chassés de la capitale et contraints de retourner dans leur village. Les Libériens vivent dans un sentiment d'insécurité permanent, entretenu par les forces de l'ordre.

Le 8 février 2002, l'état d'urgence est décrété à la suite des affrontements – d'abord limités au nord du pays puis s'étendant à la périphérie de Monrovia –, entre les forces gouvernementales et les Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD), un mouvement rebelle fondé en 1999 et composé des déçus de la « révolution » lancée par C. Taylor. Les sanctions – embargo aérien, interdiction du commerce des armes et des diamants – adoptées en mars 2001 par le Conseil de sécurité de l'ONU en raison du soutien apporté par le régime de Charles Taylor aux rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF) en Sierra Leone entrent en vigueur le 7 mai 2002.

Le 4 juin 2003, le gouvernement libérien et les factions rebelles qui le combattent – le LURD et le Mouvement pour la démocratie au Liberia (Model, apparu en mars 2003) – entament des pourparlers de paix sous l'égide de la CEDEAO. Cependant, des affrontements entre rebelles et forces gouvernementales pour le contrôle de Monrovia surviennent aussitôt après l'annonce de l'inculpation de Charles Taylor pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité par le tribunal de l'ONU pour la Sierra Leone (5 juin).

Un cessez-le-feu est signé (17 juin) prévoyant l'établissement d'un gouvernement intérimaire et le départ de Charles Taylor. Ce dernier, invité par le président Olusegun Obasanjo, accepte le principe d'un exil au Nigeria, après avoir abandonné le pouvoir à son vice-président, Moses Blah.

6. Transition politique et création de la Minul

Le 18 août, lors de pourparlers de paix à Accra (Ghana), les mouvements rebelles et le gouvernement libérien choisissent l'homme d'affaires Gyude Bryant pour diriger le futur gouvernement transitoire jusqu'en janvier 2006, date à laquelle une nouvelle équipe dirigeante aura été élue. En octobre, G. Bryant est investi à la tête du gouvernement, tandis qu'une mission des Nations unies pour le Liberia (Minul), composée de 15 000 Casques bleus chargés de surveiller l'accord de cessez-le-feu, est déployée dans le pays. Un an plus tard, en octobre 2004, les milices des différentes factions armées sont dissoutes et ont rendu leurs armes.

7. La reconstruction du pays sous la houlette d'Ellen Jonhson Sirleaf

Représentant un espoir d'une vie nouvelle, après quatorze années de guerre civile – au cours de laquelle 150 000 personnes ont péri, 400 000 ont été déplacées, la majorité des infrastructures détruites, l'économie anéantie –, des élections législatives et présidentielle se déroulent à l'automne 2005.

À l'issue du premier tour (11 octobre), le duel qui oppose George Weah, star du football, Ballon d'or 1995, descendant d'indigènes, et Ellen Johnson Sirleaf, diplômée de Harvard, symbolise l'affrontement séculaire entre autochtones et l'élite, issue des descendants d'esclaves américains affranchis, qui a exploité le pays pendant près de deux siècles. Victorieuse au second tour (8 novembre) avec 59,4 % des suffrages devant son rival G. Weah (40,6 %), E. Johnson-Sirleaf, la candidate préférée des institutions internationales, devient la première présidente du continent africain.

Les défis qui l'attendent, alors que sa formation, le parti de l'Unité, ne dispose pas de la majorité au Parlement, sont considérables : rétablir l'eau et l'électricité dont est privée la plus grande partie du pays, attirer les investisseurs étrangers, réinsérer 100 000 jeunes ex-combattants, mettre fin à la corruption et affronter les anciens chefs de guerre.

La demande faite au Nigeria d'extradition de l'ex-président C. Taylor, ravive les tensions. Ce dernier est déféré le 29 mars 2006 au Tribunal spécial pour la Sierra Leone. Son procès, délocalisé à La Haye pour des raisons de sécurité, s'ouvre le 4 juin 2007. Parallèlement, en février 2006, est mise en place une Commission Vérité et Réconciliation. Imposé par le Conseil de sécurité de l'ONU en 2003, le régime de sanctions est progressivement allégé : l'embargo sur les exportations de bois est levé en juin 2006 ; la levée de l'embargo sur le commerce des diamants, en avril 2007, permet au Liberia d'adhérer au processus de Kimberley, mis en place en 2003, et surtout, de renouer avec une croissance forte.

En février 2007, le pays voit ses dettes intégralement annulées par les États-Unis et par l'Allemagne. Depuis son investiture, la présidente s'efforce de renouer le dialogue avec les pays qui avaient combattu le régime de C. Taylor – Sierra Leone, Guinée, Côte d'Ivoire – et d'entretenir de bonnes relations avec les pays voisins : Nigéria, Burkina Faso et Ghana. Sur le plan de la sécurité, axe prioritaire de la présidente, la refondation de l'armée et de la gendarmerie est engagée avec le soutien des États-Unis. Toutefois, l'embargo sur les armes est toujours maintenu ; le mandat de la Minul, qui devait prendre fin en septembre 2006, a du être prolongé ; la peine de mort, abolie en 2005, a du être rétablie pour certains crimes en juillet 2008.

Si en septembre 2010, les pays créanciers du Club de Paris annulent à leur tour la dette du Liberia qui avait déjà obtenu un allègement du FMI et de la Banque mondiale en juin, l’un des objectifs économiques de la présidente est notamment d’améliorer les échanges lourdement déficitaires du pays malgré les exportations de caoutchouc. Un programme ambitieux de reconstruction vise notamment à relancer le secteur minier (potentiel pétrolier offshore, minerai de fer…) en y attirant les investissements étrangers. Plusieurs contrats sont ainsi passés avec des compagnies étrangères (australienne, chinoise, britannique) en 2010 et 2011.

8. La réélection d'Ellen Johnson Sirleaf

L’attribution du prix Nobel de la paix à la présidente sortante en octobre 2011, à la veille des élections, provoque une vive polémique dans le pays et les protestations de l’opposition.

Arrivée en tête du premier tour (avec 43,9 %) des voix devant Winston Tubman, candidat du Congrès pour le changement démocratique (CDC, 32,7 %), Ellen Jonhson Sirleaf est réélue sans surprise pour un second mandat le 8 novembre ; son principal adversaire ayant décidé de se retirer de la course après avoir contesté le premier résultat et l’ancien seigneur de guerre Prince Johnson (11,6 % des suffrages), s’étant rallié à la présidente sortante qui obtient 90,7 % des voix. Le second tour ne mobilise cependant que 38,6 % des électeurs contre plus de 71 % le 11 octobre. Émaillées de violents incidents sur lesquels se penche une commission d’enquête, ces élections sont saluées et reconnues notamment par les États-Unis (où la présidente a effectué sa première visite officielle en juin 2010), le Conseil de sécurité de l’ONU, la CEDEAO et l’UE.

Après avoir relancé les investissements étrangers dans le pays et renoué avec les partenaires économiques africains, la présidente doit encore relever de nombreux défis comme la poursuite du rétablissement des services de base et la réduction de la pauvreté. Elle doit également répondre aux recommandations de la Commission Vérité et Réconciliation publiées en décembre 2009 – préconisant notamment la comparution devant un tribunal spécial des principaux responsables des crimes de guerre et contre l’humanité commis de 1979 et 2003 – et restées, pour l’heure, sans suite.