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Journal

Journal d'Anne Frank (1947).

Rédigé en néerlandais entre le 14 juin 1942 et le 1er août 1944 sous le titre original Het Achterhuis, ce journal recueille les observations d'une jeune Allemande de treize ans, d'origine juive, sur les heures sombres de l'occupation d'Amsterdam par les nazis.

Pour échapper aux persécutions, Anne Frank et ses parents vivent volontairement cachés dans l'« Annexe », un espace exigu niché sous les toits. Confiant ses états d'âme à Kitty, une amie fictive, Anne décrit minutieusement les modes de vie de son entourage, l'évolution psychologique de compagnons affectés par leur retraite forcée, leur angoisse et leur espoir. Ainsi, l'annonce du débarquement allié de 1944 provoque l'enthousiasme de la petite communauté et la joie démesurée d'Anne ; pour autant, elle ne met pas fin à l'isolement des Frank. La fraîcheur de ses notations et la maturité de ses réflexions confèrent un relief extraordinaire aux confidences de la jeune fille.

L'opposition de ces caractères a pu faire douter, un temps, de l'authenticité du journal. Toutefois, celui-ci, par son mélange de spontanéité et d'analyse lucide – ainsi que par l'expertise officielle de l'Institut national néerlandais pour la documentation de guerre dont il a bénéficié –, est bien l'œuvre, bouleversante, d'une adolescente, qui meurt d'épuisement et de faim au camp de concentration de Bergen-Belsen en mars 1945.

Sauvé miraculement par Miep Gies et Bep Voskuijl, deux employées d'Otto Frank (le père d'Anne), le Journal a été remis à ce dernier après son retour des camps en juin 1945. C'est donc à son initiative qu'est paru le livre. On sait désormais qu'Anne Frank a écrit deux versions de son texte : l'une rédigée entre sa treizième et sa quinzième année ; l'autre à partir du printemps 1944, dans laquelle elle corrige et réécrit certains passages, de même qu'elle en supprime d'autres qu'elle juge peu intéressants – le tout dans l'idée de publier, après la guerre, un livre témoignant de la souffrance du peuple néerlandais durant l'occupation allemande. Otto Frank, à partir de cette version originale et de cette version retouchée, a publié en 1947 une troisième version abrégée pour raison de décence ou de discrétion. Depuis le début des années 1980, grâce au ANNE FRANK-Fonds de Bâle, légataire universel d'Otto Frank, le public peut enfin découvrir une nouvelle mouture du Journal, plus longue et enrichie de maints passages rétablis. Le livre est aujourd'hui traduit dans plus de 60 langues dans le monde.