Consulter aussi dans le dictionnaire : mort
Perte définitive par une entité vivante (organe, individu, tissu ou cellule) des propriétés caractéristiques de la vie, entraînant sa destruction.
Peine de mort,
peine criminelle sanctionnant les crimes les plus graves. (Synonyme : peine capitale.) [Supprimée en France par la loi du 9 octobre 1981, elle était exécutée par la décapitation au moyen de la guillotine, ou, pour les condamnés des tribunaux militaires et de la Cour de sûreté de l'État, par la fusillade. Depuis juin 1939, l'exécution n'avait plus lieu en public mais dans l'enceinte de l'établissement pénitentiaire. Pour en savoir plus, voir l'article abolition.]
Critères de la mort, données permettant d'affirmer le coma dépassé et d'autoriser sur le plan médico-légal le prélèvement d'organes.

À l'échelle cellulaire, l'immortalité, définie comme la continuité du fonctionnement vital, n'a rien d'exceptionnel. La mort des êtres pluricellulaires organisés peut avoir des causes externes (prédation, inanition, accident, maladie, changement du milieu, etc.), ou des causes internes (vieillissement, augmentation de la fragilité des os, des parois artérielles, etc.). Il existe des espèces dites annuelles qui, lorsque le climat présente une mauvaise saison (hiver, saison sèche), meurent à l'entrée de cette saison défavorable, laissant derrière eux des descendants en vie ralentie (graines, œufs). La mort peut affecter une partie seulement de l'organisme : feuilles des arbres, mues d'insectes et de serpents, bois de cœur et liège des arbres, etc. Le renouvellement de la substance vivante se traduit par la mort quotidienne de nombreuses cellules chez l'homme et les animaux en général. La mort seule permet à la biosphère de trouver place sur une planète qui ne grandit pas ; elle seule rend possible l'évolution biologique.

Les moyens actuels de la réanimation ont enlevé aux critères traditionnels de la mort (arrêt respiratoire et arrêt cardiaque) leur valeur ancienne, les appareils respiratoires supprimant le manque d'oxygène générateur de l'arrêt cardiaque. Il faut apporter la preuve de la mort cérébrale pour que le certificat de décès puisse être établi, même s'il persiste d'autres manifestations de fonctionnement viscéral.
Quelles que soient les circonstances de la mort, le premier temps de l'examen médico-légal est le diagnostic de la mort réelle absolue et constante, qui doit être distinguée de la mort apparente. Avant toute intervention sur le cadavre (autopsie, prélèvement), en dehors du cas de mort cérébrale, la constatation de l'arrêt du cœur doit être complétée par une certitude de l'arrêt circulatoire. On constate parallèlement une diminution progressive de la température jusqu'à la température ambiante. La rigidité cadavérique s'installe dans un délai variable, suivie de l'apparition des lividités cadavériques, plaques rouge violacé qui se forment sous la peau aux régions déclives. Après avoir acquis la certitude de la mort, le médecin légiste doit rechercher sa cause, naturelle ou suspecte.