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Selon Malthus, ces obstacles sont de deux ordres : l'obstacle destructif et l'obstacle préventif.
L'obstacle destructif est consécutif à la généralisation de la pauvreté, à celle de la famine ou aux guerres que peuvent se livrer les États dont les ressources sont insuffisantes pour faire face à l'augmentation de leur population.
L'obstacle préventif repose sur cette forme de « contrainte morale » qu'imposent la chasteté et le mariage tardif. Malthus condamne le contrôle des naissances, qu'il estime contraire aux lois de Dieu ; mais l'homme et la femme ne doivent s'unir qu'à partir du moment où ils sont à même de subvenir à leurs propres besoins et à ceux de leur descendance.
Malthus se montra également réticent à l'assistance aux populations défavorisées, parce que celle-ci ne peut qu'encourager la natalité. Mais, dans les éditions ultérieures de son Essai (il y en eut six jusqu'à 1826), il nuança son pessimisme. Il expliqua alors que la seule forme utile de solidarité sociale résidait dans le développement de l'instruction, qui permettait aux hommes de mieux se rendre compte que l'augmentation de la population était source de misère. Il voulait aussi encourager l'épargne populaire et l'importation de denrées alimentaires en provenance de pays dont la production agricole est en excédent.
Le malthusianisme continua d'évoluer grâce à ceux qui préconisèrent l'emploi des méthodes contraceptives, conduisant au néomalthusianisme, apparu vers 1880. C'est surtout en Grande-Bretagne, puis aux États-Unis et dans les pays scandinaves que celui-ci s'est propagé.
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