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production

Ensemble de moyens qui aboutissent à la création d'un bien nouveau ou d'un service.

LES FACTEURS DE PRODUCTION

Mis en œuvre sous la direction de l’entrepreneur, les facteurs de production permettent de répondre aux besoins des populations en fournissant des biens et des services. Si, jusqu’au xviiie s., les deux facteurs pris en considération étaient le travail et la terre, le développement de l’industrie orientera la réflexion des économistes sur la complémentarité du travail et du capital.

Le facteur travail et la notion de capital humain

Comme le soulignait l’économiste français Jean Bodin, dans Les Six livres de la République (1576), « il n’est de richesses que d’hommes ». La taille de la population est l'un des fondements de l’enrichissement collectif. Le périmètre de la population active est un indicateur important ; de même que la durée légale du travail, dans la mesure où elle définit le nombre des heures de travail au sein d’une entreprise ou d’une nation. En France, depuis les lois Aubry de 1998 et 2000, la durée légale hebdomadaire du travail est fixée à 35 heures.

Les économistes classiques, tels le Britannique Adam Smith ou le Français Jean-Baptiste Say, avaient déjà insisté sur les aspects qualitatifs du travail et sur l’importance de la formation des hommes. Plus récemment, l’économiste américain Gary Stanley Becker, prix Nobel d’économie en 1992, a montré dans sa théorie du capital humain que le travail n’est pas un produit homogène.

Le capital humain se définit comme un ensemble de caractéristiques attachées au facteur travail. On y rencontre inévitablement les savoirs et les savoir-faire à usage professionnel, mais aussi l’expérience du métier, l’âge, l’état de santé et les motivations qui fondent l’implication professionnelle. Le capital humain tout comme le capital matériel suppose un investissement « en capital humain ». Les dépenses de formation des hommes apparaissent alors comme l’une des composantes de l’augmentation de la productivité des entreprises et, par conséquent, de la compétitivité des nations dans le cadre d’une économie aujourd’hui mondiale.

Le facteur capital

Le capital, en tant que facteur de production, est dit « capital technique » ou « capital physique ». Il s’agit dans le langage de l’entreprise de ce que l’on appelle les biens d’équipement : terrains, constructions, machines, outillage. Autant de moyens qui permettent d’augmenter l’efficacité du travail humain. L’économiste autrichien Eugen von Böhm-Bawerk, dans Théorie positive du capital (1888), illustre le rôle du capital productif dans le système économique à partir de la notion de détour de production. Il s’agit de prélever sur les recettes de l’entreprise les ressources financières nécessaires à l’augmentation de la quantité et de la qualité des instruments de production, c’est-à-dire d'investir.

Adam Smith dans La richesse des nations (1776), différencie le capital fixe et le capital circulant. Le capital fixe rassemble tous les biens qui peuvent servir à plusieurs cycles de production (bâtiments, chaînes de montage, matériels informatiques). Le capital circulant comprend les biens qui disparaissent lors de l’acte productif (matières premières, produits semi-finis, énergie).

La comptabilité nationale retient en tant que capital fixe les ressources productives qui sont utilisées pendant au moins une année. Les autres ressources (capital circulant) ont une espérance de vie inférieure à un an.

La combinaison des facteurs de production

L’une des tâches essentielles de l’entrepreneur consiste à rassembler les moyens de production nécessaires à la fabrication des produits ; c'est la combinaison factorielle ou combinaison des facteurs de production. Les facteurs de production sont forcément complémentaires : l’homme a besoin d’outils, les machines ne fonctionnent pas seules. Les facteurs sont également substituables, on parle alors de substituabilité des facteurs de production.

Les dirigeants d’entreprises se procurent les facteurs sur le marché du travail et sur le marché du capital à un certain prix qui évolue en fonction de l’offre et de la demande. Les prix relatifs du travail et du capital, c’est-à-dire la comparaison entre les coûts salariaux et le coût de l’usage à moyen et long terme des biens d’équipement, incitent le chef d’entreprise à choisir la combinaison optimale en termes de maximisation du profit. Ce calcul économique peut se traduire par une combinaison hautement capitalistique (valorisation du capital aux dépens du travail) ou faiblement capitalistique (plus de main d’œuvre que de capital technique). L’intensité capitalistique est par ailleurs liée à la branche d’activité dont relève l’entreprise ; forte dans l’industrie, elle est moins prégnante dans des activités de service, dans l’hôtellerie et la restauration par exemple.