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Églises orientales

Églises chrétiennes qui se sont développées et organisées en dehors de la zone d'influence de l'Empire romain d'expression latine et de la mouvance directe du siège apostolique de Rome.

Introduction

L'adhésion aux conceptions de Nestorius concernant le Christ, condamnées au concile d'Éphèse (431), le refus de la formulation du dogme christologique fixée par le concile de Chalcédoine (451), la rupture de communion avec l'Église catholique romaine (1054) ont abouti à la constitution de trois groupes d'Églises orientales à l'importance très inégale : l'Église nestorienne, les Églises monophysites, les Églises orthodoxes.

Depuis l'Union de Brest (1596) surtout, Rome a suscité l'union avec elle de nombreux fidèles appartenant à l'une de ces Églises, mais gardant leurs rites et leurs traditions particulières. Ainsi est né un quatrième groupe, celui des Églises catholiques de rite oriental, dont les Églises uniates ou grecques catholiques venues de la communion orthodoxe.

1. Les Églises monophysites

On désigne ainsi les quatre Églises « non chalcédoniennes » qui ont refusé d'adhérer aux formulations de 451 et qui se caractérisent par leur attachement à la formule christologique de « l'unique nature incarnée du Verbe de Dieu ». Il s'agit de l'Église copte d'Égypte (Alexandrie), l'Église d'Éthiopie, les Églises syriennes monophysites (jacobites, malabares), les Églises arméniennes monophysites (Cilicie, Etchmiadzine…).

2. L'Église nestorienne

Elle est dite également « non chalcédonienne », car, ayant rompu avec l'orthodoxie au concile d'Éphèse (431), elle ne participa pas au concile de Chalcédoine. Elle s'était formée à partir des communautés chrétiennes de l'Empire perse sassanide qui avaient adopté la doctrine de Théodore de Mopsueste, maître de Nestorius. (→ nestorianisme.) L'Église nestorienne est réduite à de petites communautés.

Elle comprend actuellement l'Église assyrienne, principalement implantée en Iraq, et une communauté au Malabar.

3. Les Églises orthodoxes

La communion orthodoxe repose à l'origine sur la codification de Justinien, fondée sur les canons du concile de Chalcédoine, notamment le vingt-huitième, qui établit la pentarchie des sièges patriarcaux : Rome, Constantinople et les trois patriarcats melkites d'Alexandrie, d'Antioche et de Jérusalem.

L'évangélisation des Slaves, la rupture romaine, puis les vicissitudes des histoires nationales sont venues introduire de nouveaux éléments de diversification et entraîner la création de nouveaux patriarcats et de nouvelles Églises autocéphales ou autonomes (Bulgarie, Serbie, Russie, Roumanie, Grèce).

3.1. L'Église grecque

La Grèce fut soumise au patriarcat de Constantinople jusqu'à ce que son autocéphalie soit proclamée en 1833 et reconnue en 1850 par Constantinople sous la forme d'une Église synodale présidée par l'archevêque d'Athènes.

4. Les Églises catholiques de rite oriental

Les premières de ces Églises, dites « uniates » ou « grecques catholiques », viennent de la communion orthodoxe. La première union avec Rome est réalisée, sous de fortes pressions politiques, par les Ukrainiens et Biélorusses du royaume de Pologne (Union de Brest, 1596), donnant naissance à une Église catholique ruthène qui garde le rite byzantin. Par la suite d'autres Églises orientales s'unissent à Rome, notamment le patriarcat autonome grec catholique (1724), qui est imité par le mouvement unioniste roumain, grec, bulgare, hongrois, serbe, noyaux d'autant de communautés catholiques de rite byzantin. D'autres Églises catholiques orientales viennent des Églises monophysites, ainsi certaines communautés de Cilicie, d'Arménie, de la côte malabare ; depuis 1899 existe un patriarcat copte catholique d'Alexandrie ; depuis 1961, une Église catholique de rite éthiopien. Parmi les communautés nestoriennes ralliées à Rome, la plus importante est le patriarcat chaldéen dit de Babylone, dont le patriarche est à Bagdad. Quant à l'Église maronite (florissante au Liban), elle s'est unie à Rome dès l'époque des croisades, tout en gardant le rite syrien.

4.1. L'Église maronite

L'Église maronite tire son nom du monastère de Saint-Maron, près d'Antioche, en Syrie. Constitués au viiie s. en patriarcat autonome, les maronites proclamèrent leur communion avec l'Église de Rome au xiie siècle L'organisation actuelle de leur Église date de 1736 (synode du Mont-Liban) : sous la direction du patriarche maronite d'Antioche existent 27 éparchies (diocèses) ce qui constitue un ensemble d'environ de 3 500 000 fidèles. Si la langue liturgique est le syriaque ou l'arabe, l'Église maronite, qui est l'élément essentiel du christianisme libanais, n'en a pas moins subi une forte latinisation, surtout par l'intermédiaire des Francs puis des Français.

Pour en savoir plus, voir l'article Église maronite.