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rôles sexuels

Rôles sociaux attribués à chaque sexe.

Hommes et femmes diffèrent d'un point de vue biologique. Cette différence est à l'origine d'une division du travail entre les sexes, qui assigne traditionnellement aux femmes les responsabilités domestiques et les soins aux enfants, tandis qu'aux hommes sont confiées les affaires économiques et politiques. Dans toutes les sociétés, un ensemble de normes sociales indique les attitudes et conduites obligatoires, valorisées, anormales ou interdites pour chaque sexe. Cependant, les rôles attribués à chacun sont variables d'un groupe à un autre et en évolution constante : une même tâche peut ainsi être considérée comme féminine dans une société et masculine dans une autre. Ils sont contraignants pour les hommes comme pour les femmes et concernent tous les domaines de l'existence : la vie familiale et privée, l'activité professionnelle, les loisirs, les relations sociales… et bien sûr la sexualité.

1. Les attitudes sexuelles traditionnelles

Dans le domaine de la sexualité, les rôles sont aussi répartis selon les sexes. Précisons que les traditions religieuses ne conçoivent en général la sexualité que dans le cadre du mariage, dans un but de procréation et, par conséquent, entre deux personnes de sexe opposé.

• Côté masculin. Traditionnellement, on attend de l'homme qu'il soit « actif », c'est-à-dire qu'il prenne l'initiative des préliminaires et qu'il dirige le déroulement du rapport sexuel, la pénétration de sa partenaire lui conférant le rôle principal (→ coït). Cette aptitude à mettre en œuvre l'acte sexuel est source de valorisation, de même que le fait de témoigner d'une certaine endurance. Dans un tel contexte, un homme qui a une panne sexuelle se sent dévirilisé (voir dysfonction érectile).

• Côté féminin. La femme, à l'inverse, est traditionnellement censée se montrer « passive », docile et soumise aux désirs masculins. Cependant, certaines d'entre elles sont invitées à être entreprenantes et actives. Il en est ainsi des prostituées, chargées dans de nombreuses sociétés de dépuceler les jeunes hommes et de leur faire découvrir les joies du sexe. Dans des milieux où l'empreinte de la religion reste forte, une jeune femme entreprenante et experte serait assimilée à une femme de mauvaise vie, indigne de devenir une épouse.

2. L'évolution du rôle sexuel de la femme

Cette image valorisée de la femme passive tend toutefois à disparaître dans les sociétés occidentalisées modernes. Les mouvements féministes et la libération sexuelle des années 1960 ont permis aux femmes de revendiquer le droit au plaisir et de se libérer de certaines contraintes normatives pesant sur leur sexualité. Ainsi, les normes et les rôles sexuels se sont-ils progressivement transformés. Une certaine égalité des rôles dans la sexualité est revendiquée. De plus en plus de femmes désirent prendre une part active dans les rapports sexuels. Cela est parfois mal perçu et mal compris par certains hommes, qui apprécient les femmes passives et soumises, tandis que d'autres, souvent plus jeunes, aiment au contraire que leurs partenaires soient entreprenantes et prennent des initiatives.

3. Les résistances au changement

Des résistances à l'évolution des rôles sexuels de chacun persistent cependant, comme la relative dévalorisation de l'homosexualité ou encore les violences infligées aux femmes dont le comportement sexuel est jugé déplacé, car trop libéré (→ femme).

Ces violences prennent des formes différentes, que ce soit en France ou ailleurs. Elles s'illustrent notamment par des brutalités infligées par un conjoint qui se sent bafoué car il soupçonne son épouse de l'avoir trompé ou simplement d'avoir aguiché un autre homme. Elles apparaissent aussi dans l'attitude de certains pères et frères qui contrôlent les sorties d'une jeune fille et qui peuvent aussi avoir recours aux coups s'ils jugent que son comportement risque de porter atteinte à l'honneur de la famille. Elles se manifestent aussi par les viols perpétrés par des inconnus, viols qu'ils légitiment par le fait qu'une femme qui sort seule le soir par exemple « l'a bien cherché », car elle ne respecte pas le rôle qui lui est attribué.

4. Dans le cadre de l'homosexualité masculine

Dans les pratiques homosexuelles masculines, il existe également des rôles sexuels. À l'image de l'hétérosexualité, le partenaire qui pénètre est réputé avoir un rôle actif, tandis que celui qui est pénétré est censé avoir un rôle passif. Nombre d'homosexuels, toutefois, ne se limitent pas à un seul de ces rôles, même s'ils peuvent montrer une préférence pour l'une ou l'autre posture. Dans les cultures machistes, où l'homosexualité est particulièrement dévalorisée, elle est tolérée pour celui qui joue un rôle actif et pénétrant, car il garde son statut d'homme. Le partenaire passif, lui, est stigmatisé et dévirilisé car il incarne un rôle traditionnellement attribué aux femmes.

5. L'orientation sexuelle à la petite enfance

Les rôles sexuels s'acquièrent au cours de la socialisation, et ce dès la petite enfance. Par le contact avec les parents, l'entourage social et le système éducatif, l'individu fait l'apprentissage de la manière dont il doit se comporter selon qu'il est de sexe masculin ou de sexe féminin. La famille, la crèche, l'école, les activités de loisirs constituent ainsi des espaces de socialisation masculine et féminine, où chacun apprend ce qui est attendu de lui selon son sexe.

Pour en savoir plus, voir les articles genre [sexualité], identité sexuelle, orientation sexuelle.