photocomposition

Procédé faisant appel à des systèmes photographiques pour la composition des textes.

Apparues entre 1945 et 1955, les photocomposeuses de première génération s'inspiraient des procédés de composition mécanique en lignes-blocs (Linotype) ou en caractères mobiles (Monotype). Présentée en 1949, commercialisée en 1954, la Lumitype a été le prototype des photocomposeuses de deuxième génération, faisant appel à des polices de matrices photographiques utilisées en combinaison avec un système optique et une source lumineuse. Dans les photocomposeuses de troisième génération, apparues entre 1965 et 1970, des caractères d'une police sont mémorisés dans un ordinateur sous forme numérique. La commande centrale de l'ordinateur envoie les instructions pour la génération des caractères. La composition des textes peut être restituée par un tube cathodique qui impressionne un support photographique. Les productions peuvent atteindre plusieurs millions de signes par heure.

Les photocomposeuses de la quatrième génération, les plus récentes, sont des photocomposeuses à laser, dont le faisceau laser balaie les surfaces réceptrices (films photosensibles) en créant une succession de points sur toute la largeur de la page. Le balayage du faisceau est contrôlé par un ordinateur spécialisé, appelé RIP (Raster Image Processor). Celui-ci élabore, à partir des données de texte et d'illustrations déjà traitées et interprétées par un langage de description de page, un flux ordonné de bits rangés en chaînes successives (bitmap) constituant une traduction numérique des éléments de la mise en pages. Ce matériel permet la reproduction simultanée des textes et des illustrations en couleurs, directement mis en pages. Les machines récentes gravent directement les éléments imprimants (plaques).