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enfant

Antoine Watteau, Heureux âge ! Age d'or...
Antoine Watteau, Heureux âge ! Age d'or...

Être humain de la naissance à l'adolescence.

PÉDIATRIE

La période de vie comprise entre la naissance et la puberté que traverse l'enfant est divisée en 4 stades successifs.

Le premier stade est celui du nouveau-né jusqu'à l'âge de 3 semaines environ, auquel succède le stade du nourrisson (jusqu'à 18 mois), suivi lui-même des stades de la 1re enfance (jusqu'à 6-7 ans) et de la 2e enfance (jusqu'à la puberté). Cette période est essentiellement marquée par l'évolution des développements physiques, psychomoteurs et intellectuels.

Dans le développement physique, deux étapes sont importantes, marquées par des poussées brutales de croissance. Elles se situent dans les huit premiers mois et à la puberté. Dans les premiers mois de la vie, la taille s'accroît grâce à l'augmentation de la longueur des os à partir du cartilage de conjugaison sous l'action de l'hormone de croissance hypophysaire. Le poids augmente parallèlement à la taille. Les dents temporaires apparaissent.

Dans le développement psychomoteur, on note l'apparition du sourire dès le troisième mois. Au cours du deuxième semestre, l'enfant reconnaît sa mère. Vers le douzième mois commencent la marche et l'acquisition de la propreté. Le langage sera l'acquisition fondamentale de la deuxième année.

Le dessin enfantin

Le dessin enfantin présente des caractères spécifiques liés au niveau de développement cognitif et à la problématique affective de l'enfant. C'est ainsi que le gribouillage qui apparaît à la fin de la première année est la première manifestation graphique, puis la maîtrise progressant, le dessin devient un instrument au service de l'expression. L'enfant dessine d'abord ce qu'il sait d'un objet, et non ce qu'il en voit (réalisme intellectuel) ; ce n'est que vers 10 ans que l'enfant approche la conformité entre son dessin et la scène ou l'objet qu'il cherche à représenter.

Avant d'être copie de l'objet, le dessin est expression du fantasme et, en particulier, lorsque l'enfant dessine un personnage, c'est lui-même qu'il dessine, tel qu'il se ressent. C'est cette caractéristique qui est exploitée par certaines méthodes psychothérapiques chez l'enfant.

L'acquisition du langage

La première manifestation de ce qui sera le langage apparaît sous forme d'actes pulsionnels. Le cri et le gazouillis constituent la marque initiale par laquelle le nourrisson commence à exercer son appareil phonatoire ; le résultat traduit souffrance ou bien-être : mais c'est la mère qui leur donne ce sens. De ce fait le nourrisson établit une relation avec elle et donne aux émissions vocales la valeur d'un système signalétique. La communication affective précède la fonction symbolique. Le gazouillis, qui exprime une situation de contentement, s'ajuste d'abord sous la forme du jeu ; en même temps, ou ultérieurement, le babillage se façonne par la sélection qu'opère l'enfant dans les sons qu'il entend et la différenciation des phonèmes se réalise dans un mode de communication ludique et égocentrique. Le langage débute quand l'enfant saisit la valeur symbolique des enchaînements des sons, c'est-à-dire le rapport du signifiant et du signifié. Dès lors, les sons qu'il émet sont des mots-phrases, en ce sens qu'ils associent un sujet et un prédicat : « maman », « papa », veulent dire : « maman est là », ou encore « je veux que maman soit là », ou encore « cet objet appartient à maman ». Les phrases de deux mots apparaissent dans la deuxième année, puis le troisième mot dans la 3e année, exprimant la modalité du rapport entre sujet et prédicat. Sur ces bases, l'enfant acquiert dès la 3e année la construction des énoncés par la régularité avec laquelle il entend la construction de ces énoncés : de là, chez lui, le très grand nombre d'essais et d'erreurs, la création de syntagmes agrammaticaux ou de néologismes inexistants, mais qui auraient pu être possibles. Ces écarts morphologiques ou syntaxiques disparaissent plus ou moins vite vers 4-5 ans. Les relations qui unissent l'acquisition du langage et le développement de la connaissance font l'objet de nombreuses hypothèses, toujours en discussion.