
La limite entre l'écorce et le manteau sous-jacent est marquée par une discontinuité, dite « de MohoroviÄić » ou plus simplement « moho ». Celle-ci indique une modification de la composition du milieu. Les roches du manteau sont en effet appauvries en silicium et enrichies en fer et magnésium par rapport à la croûte. Toutefois, malgré une composition chimique différente, la partie superficielle du manteau supérieur présente, comme la croûte, une très forte résistance à la déformation. L'ensemble constitue la lithosphère.
La croûte océanique se forme à l'axe des dorsales océaniques, lesquelles émettent des laves basaltiques qui, en se refroidissant, forment le plancher des océans. Elle a une durée moyenne d'existence de 200 millions d'années, au terme de laquelle elle plonge dans le manteau terrestre au niveau des fosses de subduction avant d'y être recyclée. Outre des empilements de sédiments plus ou moins consolidés et des accumulations de roches volcaniques, l'essentiel de la croûte continentale est composé de longues ceintures déformées de roches sédimentaires, magmatiques (surtout du granite) et métamorphiques riches en éléments légers (silicium, aluminium, potassium, etc.). Huit éléments constituent à eux seuls près de 99 % de la masse de la croûte : l'oxygène (46,6 %), le silicium (27,7 %), l'aluminium (8,1 %), le fer (5 %), le calcium (3,6 %), le sodium (2,8 %), le potassium (2,6 %) et le magnésium (2,1 %). D'une manière générale, l'écorce terrestre est enrichie en silicates, c'est-à-dire en minéraux composés d'un assemblage d'atomes de silicium et d'atomes d'oxygène. (→ Terre.)