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MRP

sigle de Mouvement républicain populaire

Parti politique français créé à Paris en 1944 et regroupant les divers courants démocrates-chrétiens apparus avant la guerre (Jeune République de Marc Sangnier, parti démocrate populaire de Francisque Gay, etc.).

Fondé et dirigé par d'anciens résistants comme Georges Bidault, Maurice Schumann, P.H. Teitgen, F. de Menthon, le MRP se présente d'abord comme le « parti de la fidélité » au général de Gaulle et connaît dès 1945 un grand succès électoral (152 députés à l'Assemblée constituante), devenant le premier parti politique français.

Sa participation aux gouvernements de la IVe République, en collaboration avec les socialistes et les communistes (« tripartisme »), puis avec les socialistes et les modérés (« troisième force » contre le communisme et le gaullisme), marque profondément la vie politique.

La présence de ses leaders soit à la présidence du Conseil (Georges Bidault, Robert Schuman, Pierre Pflimlin), soit aux Affaires étrangères (Georges Bidault et surtout Robert Schuman) lui permet de jouer un rôle important dans la construction de l'Europe (création de la CECA, élaboration de la Communauté européenne de défense (CED)) et dans le rapprochement franco-allemand.

Si, par son programme proche de celui du Conseil national de la Résistance (réformes sociales, nationalisations, défense des libertés syndicales et du droit de la famille), le MRP parvient à s'implanter dans les milieux ouvriers et les classes moyennes, son inspiration chrétienne (malgré l'abandon de tout caractère confessionnel), son attachement à la défense de l'école libre (décret Poinso-Chapuis, loi Barangé) et son opposition au marxisme lui apportent le soutien des conservateurs.

L'ambiguïté de ce parti, qui mène « une politique de gauche, avec des voix de droite, tout en siégeant au centre » (Georges Bidault), va susciter des oppositions internes, puis déterminer son glissement progressif vers la droite. Abandonné par une partie de ses électeurs après la constitution du Rassemblement du peuple français (RPF) par le général de Gaulle en 1947, le MRP perd la moitié de ses députés aux élections de 1951.

Rallié en 1958 au général de Gaulle, dont il soutient la politique algérienne (à l'exception de Georges Bidault, qui quitte alors le parti), le MRP perd peu à peu son audience sous la Ve République au profit de l'Union des démocrates pour la République (UDR) et du Centre démocrate, devant lequel il s'efface en 1967 (→ Force démocrate). Néanmoins, une minorité de ses dirigeants (Robert Buron) et de ses adhérents ira rejoindre la gauche non communiste.

Pour en savoir plus, voir l'article IV e République.