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Belgique : géographie physique

Wallonie
Wallonie

De dimension modeste, avec un relief modéré, la Belgique est un pays de plaines et de bas plateaux, ouvert sur la mer du Nord.
En Belgique, les espaces se rattachant à cette grande plaine couvrent tout le nord du pays, ce qui explique des altitudes faibles, toujours inférieures à 200 m, jusqu'au bord du sillon ouest-est emprunté par la Sambre et, à partir de Namur, par la Meuse. Mais cependant, la topographie est loin d'être monotone. Le climat océanique est doux et humide, avec des amplitudes thermiques réduites et des précipitations régulières, bien réparties sur l'année, mais il se durcit toutefois sur l'Ardenne.
Du nord au sud, trois grandes zones de relief se succèdent, orientées ouest-est et sud-ouest-nord-est : les plaines, les bas plateaux et des plateaux plus élevés. Séparée de la mer du Nord par une zone de polders et un bourrelet de dunes, la plaine maritime a une altitude comprise entre 0 et 5 m. Y succèdent, vers l'intérieur, les plaines de Flandre et de Campine, qui s'élèvent entre 5 et 50 m. Au sud et à l'est de cette première zone s'étendent les bas plateaux de la Wallonie, dont l'altitude oscille entre 50 et 220 m. Leurs plaines limoneuses et leurs plateaux couverts de lœss (Hainaut, Hesbaye) en font un grenier et un pâturage naturels. Ensuite, au sud du sillon Sambre-Meuse, les altitudes sont plus élevées : de 200 à 350 m sur les plateaux du Condroz et de l'Entre-Vesdre-et-Meuse, et plus de 400 m en Ardenne. Les sommets de ces plateaux constituent une ligne de crêtes, dont l'altitude augmente d'ouest en est pour culminer à 694 m dans les Hautes Fagnes, au Signal de Botrange, le point culminant de la Belgique. Enfin, au sud, s'étend le plateau lorrain, dont l'altitude ne dépasse jamais 465 m.

1. Les aspects géologiques

La configuration générale du relief doit beaucoup à la géologie. Si tous les terrains du Primaire au Quaternaire sont présents (ce qui signifie que tout le pays a été à un moment ou à un autre couvert par la mer), de manière générale, le Primaire affleure au sud tandis que le Nord se caractérise par des terrains tertiaires et quaternaires.

En fait, les terrains primaires, fortement plissés et faillés, affleurent dans une zone s'étendant du nord du sillon à l'extrémité sud de l'Ardenne et sur les plateaux du Brabant et du Hainaut à la faveur de l'érosion. De part et d'autre de cet ensemble, le Secondaire recouvre en discordance les terrains du Primaire dans le bassin de Mons, à l'est du pays (en Hesbaye et dans l'Entre-Vesdre-et-Meuse) et en Lorraine belge. Au nord affleurent les terrains tertiaires et quaternaires, ces derniers apparaissant principalement dans les régions les plus septentrionales et dans les plaines alluviales.

Les structures sont, par ailleurs, fortement liées aux plissements calédoniens, hercyniens et alpins, les deux premiers ayant surtout affecté la moitié sud du pays. Ainsi, l'Ardenne et le Condroz ont été plissés en synclinaux et anticlinaux puis usés par l'érosion. Pour sa part, le Condroz a subi un charriage vers le nord le long d'une cassure, la faille eifélienne, qui traverse tout le bassin houiller wallon, de la France à l'Allemagne. De part et d'autre de cet ensemble de terrains paléozoïques sont disposés des terrains plus récents, meubles ou cohérents, non plissés et en faible pente soit vers le nord, au nord du sillon Sambre-Meuse, soit vers le sud, en Lorraine.

2. Les différentes régions

2.1. L'Ardenne

L'Ardenne, au sens large, est la partie sud-est du pays, la plus élevée, limitée au nord par les vallées de la Sambre inférieure et de la Meuse. Ce relief correspond à l'affleurement de roches primaires et se divise, du sud au nord, en trois unités, l'Ardenne au sens strict, le Condroz et le sillon Sambre-Meuse.

2.1.1. L'Ardenne au sens strict

L'Ardenne forme un triangle s'élargissant vers l'est, au sud d'une ligne Chimay-Marche-Verviers. C'est un plateau de roches paléozoïques, gréseuses et schisteuses, dont les altitudes s'élèvent vers l'est de 350-400 m à plus de 600 m au plateau des Tailles (baraque de Fraiture, 652 m) et sur les Hautes Fagnes (signal de Botrange, point culminant du pays, 694 m ; baraque Michel, 674 m ; mont Rigi, 678 m) ; souvent les altitudes se tiennent vers 400 m (bassin de La Roche). Les lignes horizontales l'emportent : l'Ardenne est un plateau qui est, par endroits, fortement incisé par des vallées à méandres encaissés, profondes de 200 à 300 m, qui coulent vers le nord ou le nord-ouest (Meuse, Semois, Lesse, Ourthe, Amblève).

Comme elle ne domine jamais très nettement ses bordures, c'est la végétation forestière qui permet de reconnaître sur le terrain l'Ardenne au sens strict plus que le relief. La forêt est composée de chênes, de hêtres et de bouleaux, qui ont parfois cédé la place aux épicéas et, plus rarement, aux mélèzes. Les hauts plateaux sont, par endroits, encore occupés par la fagne tourbeuse et gorgée d'eau.

La population a une densité inférieure à 50 habitants par km2. Des sols et un climat rudes font que la forêt occupe plus d'un tiers de la surface. L'élevage domine l'agriculture, et les exploitations sont petites. Cette région avait utilisé son bois, ses eaux, ses minerais, pierres, argiles pour développer des industries qui sont en grande partie disparues, mal remplacées par des usines laitières ou par un tourisme qui offre des ressources variées (reliefs, forêts, eaux). Les villes brillent plus par l'histoire ou leur renom touristique que par leur taille (Dinant, Bouillon, Bastogne, Spa).

2.1.2. Le Condroz

Le Condroz désigne (en étendant un nom local à toute la région comprise entre l'Ardenne au sens strict et le sillon Sambre-Meuse) un bas plateau, dont les altitudes varient de 200 au N. à 300 m au S. Cette surface ridée est ouverte par de vastes dépressions calcaires propices aux cultures, que séparent des alignements O.-S.-O.-E.-N.-E. de hauteurs légères (quelques dizaines de mètres) souvent boisées : les « tiges », qui correspondent à des grès et s'élèvent d'une cinquantaine de mètres au-dessus de creux calcaires, dont l'altitude est de l'ordre de 250 m.

Du sud au nord, plusieurs zones se succèdent. Une bande calcaire, vers 250 m, constitue une voie de passage remarquable, un axe de circulation important que la France contrôle à Givet.

Au sud du Condroz, la Famenne, à l'est de la Meuse, et la Fagne, à l'ouest, forment une plaine (vers 200 m) humide et herbagère, correspondant à des schistes. L'herbe y occupe 80 à 90 % du sol. La Famenne et la Fagne sont toutes deux bordées à leur lisière sud d'un étroit plateau calcaire accidenté de nombreuses formes karstiques (grottes, aiguigeois, chantoirs, résurgences), mais au sol fertile.

Enfin, au nord du synclinorium de Dinant, les couches dures anciennes remontent et forment une ligne étroite de hauteurs : la « Petite Ardenne ».

2.1.3. Le sillon Sambre-Meuse

Ce sillon limite au nord le massif ardennais et il se prolonge à l'est par la vallée de la Vesdre. De même orientation que les reliefs condrusiens, il a une altitude très basse : de 150 à 100 m. Il est suivi à l'ouest par la Sambre, puis, à partir de Namur, par la Meuse. Il correspond à un deuxième synclinorium, celui de Namur. Son essor est lié à deux facteurs : ce fut, en premier lieu, une grande voie de circulation où les villes ont joué un rôle historique important (Liège notamment) ; l'exploitation du charbon a ensuite entraîné le développement de la sidérurgie, de la métallurgie de transformation, des industries du feu (verrerie, produits réfractaires) et de la chimie (carbochimie et chimie minérale). De grands noms restent attachés à cette région : Cockerill, Ougrée, Providence pour la sidérurgie, Solvay pour la chimie, Glaverbel pour le verre, les A.C.E.C. (Ateliers de constructions électriques de Charleroi) pour les constructions mécaniques ou électriques. De plus, cette région, dont la prospérité a été liée également aux échanges avec l'outre-mer, est enclavée. Aujourd'hui, l'extraction du charbon y a disparu. Aussi, dans ce qui fut la base économique de la Wallonie, le chômage sévit et la conversion se fait, mais difficilement, surtout autour de Mons, de Charleroi et de Liège, les industries nouvelles ou l'évolution vers le tertiaire ne compensant pas les pertes d'emploi.

2.1.4. La Lorraine belge

Au sud-est de l'Ardenne au sens strict, la Belgique possède une partie du Bassin parisien : la Lorraine belge. Les altitudes sont assez fortes : de 350 m à 400 m ; les reliefs sont liés à la successions de trois côtes (cuestas), gréseuses ou calcaires, orientées O.-E.. Au pied de la cuesta la plus méridionale était exploité du minerai de fer. Des sols meilleurs qu'en Ardenne, l'élevage et quelques industries mécaniques n'ont pas empêché l'émigration.

2.1.5. Le climat de l'Ardenne

En raison de sa position déjà continentale et de son altitude, l'Ardenne a un climat relativement rude : de 100 à 150 jours de gelées, la température du mois le plus froid dépassant à peine 0 °C. Les pluies sont assez abondantes (plus de 1 m). En haute Ardenne, la neige reste 80 jours au sol.

2.2. Le Nord-Ouest

La Belgique septentrionale appartient à la grande plaine de l'Europe du Nord. Au nord du sillon Sambre-Meuse, trois parties de plus en plus basses se succèdent : au sud-est, des plateaux se succèdent d'est en ouest, le pays de Herve, la Hesbaye, le Brabant méridional, une partie de Hainaut ; puis des collines (Campine et Flandres); enfin des plaines (plaine maritime flamande et vallée flamande).

2.2.1. Les plateaux

L'altitude des plateaux oscille entre 100 et 200 m. Ils correspondent à un mince placage de couches sédimentaires sur le socle primaire, qui affleure au fond des vallées ; de plus, ils sont recouverts de plusieurs mètres de limons quaternaires. Les cours d'eau, Gette, Dyle, Senne, Dendre, coulent du sud vers le nord, prenant leur source tout près du sillon Sambre-Meuse. Les plateaux sont de plus en plus bas et de plus en plus disséqués du sud vers le nord.

Le pays de Herve

Le pays de Herve, entre la Vesdre et la Meuse, est encore élevé (300 m), fortement disséqué par de larges et profondes vallées bocagères qui portent des prairies riches, parmi lesquelles s'éparpillent des fermes isolées. Le socle paléozoïque, au fond des vallées, est à peine recouvert de craie, de sable et d'argiles. L'altitude maintient un climat rude. C'est un beau bocage herbager.

La Hesbaye

La Hesbaye, limitée par la Meuse et par la Gette, est sèche au sud, humide au nord, parce qu'argileuse et sableuse. Elle propose un paysage dépourvu de haies, pays de blé, de betteraves, où les labours prédominent, où les fermes se groupent en villages.

Le plateau brabançon

Le plateau brabançon est fait de sables et d'argiles, mais, le plus souvent, masqués par des limons épais. L'habitat reste groupé, les champs sont dépourvus de haies, mais l'herbe tient plus de place et des forêts apparaissent.

Le Hainaut

Le Hainaut, où les herbages dominent, a des aspects variés :
– le sud est un morceau de l'Ardenne, mais déjà largement recouvert de roches plus récentes ;
– au centre s'allonge d'ouest en est le creux de la Haine, ou de Mons, dont une partie s'appelle le Borinage ;
– enfin, la partie nord appartient à l'unité suivante : les collines.

2.2.2. Les collines

La Campine

Au-delà de l'Escaut anversois, et jusqu'à la basse Meuse, la zone sablonneuse se continue, vers l'E., en Campine. C'est une région plate à l'est (un bas plateau vers 70 à 100 m), où elle se prolonge aux Pays-Bas, une région de basses collines à l'ouest (vers 20 à 50 m). Le sous-sol, surtout sableux à sa partie supérieure, avec des cailloutis récents, avec intercalations d'argiles, y est recouvert d'un manteau de sables amoncelés çà et là en dunes parfaitement stériles. Isolée, aux sols pauvres, qu'aggravent encore les effets d'un climat rigoureux, elle était restée déshéritée. Deux facteurs l'ont transformée : le passage de moyens de circulation de plus en plus puissants entre Anvers, Liège et la Ruhr, et la découverte d'un bassin houiller dont l'exploitation a définitivement cessé en 1992. D'immenses landes ont été converti par endroit et ont reculé devant les bois de pins, puis devant l'herbe. Lorsque le sable renferme, à peu de profondeur, des concrétions ferrugineuses (alios), celles-ci forment un écran sur lequel les eaux sont arrêtées, provoquant la formation de mares et de marécages au sol tourbeux. Des industries se sont développées : verreries, métaux non-ferreux, activités légères et variées près des villes et des grands axes de circulation.

Les collines de Flandre

Dans le nord-ouest de la Belgique, les collines de Flandre constituent une plaine d'accumulation en bordure de la mer du Nord entre les collines de l'Artois, en France, et l'embouchure de l'Escaut. Elles ont une altitude moyenne de 20 à 50 m. Elles sont taillées dans les argiles, plus rarement dans les sables. Les argiles sur les sables dessinent de légères cuestas.

De Watten, en France, jusqu'à Renaix, les monts de Flandre forment une ligne ouest-est s'élevant parfois à plus de 150 m (mont Kemmel, 156 m ; Pottelberg, 157 m). Les cours d'eau (Escaut, Lys), orientés S.-O.-N.-E., occupent de larges vallées.

2.2.3. Les plaines

La région des polders correspond à la plaine maritime flamande, parallèle à la côte sur une dizaine de kilomètres de profondeur. Puis les plaines pénètrent vers l'intérieur, le long de l'estuaire de l'Escaut à l'extrême-nord jusqu'à Anvers et le long de la Vallée flamande au nord de Bruges, de Gand, de Bruxelles et de Louvain. La Vallée flamande est suivie à l'est par le Rupel et coupée par l'Escaut.

A l'O., la Flandre intérieure est une plaine de faible altitude, presque sans relief, dont le sous-sol, composé surtout d'argile, est surmonté d'une couverture quaternaire, d'épaisseur très variable, formée de sables fins et pauvres. Lorsque ce manteau est épais, l'influence du sous-sol argileux est nulle, et la végétation se compose de lande et de pinèdes. Au contraire, si la couverture est mince, les défoncements opérés par l'agriculture ont provoqué des mélanges qui ont donné des sols meilleurs.

Enfin, vers le S., la terre sableuse se mélange à des limons : elle est de plus en plus fertile à mesure que l'on se rapproche de la zone limoneuse.

Le littoral est bordé de cordons de dunes d'origine éolienne que séparent, surtout à l'O., des dépressions, appelées pannes, par endroit sèches, ailleurs humides. Rectiligne et bas, inférieure à 5 m d'altitude, il est séparé du large par des hauts fonds sableux qui ne se prêtent guère à l'établissement de bons ports : seuls existent Ostende et Zeebrugge.

2.2.4. Le climat du Nord-Ouest

Plus bas, plus proche de la mer, le Nord-Ouest a un climat plus doux que l'Ardenne. Les moyennes de janvier sont rarement inférieures à 2 °C. Le nombre de jours de gelées n'excède qu'exceptionnellement 50. Quant aux précipitations, elles sont de l'ordre de 600 à 800 mm, avec une prépondérance plus ou moins marquée de saison froide ou intermédiaire (sans que l'été soit très sec).

3. Le climat

Sa latitude (entre les parallèles 49° 30' nord à Torgny et 51° 30' nord à Meerle) et la proximité de la mer donnent à la Belgique un climat tempéré océanique, doux et pluvieux, caractérisé par des températures modérées (plus ou moins 10 °C de température moyenne annuelle à Uccle, près de Bruxelles), des vents dominants soufflant des secteurs sud-ouest et ouest, une forte nébulosité et des pluies fréquentes et régulières, voire de la neige, surtout en Ardenne.

Les différences de températures entre le Nord et le Sud, peu sensibles en été (15 °C en moyenne en juillet en Ardenne contre 17 °C à Bruxelles et 16 °C sur la côte : les régions qui devraient être plus chaudes parce que plus éloignées de la mer ont un relief marqué), sont, en revanche, plus prononcées en hiver (0 °C en moyenne en janvier en Ardenne contre 3 °C à Bruxelles et 3,5 °C sur la côte : l'éloignement de la mer et l'altitude conjuguent leurs effets en Ardenne).

Pour ce qui est des précipitations, l'abaissement de la température, lié à l'altitude, provoque la condensation des masses d'air humide amenées par les vents du sud-ouest. La vallée de la Semois et les Hautes Fagnes reçoivent de l'ordre de 1 400 mm de précipitations par an, alors que, dans le centre et le nord du pays, il en tombe moins de 800 mm. En général, toute l'Ardenne est bien arrosée : il y pleut 200 jours par an, contre 160 à 180 dans le centre du pays.

4. L'hydrographie

L'abondance des précipitations en toutes saisons et des sols souvent imperméables ont favorisé le développement d'un réseau de cours d'eau bien alimentés et au régime régulier. Grâce à ce réseau important et à l'existence de grandes nappes souterraines, la Belgique est bien fournie en eau potable et en eau industrielle, surtout en Wallonie.

À l'exception d'une petite partie du Hainaut, au sud de Chimay, qui envoie ses eaux à l'Oise (bassin de la Seine), et de la partie sud-est du Luxembourg, dans la région de Bastogne, qu'arrose la Sûre (bassin du Rhin), la totalité du réseau hydrographique de la Belgique appartient aux bassins de l'Escaut, de la Meuse et de l'Yser.

Les deux grands fleuves, l'Escaut (430 km) et la Meuse (950 km), drainent la presque totalité du territoire belge mais ils n'y ont ni leur source, ni leur embouchure. Tous deux sont originaires de France et ont leur embouchure aux Pays-Bas.

La Belgique est irriguée par un troisième fleuve, l'Yser, dont le bassin est presque entièrement côtier. Il vient également de France et se jette dans la mer du Nord, à Nieuport, après un parcours de 78 km.

5. La végétation

Comme dans toute l'Europe occidentale, il reste très peu de traces de végétation spontanée en Belgique, sauf dans la région côtière, en Campine et, surtout, dans les Hautes Fagnes, où alternent tourbières et landes. Cette végétation est constituée de carex, roseaux et saules dans la région côtière. Dans les Hautes Fagnes et en Campine, un sol très humide a favorisé une couverture de mousses (sphagnum) à l'origine de la formation de tourbières encore visibles aujourd'hui dans les Hautes Fagnes. Ces tourbières alternent avec une végétation plus sèche où domine la lande à bruyère (Calluna vulgaris) à côté d'autres plantes comme la linaigrette (eriophorum) et la bruyère quaternée (Erica tetralix).

D'autre part, de l'immense forêt, qui autrefois recouvrait presque tout le pays, seuls subsistent des lambeaux épars. Aujourd'hui, 20 % environ du territoire belge sont encore couverts de forêts, pour deux tiers de feuillus et un tiers de résineux. Ces forêts se rencontrent sur les sols les moins aptes à accueillir les cultures et les prairies, et là où la pression démographique est la plus faible, c'est-à-dire principalement au sud du sillon, plus particulièrement en Ardenne. Mais certaines forêts de feuillus, surtout de hêtres, se sont développées à la faveur de sols limoneux comme la forêt de Soignes, au sud de Bruxelles.

Pour en savoir plus, voir les articles population de la Belgique et activités économiques de la Belgique.