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empire du Ghana

Le plus ancien des grands empires qui se sont succédé au Moyen Âge au Soudan occidental.

1. Le « pays de l'or » des géographes arabes

Nous connaissons le Ghana, le « pays de l'or » par les géographes arabes, les tarikh (chroniques écrites à Tombouctou aux xve et xviie siècles) et les fouilles archéologiques. La première mention du Ghana se trouve chez al-Fazari (vers 800). Abu Ubayd al-Bakri, en 1068, a décrit le puissant empire à son apogée, son souverain, le Tounka Menin, capable de mettre en campagne 200 000 guerriers, sa capitale, appelée aussi Ghana, formée de deux villes séparées, celle du roi animiste et celle des marchands musulmans.

L'empire s'étendait entre le haut Sénégal et le moyen Niger, aux confins des États actuels du Sénégal, du Mali et de la Mauritanie, dans une zone où l'agriculture non irriguée et l'élevage sont possibles ; mais il tirait sa richesse du grand commerce. En bordure du Sahara, des cités comme Ghana et Aoudaghost étaient le lieu de rencontre entre les caravanes de chameliers arabo-berbères du Nord et les âniers wangars, apportant, des abords de la forêt, l'or, les kolas et les esclaves.

L'empire du Ghana fut détruit par les Almoravides, qui s'emparèrent de sa capitale, Ghana, en 1076-1077, mais la ville ne fut abandonnée qu'après la conquête par le Mandingue Soundiata, vers 1240.

2. Des origines mystérieuses

Des débuts du Ghana, nous ne savons à peu près rien. D'après les tarikh, 20 souverains auraient régné avant l'hégire, et autant après, ce qui placerait la fondation du Ghana vers le iiie-ive siècle après J.-C.. Les premiers souverains auraient appartenu à un petit groupe nomadisant à la limite des populations sédentaires sarakolés (dont l'habitat actuel forme des îlots dispersés sur le territoire de l'ancien Ghana), dans lesquelles, il se serait rapidement fondu, après les avoir asservies grâce à sa supériorité militaire.

Koumbi-Saleh, où l'on a découvert l'ensemble de ruines le plus important du Sahel mauritanien (l'agglomération aurait pu abriter 15 à 20 000 habitants, chiffre énorme pour une région où l'eau est rare), a été identifiée à la Ghana d'al-Bakri. Malheureusement les campagnes de fouilles menées à Koumbi-Saleh et à Tegdaoust (probablement Aoudaghost), n'ont encore livré que du matériel arabo-berbère musulman, postérieur à la conquête almoravide. Le Ghana animiste et authentiquement négro-africain garde, à ce jour, tout son mystère.

Pour en savoir plus, voir les articles empire du Mali, Mali : histoire.