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Paris

La tour Eiffel
La tour Eiffel

Capitale de la France, chef-lieu de la Région Île-de-France, sur la Seine, à 25 m d'altitude.

  • Population (sans doubles comptes) : 2 243 833 hab. (recensement de 2010)
  • Nom des habitants : Parisiens
  • Population pour l'agglomération : 10 620 100 hab. (estimation pour 2011)

LA VILLE AUJOURD'HUI

Un site carrefour depuis l'origine. Capitale politique et intellectuelle de la France, Paris est le siège du gouvernement et des grandes administrations, d'une zone de défense, d'un archevêché, d'une cour d'appel, de nombreux établissements universitaires et culturels. Principal port fluvial, Paris est encore le premier centre financier, commercial, industriel et touristique du pays, grâce à l'abondance de la main-d'œuvre, à l'importance du marché de consommation, à la concentration des capitaux et à la convergence des voies de communication. La ville, qui couvre 105 km2, constitue aussi un département, divisé en 20 arrondissements. Elle est au cœur de la plus grande aire urbaine de France, en superficie comme en population.

Paris est situé pratiquement au centre du plus vaste ensemble géologique français, le Bassin parisien. Dans le creux central de la grande cuvette sédimentaire, deux directions ont été dominantes depuis le début de l’occupation humaine :
– l’axe sud-est–nord-ouest, suivi par la Seine, élément majeur du paysage de la ville, traversée par le fleuve sur près de 13 km,
– l’axe sud-ouest–nord-est, terrestre, est celui de la voie commerciale qui, depuis la préhistoire, passait par plusieurs îles (dont l’île de la Cité) où, alors, la traversée du fleuve à gué était possible.

La ville de Paris est née et s’est développée à partir de ce carrefour : nombre de rues témoignent encore, par leur nom, des itinéraires anciens, notamment commerciaux ou religieux, qui ont traversé la ville tout au long de sa très longue histoire. La rue de Flandre, par exemple, rappelle l'importance du commerce avec les Flandres dès le Moyen Âge, tandis que la rue Saint Jacques désigne, à la même époque, l'étape de Paris sur la route du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle, entre Aix-la-Chapelle et Bordeaux.

1. Le cœur de l’agglomération et de la région Île-de-France

1.1. Paris intra-muros : une commune et un département

La ville, de forme légèrement ovale, occupe les deux rives de la Seine et s’étend, à vol d’oiseau, sur 18 km dans sa plus grande largeur est-ouest et sur 9,5 km du nord au sud. Le périmètre de la commune, qui inclut les bois de Boulogne et de Vincennes, est de 54,7 km. La ville a été entourée, entre 1960 et 1973, par un boulevard périphérique de 35 km.

À partir d’un noyau central, la ville s’est étendue concentriquement jusqu’à atteindre sa taille actuelle, en absorbant, au début des années 1860, les villages de son pourtour. Elle a dès lors sa forme et sa superficie actuelle, et compte 20 arrondissements, très inégaux ; les plus petits sont au centre et le plus grand, le 14ème arrondissement, est plus de 8 fois plus étendu que le plus petit, le 2ème arrondissement. Le bois de Vincennes fait partie du 12ème arrondissement et le bois de Boulogne du 16ème arrondissement.

Paris est à la fois une commune et le département le plus central de la région Île-de-France, qui en compte 8 au total. Trois d’entre eux entourent Paris : le Val-de Marne, la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine, formant la « Petite Couronne » ; en périphérie, les quatre autres départements constituent la « Grande Couronne » : la Seine-et-Marne, le Val-d’Oise, les Yvelines et l’Essonne.

Paris est également le centre d’une unité urbaine, définie par la continuité du bâti : l’unité urbaine de Paris regroupe 412 communes sur une superficie de 2 845 km2 (la région Île-de-France compte 1 281 communes sur une superficie de 12 012 km2).

1.2. Le centre de la première aire métropolitaine française

Depuis 2010, les statistiques prennent en compte les aires urbaines, définies comme des unités fonctionnelles du point de vue économique, constituées d'un pôle urbain et d'une couronne périurbaine où l’emploi répond à des caractéristiques spécifiques : plus de 40 % de la population active travaille dans le pôle urbain.

Paris est le centre de la plus grande aire urbaine française qui inclut presque toutes les communes de la région Île-de-France et s’étend aussi sur plusieurs départements des régions voisines, regroupant 1 798 communes et 12 089 098 habitants en 2008.

Étant donné sa taille, l'agglomération de Paris fait partie de la catégorie des aires métropolitaines, catégorie réservée aux grandes aires urbaines qui ont plus de 500 000 hab. et plus de 20 000 cadres des « fonctions métropolitaines » (c'est-à-dire celles – définies par l'INSEE comme assurant l'attraction et le rayonnement – liées aux prestations intellectuelles, à la conception-recherche, au commerce inter-entreprise, à la gestion, à la culture et aux loisirs).

1.3. Un desserrement progressif

Paris, capitale de la France depuis Hugues Capet (fin du xe siècle), exerce son attraction depuis lors sur l’ensemble du territoire français et son rayonnement a très tôt dépassé les frontières nationales. Au cours de son histoire la ville s’est d'abord étendue, de façon concentrique, puis elle s'est densifiée ; les espaces disponibles, que ce soit pour le logement ou pour les activités, sont progressivement devenus plus rares. Si bien que la limite à la fois physique et symbolique du boulevard périphérique a été dépassée.

Depuis le début des années 1990, le noyau central de l'agglomération s'est étendu, englobant d'abord les communes voisines, puis, progressivement, l'ensemble des trois départements de la petite couronne et, plus ponctuellement, les quatre départements de la grande couronne.

Ce desserrement s’est manifesté dès les années 1960, de deux façons : par des délocalisations ou des déconcentrations, notamment les secteurs universitaires, hospitaliers, industriels, tertiaires et sportifs, et par la création de villes nouvelles dans la grande couronne (Sénart, Saint-Quentin-en-Yvelines, Évry, Cergy, Marne-la-Vallée).

1.4. Une « ville mondiale » en évolution permanente

Cet étalement des activités et de l’habitat n’a en rien disqualifié la ville de Paris elle-même, qui demeure l'hypercentre, l'un des pôles du réseau des « villes mondiales ». On désigne ainsi les grandes métropoles où sont concentrés richesses, pouvoirs de décision, firmes transnationales, institutions internationales, capacités de recherche et d’innovation, abondance et diversité des moyens de transports et forte participation à la mondialisation, caractérisée par la tertiarisation de l’économie et la tendance à la gentrification.

Selon les classements, Paris se situe entre la 3e et la 6e place mondiale, toujours après New York et Londres, proche de Tokyo, Singapour et Hong Kong, devançant Francfort et Berlin.

Paris a la particularité d’associer une importante concentration de population résidente et une très large gamme d’activités de haut niveau. La ville doit répondre à de multiples attentes : de ses habitants, comme de ses visiteurs, de ses actifs, des jeunes enfants comme des personnes âgées, dans des espaces denses où se côtoient des univers personnels variés qui entremêlent la plus grande richesse et l’extrême pauvreté.

2. Paysages parisiens

Si la Seine constitue l'élément marquant du paysage urbain, Paris se présente sur des points plus élevés – ses buttes – à mesure qu'on s'éloigne du fleuve ; agrémentée de parcs et jardins, la ville déploie un patrimoine architectural exceptionnel, aussi bien rive droite que rive gauche. De grands chantiers en cours (réaménagements des Halles, place de la République, voies sur berges, Paris-rive gauche, éco-quartier des Batignoles...) vont encore à court terme modifier son visage.

2.1. La Seine dans la traversée de Paris

La Seine et ses berges forment le cœur de la ville. Le système fluvial est complété par le canal Saint-Martin, qui débute au bassin de la Villette (lui-même alimenté par le canal de Saint-Denis et le canal de l’Ourcq), traverse Paris, le plus souvent à découvert, pour s’achever dans le bassin de l’Arsenal, port de plaisance de Paris, relié au fleuve par une dernière écluse.

La Bièvre, petit affluent de la Seine à Paris, qui coulait jadis le long de la rue homonyme, a été canalisée dans les années 1910 ; elle se termine maintenant en égout près du pont d’Austerlitz. La rivière de Ménilmontant et quelques autres modestes ruisseaux ont depuis longtemps été dérivés dans les égouts.

La Seine n’est pas un obstacle à l’intérieur de la ville : 37 ponts et passerelles permettent de passer d’une rive à l’autre et contribuent largement au charme du paysage parisien.

Les ports de Paris

Les ports de marchandises, dans Paris intra-muros, manipulent environ 2,5 millions de tonnes par an (2009), ce qui ne représente qu'une petite fraction du trafic régional de marchandises de l'ensemble Ports de Paris, qui, avec une trentaine de ports et d'escales, est le plus grand port fluvial d'Europe. Les objectifs pour l’avenir sont ambitieux, dans la perspective des économies d’énergie et du développement de transports alternatifs à la route.

Plus de 7 millions de passagers fréquentent chaque année la vingtaine d’escales parisiennes le long de la Seine, ce qui fait de Paris le premier port intérieur mondial pour le tourisme.

Les quais de la Seine

Sur les deux rives, les quais de la Seine sont, depuis les années 1960, utilisés sur une très large portion de la traversée de la ville comme autoroutes urbaines à vitesse certes limitée. Ils font l’objet d’un projet de réaménagement dans le cadre de l’opération « reconquête des berges » ; l’objectif est de diminuer la présence et l’intensité de la circulation automobile à proximité immédiate du fleuve : la voie express rive droite est maintenant devenue un boulevard urbain et rive gauche, il n’y aura bientôt plus de circulation automobile sur environ 2 km, entre le musée d’Orsay et le pont de l’Alma. Les quais seront alors accessibles aux piétons pratiquement dans tout Paris.

2.2. Buttes et hauteurs

Les buttes

Au fur et à mesure que l’on s’éloigne des berges du fleuve (altitude 25 m), l’altitude s’élève en plusieurs points de la ville où des buttes marquent le paysage, plus hautes sur la rive droite que sur la rive gauche. Elles ont, en dépit de leur altitude modeste, une grande importance sentimentale pour les Parisiens et nombre de visiteurs de la capitale.

– Rive droite : Montmartre et Belleville atteignent approximativement 128 m, les Buttes Chaumont 101 m, le Père-Lachaise 95 m, Passy 70 m et la place de l’Étoile 58 m.

– Rive gauche : Montsouris culmine à 78 m, Montparnasse à 65 m, la Butte au Cailles à 63 m et la montagne Sainte-Geneviève à 61 m (place du Panthéon).

Ces buttes ont jadis été creusées de carrières (calcaire et gypse). Encore maintenant, le sous-sol parisien compte de nombreuses cavités d’origines très diverses, répertoriées et surveillées par l’Inspection générale des carrières.

Quelques monuments au-dessus du niveau moyen des immeubles

L’habitat parisien est très serré mais la hauteur maximale des immeubles est relativement homogène, du fait de règles d’urbanisme contraignantes (limitation de la hauteur à 37 m jusqu’en 2010). Longtemps les seules exceptions ont été les plus grands monuments historiques de la capitale :
– la flèche de Notre-Dame : 96 mètres,
– le Dôme des Invalides : 107 mètres,
– la Tour Eiffel : 324 mètres.

Dans les années 1970, quelques bâtiments de grande hauteur ont été édifiés (la tour Zamansky, de l’Université de Jussieu, 85 m ; la tour Montparnasse, 210 m), ainsi que quelques groupes d'immeubles, d'une hauteur voisine de 100 m, dans les arrondissements les plus périphériques de la ville, à l'exception de l'ensemble du front de Seine.

La question de la densité de l’habitat et de la hauteur des immeubles fait actuellement l’objet de vives controverses, tant du point de vue de la qualité de l’environnement que des coûts et consommations énergétiques. La construction de plusieurs ITGH, Immeubles de Très Grande Hauteur (plus de 200 m), est cependant déjà programmée.

2.3. Un patrimoine architectural riche et varié

Les vestiges archéologiques les plus anciens (pirogues de bois, poteries et outils), trouvés dans le quartier de Bercy, datent du néolithique moyen. De nombreux bâtiments historiques sont encore présents et utilisés, allant de l’époque gallo-romaine, comme les Arènes de Lutèce, au xxe  siècle, comme l'ensemble de la Cité des Sciences de la Villette, destiné primitivement à devenir des abattoirs.

De fait le patrimoine architectural parisien est extraordinairement riche et varié. Dans toute la ville, sur les trottoirs, des panneaux explicatifs sont installés, devant les bâtiments historiques.

Dans certains tracés de rues se lisent encore certaines étapes de l’histoire de la ville. C’est le cas des boulevards qui empruntent le tracé des enceintes successives, des grandes percées historiques, royales ou haussmanniennes, et de la périphérie de la ville. Entre les boulevards « des maréchaux » et le périphérique extérieur – là où avaient été construites les fortifications de 1840, bordées d’une zone de 250 mètres « non aedificandi » connue sous le nom de « la zone », et détruites au début des années 1920 – ont été installés, outre des ensembles d’habitation, des établissements scolaires, des espaces verts et des complexes sportifs ; ce qui a donné un paysage urbain d'un style particulier, très aéré, dont la Cité internationale universitaire (14ème arrondissement) fournit un bon exemple.

Pour en savoir plus, voir l'article Paris : architecture et patrimoine.

2.4. Les parcs et jardins

Les deux poumons verts que constituent, dans l’ouest, le bois de Boulogne (848 ha) et, dans l’est, le bois de Vincennes (995 ha) occupent 17,5 % de l’espace parisien total, mais ils sont très excentrés. Dans le reste du tissu urbain, les parcs, les jardins, les squares, les promenades, représentent 11 % de l’espace. Au total, les espaces verts occupent plus du quart de la superficie de Paris ; en outre, des milliers d'arbres d’alignement sont présents le long de bien des rues et boulevards.

Les parcs et jardins privés sont nombreux, parmi lesquels, en premier lieu, les jardins de l’Élysée (2 ha) et ceux de l’hôtel Matignon (2 ha), ainsi que ceux des ambassades, des musées, des congrégations religieuses et de riches particuliers.

Cependant la présence de végétation est très variable selon les arrondissements. Elle est minime (moins de 2 %) dans plusieurs arrondissements centraux de la rive droite, tels le 9ème et le 10ème. Ceux où sont situés de grands jardins ont une physionomie très spécifique, notamment les 5ème, le 6ème et 19ème arrondissements : leurs larges trouées représentent plus de 12 % de la superficie de l'arrondissement.

Rive gauche

Quatre très grands jardins sont situés en bord de Seine, perpendiculairement au fleuve ; d’amont en aval : le jardin des Plantes, l’esplanade des Invalides, les jardins du Champ de Mars, le parc André Citroën, ouvert en 1992, dernier grand parc urbain créé à Paris.

Rive droite

À proximité de la Seine, dans le grand axe Louvre-Arc de Triomphe, se succèdent le jardin du Carrousel, le jardin des Tuileries et les jardins des Champs Elysées, formant, de part et d’autre de la place de la Concorde, le plus vaste espace vert du centre de Paris (plus de 40 ha), au cœur de l'espace classé par l'UNESCO au Patrimoine mondial.

Les autres parcs sont disséminés dans le tissu urbain.

Une attention grandissante portée aux espaces verts publics

Les maires d’arrondissement attachent tous une grande importance à la qualité de leurs espaces verts, tant pour améliorer les qualités environnementales des quartiers en favorisant la biodiversité que pour renforcer les liens sociaux de proximité. Dans chaque arrondissement des brochures informent des différentes initiatives et animations mises en place : « jardins partagés », itinéraires de promenade, séances de découverte de la faune et de la flore locale, etc.

3. Déplacements et transports

3.1. Se déplacer dans Paris

À pied

Un peu plus de la moitié des 3,4 millions de personnes qui se déplacent chaque jour dans Paris intra-muros le font à pied.

En deux-roues motorisés ou en vélo

La part des deux-roues motorisés a augmenté de façon continue depuis le début des années 2000 ; ils représentent environ 6 % des déplacements dans Paris. Ils sont source de pollution en raison de leur motorisation, une part infime d’entre eux étant équipée de moteurs électriques.

En 2007, la mairie de Paris a installé un système de vélos en libre service, le Vélib’, et a depuis développé des aménagements cyclables : 652 km fin 2011 (dont 23 km dans les bois). C'est globalement un succès, avec environ 1 500 stations dans Paris et plus de 20 000 vélibs' utilisés par jour, représentant environ le tiers du total des vélos en circulation dans Paris. Début 2012 a été lancée une expérimentation de vélos électriques.

En voiture

Les voitures particulières assurent chaque jour un peu plus de 7 % du total des déplacements dans Paris, mais représentent encore plus de 50 % du trafic ; cette part est cependant en baisse de 10 % environ depuis la mise en place, en 2001, de la politique municipale visant à réduire la place de la voiture en ville pour améliorer la qualité de l'air et promouvoir les circulations douces.

En transports en commun

Les transports en commun représentent un peu plus d’un tiers des déplacements dans Paris. L’offre est très abondante et très appréciée : la moitié des Parisiens possèdent un abonnement pour les transports en commun ; plus de la moitié des actifs parisiens (64 % en 2010), utilisent ces transports pour se rendre à leur travail.

Le métro. Avec 16 lignes et 300 stations, il assure chaque jour ouvrable environ 4,8 millions de trajets. Les stations les plus fréquentées sont les gares : de 18,6 millions de voyageurs Gare de l’Est à 47,4 millions de voyageurs Gare du Nord (chiffres de 2009).

Les bus. Ils assurent environ 1,1 million de trajets par jour. Le réseau comporte près de 70 lignes. S’y ajoutent 4 « traverses », lignes de proximité équipées de microbus. La régularité du service s'améliore à mesure que des couloirs réservés sont aménagés (environ 190 km actuellement). Depuis 2005, un service de bus nocturne, le Noctilien, fonctionne de 0 h 30 à 5 h 30 dans Paris et vers la banlieue.

Le tramway. La première ligne dans Paris, la T3 (les T1 et T2 sont situées en banlieue), a été ouverte en 2010 sur une partie des boulevards des maréchaux, et les travaux de sa prolongation vers l’est sont en cours. Ce mode de transport, en site propre, présente de nombreux avantages : régularité, silence, environnement agréable.

Un service de transport fluvial, Voguéo, accessible avec un ticket de transport normal, est en phase d'études (le service actuel, Batobus, n'offre qu'un trajet limité au centre de Paris).

Les six grandes gares parisiennes opèrent toutes sur le réseau banlieue, le transilien, et le réseau grandes lignes SNCF. Créées au xixe siècle, elles ont été rénovées, dans les années 1970 pour Montparnasse (en fait reconstruite), dans les années 2000 pour la gare de l’Est et la gare du Nord, cette dernière étant, avec le trafic transmanche, l'une des plus importantes gares de voyageurs d’Europe ; les travaux de la gare Saint-Lazare se sont achevés début 2012 et ceux des gares d’Austerlitz et de Lyon sont en cours.

3.2. Le transport des marchandises

Les marchandises qui entrent et qui sortent de Paris génèrent un trafic de l'ordre de 32 millions de tonnes par an, effectué par la route à près de 90 %. Les activités de chargement et déchargement occupent en moyenne 20 % de l'espace de la voirie et sont responsables du quart des émissions de gaz à effet de serre de la ville.

En juin 2006 a été signée une charte de bonnes pratiques des transports et des livraisons de marchandises dans Paris, impliquant la municipalité et les opérateurs dans un double objectif : transfert modal vers le transport fluvial et ferroviaire et utilisation de véhicules mieux adaptés.

De fait, des progrès ont été réalisés, tant du côté de l'administration municipale, qui a réduit sa flotte et optimisé la gestion de ses véhicules, que du côté des opérateurs importants qui ont amélioré leurs sites logistiques et adopté des véhicules plus “propres”. Par ailleurs, une expérimentation de transport de fret par le tramway est en cours.

3.3. Vers des modes de circulation plus doux

Suite au vote de la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie en 1996, le plan de déplacements urbains de la région Île-de-France a été approuvé en 2000. Ses objectifs majeurs pour Paris intra-muros sont :
– la diminution du trafic automobile,
– l'augmentation de la part des transports collectifs,
– une meilleure prise en compte de la place du piéton et du cycliste dans la ville,
– l'amélioration des cheminements,
– le renforcement de la place du végétal dans la ville.

Dans ce cadre, le projet du Mobilien, concerne les transports en bus, la création des lignes de tramway, la circulation des vélibs' et, depuis décembre 2011, celle des autolibs, voitures électriques en libre service.

Les nuisances sonores affectent environ 25 % de la population parisienne, dues principalement au trafic routier et secondairement au trafic ferroviaire. La transposition de la directive européenne relative à l’évaluation et à la gestion du bruit dans l’environnement a été mise en place à Paris, en particulier par l’établissement de stations de mesures.

4. L'enjeu de l'environnement

Les villes et les grandes agglomérations urbaines sont des espaces où la concentration des habitants, des activités, des constructions, ainsi que l'importance des transports, entraînent de forts impacts sur l'environnement :
– émissions de chaleur générée par le chauffage en période froide et la réverbération du rayonnement solaire sur les sols et les bâtiments en période chaude,
– émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques dus aux transports routiers, au chauffage et aux activités,
– forte consommation de ressources : eau, produits alimentaires, biens de consommation
– production et évacuation des déchets.

Dans le contexte actuel des connaissances disponibles dans ce domaine, la mairie de Paris, a, depuis plusieurs années, pris de nombreuses initiatives. En concertation avec les autres collectivités locales de la région Île-de-France, elle met en place sur son territoire les directives nationales qui traduisent elles-mêmes les décisions européennes en vue d'un développement durable.

4.1. Les objectifs énergétiques du plan climat de Paris

Dans le cadre de sa participation au protocole de Kyoto (signé en 1997 et entré en vigueur en 2005), la France s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Un Plan Climat national (d'abord en 2004, puis sa révision en 2006) a préconisé la mise en place de Plans climat énergie territoriaux. C'est ainsi que le Conseil de Paris a voté à l'unanimité, le 1er octobre 2007, le Plan Climat de Paris (une phase de concertation avait préalablement réuni des propositions publiées dans un Livre blanc).

À l'échéance de 2020, l'objectif pour Paris est de diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre, ce qui se décline par :
– une diminution de 25 % des émissions de gaz à effet de serre,
– une diminution de 25 % de la consommation énergétique,
– une fourniture en énergies renouvelables de 25 % du total consommé.

Pour la part qui relève de la gestion municipale, les réductions sont obtenues par :
– une amélioration de l'exploitation des chaufferies,
– une réduction sensible, de l'ordre de 30 %, de la consommation du matériel d'éclairage et de signalisation lumineuse,
– une production d'énergie renouvelable issue de l'énergie solaire, de la géothermie et de la récupération de la chaleur des eaux usées.

4.2. Les principaux domaines concernés

Les bâtiments

Les bâtiments publics en construction ou faisant l'objet de réhabilitation lourde respectent les objectifs thermiques énoncés dans le Plan Climat : 50 kWh/m2/an pour une construction nouvelle, 80 kWh/m2 pour une réhabilitation, ou, à défaut une réduction de 30 % des consommations énergétiques antérieures.

Les propriétaires privés peuvent bénéficier du dispositif « Copropriété Objectif Climat » qui les aide à réaliser un diagnostic énergétique et à préparer un dossier d'obtention des aides et subventions pour la réalisation des travaux.

Les déplacements et les transports de marchandises

Plus d’un million de personnes se rendent chaque jour à Paris pour leur travail, sans compter les touristes qui séjournent ou passent par Paris. Aux déplacements des personnes s'ajoute le trafic des marchandises. Au total, ces transports sont la source de plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre de la capitale.

La qualité de l’air est mesurée dans de nombreuses stations d’Airparif depuis 1987. Depuis le début des mesures, la qualité de l’air a évolué essentiellement en fonction des progrès de la motorisation : si la teneur en dioxyde de soufre a baissé, celle de l'oxyde d’azote et celle des particules ont augmenté, du fait, pour ces dernières, du grand nombre de véhicules diesel.

En outre, la présence d’ozone, dont la teneur dans l’air s’élève quand l’ensoleillement augmente, dépasse de plus en plus souvent le seuil d'alerte, au-delà duquel ses effets sur la santé sont directement pernicieux. Les jours où s'observent des pics d'ozone obligent à des réductions de la circulation automobile.

Dans le cadre du Plan Déplacement, adopté par Paris en 2007, l'objectif est de réduire de 60 % les émissions dues à la circulation automobile à l'horizon 2020. Dans ce but plusieurs types de mesures sont mis en place, dont l'amélioration des transports publics :  prolongation de plusieurs lignes de métro, création de nombreux couloirs de bus, construction de lignes de tramways en site propre.

Le Plan de Déplacements de l'Administration parisienne s'inscrit, depuis 2011, dans les mêmes objectifs en ce qui concerne la flotte municipale, les véhicules techniques de propreté et les déplacements des agents.

Les modes de transport doux sont favorisés, notamment par la mise à disposition, depuis 2009, des vélos en libre service et de voitures électriques sur le même principe. La Ville accorde également une subvention pour l'achat des deux roues électriques, cyclomoteurs et vélos à assistance électrique.

Pour le transport des marchandises, dans le cadre du Plan local d'urbanisme, les gros opérateurs ont été tenus d'inclure dans leur emprise foncière une zone de livraison, tandis que, dans les Zones urbaines de grands services urbains, étaient déterminés 11 sites ferroviaires et 7 sites portuaires dédiés à la logistique. S'y ajoute en zone centrale la création d'Espaces logistiques urbains, implantés dans les parcs de stationnement qui sont la propriété de la Ville de Paris.

Les activités économiques

L'Administration municipale met en œuvre les directives du Plan climat pour ses achats de fournitures (entre autres de papier et de vêtements) et son approvisionnement en produits alimentaires : ses restaurants collectifs servent plus de 29 millions de repas par an. La part des achats de produits provenant de l'agriculture durable ou « bio » s'accroit d'année en année ; en 2011, elle était d'environ le quart du coût total dans les crèches et les établissements pour la petite enfance.

La Ville de Paris soutient la création d'éco-entreprises, par des financements, par la mise à disposition de bureaux et par son implication dans les pôles de compétitivité. En direction des entreprises, elle a élaboré un Guide pratique de l'engagement éco-responsable des entreprises et mis en place un Conseil parisien de la consommation responsable.

4.3. L'eau et l'hygiène publique

Il est loin le temps où la dispute sur l’approvisionnement en eau de Paris voyait s’opposer les tenants du prélèvement direct dans la Seine et ceux de l’approvisionnement par des sources.

Actuellement, l’eau est pour moitié amenée à Paris par des aqueducs alimentés par des sources (dans les départements de l’Yonne, de Seine-et-Marne, d’Eure et d’Eure-et-Loir) et par des prises dans la Seine et ses affluents très en amont de Paris ; l’ensemble est stocké et traité à partir de grands réservoirs situés à Paris (Montsouris, Lilas).

Paris dispose de deux réseaux de distribution d’eau, l’un, de 1 800 km, pour l’eau potable, l’autre, de 1 700 km, pour l’eau non potable qui sert à l’arrosage des jardins et au nettoyage des rues et des égouts. Ces derniers, qui datent de grands travaux de l'époque d’Haussmann et dont on peut visiter une partie, permettent d’acheminer les eaux usées dans deux grands centres de traitement (Achères, en aval de Paris, et Valenton en amont).

LIEUX EMBLÉMATIQUES, ACTIVITÉS, TOURISME

1. Des lieux prestigieux

1.1. Les lieux du pouvoir politique

L’administration centrale de la France occupe de nombreux bâtiments, le plus souvent des monuments historiques, situés essentiellement dans le centre de Paris :
– rive droite, dans le 8ème arrondissement : le Palais de l’Élysée (présidence de la République), le ministère de l’Intérieur et, dans le 3ème arrondissement, l'Hôtel de ville de Paris,
– rive gauche, le Sénat, dans le 6ème arrondissement, l’Assemblée nationale et l’hôtel Matignon (Premier ministre) dans le 7ème arrondissement.

Environ 140 pays sont représentés à Paris par une ambassade (sur un total de 196 pays souverains dans le monde). Elles sont majoritairement situées dans le 8ème et le 16ème arrondissements. Celle des États-Unis est installée à proximité directe de la Place de la Concorde.

De grandes institutions internationales sont aussi présentes :
– l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la Science et la Culture), dont le siège a été inauguré en 1958, dans le 7ème arrondissement,
– l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique), dont le siège est situé au Château de la Muette dans le 16ème arrondissement,
– l'Agence spatiale européenne, dans le 15ème arrondissement.

1.2. De grands sites religieux

La France, « fille aînée de l’Église », a construit de nombreuses églises dans sa capitale (au total près de 200, avec les chapelles), dispersées dans toute la ville, dont les plus célèbres sont sans doute :
– la cathédrale Notre-Dame (xiie -xiiie  siècle), sur l’île de la Cité,
– la basilique du Sacré-Cœur, achevé en 1912, sur la butte Montmartre.

Les congrégations catholiques disposent encore de vastes implantations, restes des domaines d’abbayes ou de couvents aujourd’hui disparus.

Les autres religions ont aussi des lieux de culte importants dans Paris, par exemple : le temple de l’Oratoire dans le 1er arrondissement, la synagogue Nazareth dans le 3ème arrondissement, la mosquée de Paris dans le 5ème arrondissement, la pagode bouddhiste dans le 12ème arrondissement.

1.3. Des sites culturels nombreux

La ville de Paris doit une bonne part de son rayonnement international à la richesse et à la variété de son offre culturelle, que ce soit dans le domaine des arts, de l'enseignement supérieur ou de la recherche – sans compter les très nombreuses salles de spectacles qu'on ne recensera pas ici.

Les Musées

On compte environ 140 musées à Paris, qui concernent les sujets les plus variés (→ Paris: architecture et patrimoine). Les musées les plus fréquentés sont :
– le musée du Louvre, 8,3 millions de visiteurs ,
– le Centre Pompidou, 3 millions,
– le musée d’Orsay, 3 millions,
– la Cité des Sciences, 800 000 visiteurs (installée porte de la Villette et réunie administrativement au Palais de la Découverte, situé sur les Champs Elysées).

L'enseignement supérieur et la recherche

En France, l'enseignement supérieur et la recherche sont actuellement en pleine réorganisation avec l'objectif de constituer des ensembles universitaires d'envergure internationale. Quatre des cinq pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) nationaux ont leur centre à Paris ; ils concernent 254 000 étudiants et 17 300 enseignants.

Du cœur du quartier latin jusqu'en banlieue

La Sorbonne, fondée au xiiie siècle, demeure le centre intellectuel du Quartier latin ; non loin d'elle, les bâtiments de l’Université Pierre et Marie Curie sont situés sur le quai rive gauche, dans le 5ème arrondissement.

Un peu plus en amont, dans le 13ème arrondissement, un vaste ensemble universitaire a été récemment aménagé à partir d’anciens bâtiments industriels. C'est un nouveau quartier qui prend forme près de la Très Grande Bibliothèque

Le Collège de France propose, depuis sa fondation en 1530 par François Ier, un enseignement hors cursus académique et ouvert à tout un chacun.

L’École Normale Supérieure, fleuron de l'excellence française, s’est maintenue et étendue autour de son site initial, rue d'Ulm.

Les grandes universités ont conservé leurs implantations anciennes dans le centre de Paris mais ont aussi créé des antennes en banlieue.

Plusieurs « Grandes Écoles », dont l'École Polytechnique, ont quitté Paris intra-muros pour s'installer dans le pôle Paris-Saclay, au sud de Paris.

De nombreuses bibliothèques

La grande bibliothèque de la Sorbonne et la bibliothèque Sainte-Geneviève sont réservées aux étudiants. La Bibliothèque nationale de France, la bibliothèque du Centre Pompidou, à Beaubourg, la cinquantaine de bibliothèques de prêt de la Ville de Paris et les bibliothèques spécialisées sont accessibles à tous.

2. Paris dans ses quartiers

2.1. Une apparence plus homogène

Longtemps les quartiers de Paris ont eu chacun leur spécificité propre : l’ameublement dans le faubourg Saint-Antoine ou l’édition dans le quartier latin, par exemple. Tous mêlaient activités et résidence. La progression continue des prix du foncier et de l’immobilier a eu pour conséquence de faire quitter Paris d’abord aux grands établissements industriels, puis au commerce de gros tel celui de l’alimentation du quartier des Halles (supprimées en 1968) et ensuite aux petites entreprises artisanales. Ainsi, ces dernières années, les entreprises du textile du Sentier (2ème arrondissement) ont-elles été remplacées par celles des technologies de l’information et de la communication.

Du fait de cette évolution, les caractéristiques de chaque quartier se sont considérablement atténuées, en particulier celles qui existaient au voisinage des gares : beaucoup d’Italiens autour de la gare de Lyon, de Bretons autour de la gare Montparnasse (il en reste des traces dans la restauration : crêperies bretonnes près de Montparnasse, brasseries à choucroute près des gares de l’Est et du Nord). Hormis le cas particulier du quartier asiatique du 13ème arrondissement, les quartiers sont pratiquement tous maintenant plus mélangés, même si des formes de ségrégation moins directement perceptibles demeurent.

2.2. Des différences sensibles entre l'ouest et l'est de la ville

La division historique majeure de la capitale existe encore entre les quartiers « riches » de l’ouest et les quartiers plus modestes de l’est de la ville, majoritairement occupés au xixe  siècle par les artisans et les ouvriers.

Ainsi actuellement le revenu fiscal médian annuel dépasse 35 000 euros dans les 6ème, 7ème, 8ème arrondissements, tandis qu’il est inférieur à 22 000 euros dans les 10ème, 18ème, 19ème, 20ème et 13èème arrondissements. De fait, la part des logements sociaux est la plus élevée dans les 19ème et 20ème arrondissements.

2.3. Le quartier central des affaires (QCA)

Il s'étend sur tout ou la plus grande partie des 1er, 2ème, 8ème, 9ème, 16ème et 17ème arrondissements et se prolonge hors Paris par le quartier de la Défense.

Il compte la plus forte densité d'emplois de Paris ; le secteur de la banque et des services aux entreprises y vient en tête, suivi par les activités de la mode et du luxe et par l'hôtellerie haut de gamme.

Peu densément peuplé, le quartier offre des logements plus vastes que la moyenne parisienne à une population où la proportion des artisans, commerçants ou chefs d'entreprises est une fois et demi plus forte que dans le reste de la capitale.

Le « Triangle d’or », dans le 8ème arrondissement, est une petite partie du QCA, délimitée par les Champs Élysées, l’avenue Montaigne et l’avenue Georges V. Ainsi nommé dans les années 1920 pour le luxe de ses résidences, il se partage maintenant entre les bureaux et les boutiques de haute couture de l'avenue Montaigne.

La rue du Faubourg Saint-Honoré est le domaine du prêt à porter de luxe, tandis que la place Vendôme regroupe les joaillers les plus prestigieux. Le boulevard Haussmann est le site des deux plus importants grands magasins parisiens, le Printemps et les Galeries Lafayette.

2.4. Les pôles commerciaux

Les Champs Elysées, le quartier des Halles, l'ensemble Haussmann-Opéra, celui de Rennes-Montparnasse sont les premiers pôles commerciaux parisiens.

En cours de rénovation, le forum des Halles, cœur du quartier du même nom, est l'un des plus vastes centres commerciaux souterrains d'Europe (de l'ordre de 57 000 m2) ; il est articulé à une vaste gare souterraine où se connectent 5 lignes de métro et 3 lignes de RER (réseau exprès régional).

Les galeries marchandes de la gare Saint-Lazare, récemment rénovée, offrent plus de 10 000 m2 de boutiques. Depuis les années 1970, la gare Montparnasse est devenue le centre d'un quartier commercial très actif, de même que les grands ensembles immobiliers du front de Seine ou de la place d’Italie.

2.5. Les grands équipements parisiens

Les équipements sportifs

Paris compte un grand nombre de stades et d'équipements sportifs de proximité, mais le Palais omnisports de Paris-Bercy est le seul d'importance ; le complexe majeur récent, le Stade de France, a été édifié en banlieue, à Saint-Denis.

Les principaux autres sites sportifs parisiens sont :
– le complexe de Roland Garros, consacré au tennis,
– les trois hippodromes :  Auteuil, Longchamp et Vincennes.

Les hôpitaux

Parmi la trentaine d'hôpitaux que compte Paris, plusieurs, de fondation très ancienne, ont conservé des bâtiments d’époque et se sont agrandis sur leur site d'origine :
– l’Hôtel-Dieu date du viie  siècle,
– l’hôpital des Quinze-Vingt a été fondé par le roi Saint Louis, au xiiie siècle,
– l’ensemble hospitalier Sainte-Anne est établi sur un site dédié aux malades depuis le xiiie siècle,
– les hôpitaux militaires du Val de Grâce et des Invalides, ainsi que la Salpêtrière datent du xviie siècle.

Récemment ont été construits deux grands hôpitaux, l'hôpital Robert Debré dans le 20ème arrondissement et l’Hôpital Européen Georges Pompidou dans le 15ème arrondissement.

Pour en savoir plus, voir l'article Assistance publique-Hôpitaux de Paris.

3. Paris première destination touristique mondiale

En 2011, Paris a accueilli 28 900 000 visiteurs, dont environ la moitié de Français ; parmi les étrangers, les Américains ont été la première nationalité représentée. Le nombre de nuitées a atteint le chiffre record de 36,9 millions. C’est entre avril et octobre que la fréquentation touristique est la plus forte.

3.1. Un secteur économique de première importance

Le tourisme est une activité capitale pour la ville de Paris. La taxe de séjour génère une recette fiscale de l'ordre de 38 millions d'euros et le secteur emploie 1 234 000 personnes, soit 13,3 % de l'emploi total de Paris

Paris, qui représente la moitié des capacités de l'Île-de-France, offre environ 81 000 chambres réparties dans quelque 1 550 hôtels, dont la moitié relèvent du milieu de gamme (hôtels de 2 et 3 étoiles). S'y ajoutent environ 18 600 meublés de tourisme, une trentaine d’auberges de jeunesse et environ 350 chambres d'hôtes. Dans l’ordre, ce sont, les 8, 9, 10 et 17èmes arrondissements qui comptent le plus grand nombre d’hôtels. Le seul camping parisien (4 étoiles), situé dans le Bois de Boulogne, propose 510 emplacements.

3.2. Un rythme soutenu d'événements

L'importance des salons, congrès et événements d'entreprise

44 % des nuitées hôtelières à Paris relèvent du tourisme d’affaires, salons et congrès essentiellement.

Paris intra-muros compte 9 des 18 centres de congrès et d'exposition de la région Île-de-France, parmi lesquels viennent en tête le Parc des Expositions, porte de Versailles (15ème arrondissement) et le Palais des Congrès, porte Maillot (16ème arrondissement).

Les salons

Les trois salons les plus fréquentés sont :
– le Mondial de l’automobile, avec environ 1 263 000 visiteurs,
– le Salon international de l’agriculture, environ 640 000 visiteurs,
– la Foire de Paris, environ 609 000 visiteurs.

les congrès

Paris bénéficie d'une très bonne image pour l'organisation des congrès internationaux, pour lesquels elle se situe 3e rang mondial : en 2011, 792 000 personnes ont participé à 996 manifestations de ce type. Les congrès sont à part égale d'envergure nationale et internationale. Ce sont les congrès médicaux qui sont les plus nombreux (48 % du total)

En moyenne, un congrès dure 2 ou 3 jours et rassemble 795 participants. Les trois-quarts des congrès ont une fréquence annuelle, et une vingtaine d'entre eux comptent plus de 5 000 participants.

Les manifestations régulières

Tout au long de l’année s’égrènent des manifestations qui donnent lieu à des festivités de durée et d’ampleur très variées.

Pour leur durée, on peut citer les illuminations de Noël, le Mois des jardins, Paris-Plages et le festival d’Automne. Sur un week-end, les Journées du Patrimoine ouvrent aux visiteurs de nombreux bâtiments historiques.

Autres événements attractifs, les « grands jours » que sont notamment le 14 juillet, la marche des Fiertés, la techno-parade, maintenant complétés par des « nuits » : Nuit des Musées, Fête de la Musique, Nuits Blanches (art contemporain dans les lieux publics).

Les grandes expositions

Il y a en permanence une centaine d'expositions temporaires dans Paris, dont la fréquentation, pour les plus grandes, est de l'ordre de plusieurs centaines de milliers de visiteurs. En 2011, les expositions temporaires du Centre Pompidou ont ainsi accueilli plus de 2 millions de personnes.

POPULATION, EMPLOI, LOGEMENT

1. Brève histoire de l'essor de Paris

Paris a longtemps été une ville moyenne : elle aurait compté 50 000 habitants à la fin du xiie siècle ; mais, dans toute l'Île-de-France, on estime que la densité atteignait déjà quatre fois la moyenne française avec plus de 100 habitants au km2 ; et que, déjà, existait une « banlieue » composée des faubourgs, au-delà de l'enceinte dite de Philippe Auguste.

Vers le milieu du xvie siècle, Paris devait atteindre quelque 220 000 habitants, et au xviie siècle fleurissent tout autour les châteaux, églises et couvents, qui vont occuper une place considérable, surtout dans les banlieues ouest et sud.

Vers la fin du xviiie siècle, à la veille de la Révolution, la véritable banlieue s'installe parce que Paris se gonfle d'immigrants. Les petites villes voisines, Saint-Denis, Meulan, Melun, Corbeil, s'étiolent ; le rayonnement administratif et culturel de la capitale se manifeste avec une éclosion urbanistique majestueuse, qui s'accompagne d'un pôle annexe : la ville de Versailles, créée de toutes pièces depuis la fin du xviie siècle.

Pour en savoir plus, voir l'article histoire de Paris.

1.1. L'effet de l'industrialisation sur Paris et sa banlieue

Dès le milieu du xixe siècle, la région parisienne se développe ; le nombre des Parisiens hors Paris croît – de moins de 100 000 à près de deux millions en 1910 –, car le pourtour de la ville s'est fortement industrialisé. La région offre un carrefour naturel de premier ordre vers lequel converge, notamment, le réseau ferré national. Paris est de loin le principal réceptacle de l'exode rural français. En un peu plus d'un siècle, de 1870 à 1980, la population de l'agglomération a triplé.

Tissu urbain plus ou moins discontinu, la banlieue s'est déployée à la fois en « tache d'huile » et en « doigts de gant », suivant l' orientation des vallées de la cuvette parisienne. Sa grande phase d'expansion démographique et spatiale commence à partir de la fin du xixe siècle.

L'industrialisation de Paris et de sa banlieue proche est rapide entre 1880 et 1920 ; cette banlieue est le berceau mondial de l'automobile et de l'aviation, un puissant centre de fabrication de machines, le principal fournisseur de la confection et un grand centre d'imprimerie. Les usines se multiplient à la limite des fortifications et dans Paris (quartiers de Grenelle et de la Glacière), mais aussi à Boulogne-Billancourt, Suresnes, Puteaux, Courbevoie, Saint-Denis, Argenteuil, La Courneuve, etc. Une couronne d'usines entoure les anciens faubourgs, intégrés à la ville en 1860.

Mais les logements sont de plus en plus chers et rares pour les ouvriers, au centre de Paris. Il en résulte un exode de la masse des actifs de Paris dans la banlieue proche, qui se couvre de petits pavillons sans aucun souci urbanistique et même de véritables bidonvilles (la « zone », près des fortifications désaffectées).

Après 1950, l'afflux des provinciaux issus de l'exode rural se double de celui des étrangers embauchés en masse par les grandes usines de cette banlieue. On construit alors d'urgence de grands ensembles d'habitation pour la population de travailleurs qui ne trouvent pas de logement dans la capitale. Durant la période 1950-1975, la population parisienne s'est accrue six fois plus vite que celle de la province.

1.2. L'évolution récente de Paris intra-muros

Entre 1910 et 1954, la ville de Paris, au contraire de l'ensemble de l'agglomération, connaît une grande stabilité démographique. Puis à partir de 1954 (2 850 000 habitants), la ville perd environ 750 000 habitants, le quart de sa population, passant à 2 148 000 habitants en 1999. Cette diminution de la population résidente de la ville résulte de trois causes essentielles :
– le desserrement de la population du centre parisien vers la « grande banlieue » (les Yvelines et le Val-de-Marne ont recueilli l'essentiel de cet exode citadin) ;
– la désindustrialisation de Paris (les usines ont été incitées à quitter Paris soit pour la province, soit pour les zones d'activité créées à la fois dans les villes nouvelles et dans presque toutes les communes de la grande banlieue) ;
– de profondes mutations sociologiques et socioprofessionnelles.

Cependant, à partir du début des années 2000, la population de Paris connaît une croissance légère mais continue, atteignant 2 234 105 habitants en 2009. Au niveau national, l'attractivité de l'agglomération reste très forte. Et la capitale en particulier est toujours la première destination pour les jeunes actifs.

2. Une population dense, diverse et active

Les caractéristiques de la population de Paris sont sa densité, sa diversité et une structure par âge spécifique.

2.1. La forte densité de la population parisienne

La ville de Paris est, avec 21 277 hab/km2 (2009) en moyenne, la plus densément peuplée des villes françaises. Cette densité peut être comparée :
– à la densité des départements de la petite couronne, qui va de 5 000 à 8 000 hab/km2,
– à la densité de Lyon 9 922 hab/km2
– à celle de Marseille, 3 538 hab/km2
– à celle de Londres, de l’ordre de 9 360 hab/km2
– à celle de Berlin, d'environ 3 925 hab/km2
– à celle de Tokyo, de l’ordre de 11 000 hab/km2.

De nouveau une croissance légère pour Paris

La population de Paris s’est accrue de 0,5 % en moyenne chaque année dans la première décennie du xxie siècle, ce qui est bien inférieur au taux d’accroissement (0,9 %) de la petite couronne mais marque une reprise. Une reprise que l'on peut mettre en relation notamment avec la rénovation des quartiers anciens et la transformation ou la réhabilitation du parc immobilier, inscrivant de plus en plus Paris dans le marché des métropoles mondiales.

2.2. Une grande mixité

Mouvement, brassage et diversité caractérisent une grande partie de la population : on vient à Paris pour quelques mois ou quelques années et l’on en repart, que l’on soit français ou étranger.

De fait, les étrangers représentent 15 % des Parisiens, et environ un tiers de l’ensemble des étrangers qui s’installent en Île-de-France (qui représente elle-même le tiers des étrangers arrivant en France chaque année) ; il s’agit souvent de personnes de niveau culturel élevé : 45 % d’entre elles sont étudiants et 48 % diplômés de l’enseignement supérieur.

2.3. Une majorité de jeunes actifs

La part des 20-64 ans, qui constitue 66,3 % de la population parisienne, est beaucoup plus élevée que la moyenne nationale qui est de 58,3 % ;on observe le même phénomène dans les trois départements de la Petite Couronne (entre 60 et 62 %), marque du fort taux d’activité et d’emploi du cœur de l’agglomération.

La structure par âge de la population parisienne reflète la singularité de la ville :
– les moins de 15 ans ne représentent que 14 % de la population totale, alors que ce pourcentage se situe entre 19 et 22 % dans la Petite Couronne, la moyenne nationale étant de 16,7 % ;
– les personnes de plus de 65 ans sont également moins nombreuses à Paris que dans le reste de la France : 14,1 % contre 17,1 %, ce qui traduit l'effet de la conjugaison d’une forte arrivée de jeunes actifs et du départ de nombreux retraités. Les trois départements de la Petite Couronne ont une population de personnes âgées encore inférieure à celle de Paris (13,2 % pour les Hauts-de-Seine, 13,1 % pour le Val-de-Marne et 10,7 % pour la Seine-Saint-Denis).

3. L'économie et l'emploi à Paris

Paris occupe la première place dans l'économie de l'Île-de-France : elle représente le tiers du PIB régional, soit 10 % du PIB total de la France métropolitaine. La ville regroupe également le tiers des emplois de la région (2 % des emplois français).

3.1. Caractéristique, la part importante d'emplois très qualifiés

Si la part des emplois industriels n'a cessé de baisser, celle des services n'a cessé d'augmenter, en relation avec le rôle de Paris centre politique et administratif, commercial et financier, touristique, culturel et universitaire.

Les cadres et les professions intellectuelles supérieures représentent 42 % de la population active parisienne (1 774 000 emplois) ; ce qui illustre bien les fonctions propres à une capitale : ampleur du tertiaire supérieur, des fonctions de commandement et des services à haute valeur ajoutée.

Les salariés des catégories intermédiaires et les employés comptent chacun pour un quart des actifs.

Près de 20 % des actifs parisiens ne sont pas salariés et exercent leur activité de façon indépendante.

3.2. Les grands secteurs d'activités

L’ensemble commerce, transports, services regroupe un peu plus de 67 % des actifs, tandis que 25 % d'entre eux travaillent pour l’administration publique, l’enseignement, la santé et l’action sociale (secteur féminisé à 61 %).

Le commerce

De fait, l’importance du commerce est un phénomène majeur de l’économie parisienne à toutes les échelles de taille, depuis le négoce international jusqu’au commerce de détail, et dans tous les domaines, parmi lesquels émergent :
– le secteur de la mode et des produits de luxe, habillement, parfums, bijoux,
– l’hôtellerie-restauration sous toutes ses formes, avec environ 15 000 établissements,
– les commerces alimentaires, soit près de 7 000, auxquels s'ajoutent 80 marchés.

Les transports

Ce secteur, omniprésent dans la ville, est dominé par les grands opérateurs que sont la SNCF, avec 48 000 salariés, et la RATP, avec 43 000 salariés.

Les services : administration, finance, santé, enseignement

Les services administratifs de la commune de Paris emploient à eux seuls plus de 59 000 salariés, ceux de la région Île-de-France environ 8 000.

Les services relevant de la finance et des assurances regroupent environ 130 000 salariés, et toutes les grandes banques ne sont pas localisées à la Défense : le siège d'une des grandes banques françaises compte à Paris plus de 12 000 salariés.

Les établissements hospitaliers sont également de gros employeurs : les deux plus importants, le groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière et Cochin, emploient respectivement 11 000 et plus de 7 000 salariés.

Les effectifs de l'Académie de Paris, de la maternelle au supérieur, totalisent environ 44 000 personnes.

3.3. Les entreprises : nombreuses, françaises et étrangères

En nombre, les établissements parisiens représentent 42 % des établissements d’Île-de-France et 8 % du total français, et sont en progression moyenne de 2 % par an depuis 2000, cette progression étant de 4 % pour l’ensemble de l’Île-de-France sur la même période.

Paris conserve le plus grand nombre d'entreprises étrangères en France, sièges sociaux ou divisions stratégiques. Par ailleurs, les sièges sociaux de la majorité des entreprises du CAC 40 sont localisés à Paris.

Les entreprises du secteur de la culture sont plus présentes à Paris que partout ailleurs en France, de même que les artistes.

4. Le logement à Paris

4.1. Une faible progression du nombre de logements

Paris ne représente plus que 25 % des logements franciliens. Le nombre des logements s’est accru d’environ 10 % depuis le début des années 1980, à comparer avec les 40 % de la petite couronne et les 20 % de la grande couronne.

Par ailleurs, comme dans toutes les grandes villes françaises, la part des résidences secondaires et des logements vacants est forte : en 2008, respectivement 6 % et 8 % du total.

4.2. Moins de propriétaires que partout ailleurs en France

Corollaire de la mobilité d'une grande part des Parisiens et du prix de l'immobilier, un tiers seulement des Parisiens est propriétaire de son logement, alors qu'environ la moitié des résidents l'est dans le reste de l’Île-de-France, qui est proche de ce point de vue de la moyenne nationale, 57 % des Français étant propriétaires de leur résidence principale.

4.3. Beaucoup de petits logements

Autre caractéristique des logements à Paris : leur taille. La moitié d'entre eux se composent d’une ou deux pièces. Une situation que l'on peut rapprocher de la composition des « ménages » parisiens au sens statistique du terme : 50 % sont composés d’une personne seule (30 % d'une femme et 20 % d'un homme) ; la moyenne nationale se situe à 33,5 % (19,6 % de femmes et 13 % d’hommes).

4.4. La part du logement social

Les logements sociaux, de l’ordre de 184 000, sont pour moitié d’entre eux situés dans trois arrondissements, le 13ème, le 19ème et le 20ème. Ce parc ne représente que 16 % des résidences principales ; il est donc actuellement inférieur à la part de 20 % exigible légalement en 2020 mais qui devrait être atteinte en 2014.

De fait, les classes moyennes peuvent très difficilement résider dans Paris, leurs revenus étant insuffisants pour louer ou acheter dans le parc privé, mais trop élevés pour accéder au parc des logements sociaux.