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Yuan Shikai

Homme d'État chinois (Xiangcheng, Henan, 1859-Pékin 1916).

Lieutenant de Li Hongzhang, il reçoit en 1884 le commandement des troupes chinoises en Corée après la rébellion de 1882 et y est résident impérial de 1885 à 1894. Il organise la première armée chinoise entraînée à l'européenne. En 1898, il assure le succès du coup d'État conservateur fomenté par l'impératrice Cixi contre l'empereur réformateur Guangxu et met fin aux tentatives réformistes. Lors du soulèvement des Boxeurs, il protège les étrangers (1900), puis succède en 1901 à Li Hongzhang comme vice-roi du Zhili (Hebei), où il promulgue des réformes administratives et scolaires. Appelé par l'impératrice au gouvernement de Pékin, d'abord aux Affaires étrangères (septembre 1907), puis au Grand Conseil, il est exilé à la mort de Cixi (1908). Rappelé pour combattre l'insurrection républicaine d'octobre 1911 et nommé Premier ministre, il cherche à s'assurer le pouvoir en négociant à Shanghai avec les chefs républicains et en obligeant le jeune empereur à abdiquer (février 1912). Sun Yat-sen s'étant retiré, Yuan Shikai est élu président de la République (octobre 1913). Gouvernant en dictateur, il installe dans les provinces des gouverneurs militaires, suspend le Parlement, supprime le Guomindang, victorieux aux élections de 1913, et promulgue (mai 1914) une Constitution, qui lui donne un mandat de dix ans et le droit de désigner son successeur. Reconnu par les États-Unis, il leur réserve la prospection pétrolière et, pour obtenir des crédits, accepte la création d'un consortium bancaire international contrôlant les finances. Un plébiscite favorable au rétablissement de l'Empire (octobre 1915) l'amène à préparer son couronnement, mais la révolte du Sud, qui porte à la présidence le vice-président Li Yuanhong, l'oblige à y renoncer (1916).

Pour en savoir plus, voir les articles histoire de la Chine, Guomindang.