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Maxime Weygand

Maxime Weygand
Maxime Weygand

Général français (Bruxelles 1867-Paris 1965).

1. Collaborateur de Foch

Saint-cyrien, il sert dans plusieurs régiments de dragons avant d'être promu instructeur à l'École de Saumur (1902-1907, 1910-1912). Il entre au Centre des hautes études militaires (1913) où Joffre le distingue. Lieutenant-colonel au 5e régiment de hussards stationné à Nancy (1914), il participe au début de la guerre à la bataille de Morhange, puis est nommé chef d'état-major du général Foch (1914), qui en fait son proche collaborateur. Brigadier (1916), il devient major général des armées alliées pendant la bataille de France alors que le futur maréchal en prend le commandement en chef (1918). Divisionnaire (juin 1918), il assiste encore aux côtés de Foch à la signature de l'armistice à Rethondes (8-11 novembre 1918).

Pour en savoir plus, voir l'article Première Guerre mondiale.

2. Entre deux guerres

Après avoir servi à Varsovie comme conseiller militaire du chef d'état-major polonais lors du conflit contre l'URSS (1920), il succède en Syrie au général Gouraud et prend le titre de haut-commissaire de France (1923).

De retour en métropole, il entre au Conseil supérieur de la guerre (1924) et dirige le Centre des hautes études militaires (1925). Promu chef d'état-major général de l'armée (1930), il quitte son service en 1935, mais est maintenu en activité sans limite d'âge. Il est rappelé sur sa demande quand éclate la Seconde Guerre mondiale.

3. Seconde Guerre mondiale

3.1. La défaite et l'armistice

Commandant en chef à Beyrouth des forces françaises du Moyen-Orient et de la zone méditerranéenne (1939), il est nommé par Reynaud chef d'état-major général de la Défense nationale et succède à Gamelin à la tête de tous les théâtres d'opérations (mai 1940). Ayant tenté de sauver les armées de Belgique et de reconstituer un front sur la Somme et l'Aisne, il se voit contraint, devant la débâcle, de donner ordre au général Huntziger de suspendre les combats (juin 1940).

3.2. Le gouvernement de Vichy

Après avoir été ministre de la Défense nationale dans le cabinet Pétain (juin-septembre 1940), il est nommé délégué général du gouvernement en Afrique française (septembre1940), puis commandant en chef des forces affectées à la défense de l'Afrique (octobre 1940). À ce poste il mène d'importantes négociations avec les Américains, signant avec Robert Murphy des accords portant sur le ravitaillement des provinces françaises (février 1941), empêchant l'application de ceux passés entre l'amiral Darlan et le général von Warlimont (mai 1941), et s'oppose ouvertement à la politique expansionniste allemande. Gouverneur général de l'Algérie (juillet 1941), il est rappelé en métropole sur ordre de Hitler (novembre 1941) et mis à la retraite. Arrêté par la Gestapo (novembre 1942), il est interné en Allemagne (château d'Itter) jusqu'à la Libération.

3.3. Depuis la Libération

Rentré en France (mai 1945), il est traduit devant la Haute Cour de justice, mais obtient un non-lieu sur tous les chefs d'accusation portés contre lui (1948). Il se consacre alors à la réhabilitation du maréchal Pétain.

Membre de l'Académie française (1931), il est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment de Turenne (1929), le Maréchal Foch (1929), le 11 Novembre (1932), La France est-elle défendue ? (1937), Histoire de l'armée française (1938), le Général Frère (1949), En lisant les Mémoires de guerre du général de Gaulle (1955), l'Armée à l'Académie (1962) et de trois volumes de Mémoires (1953-1957).

Pour en savoir plus, voir les articles Seconde Guerre mondiale, gouvernement de Vichy.